CHAPITRE XIX
Malé (iih6)' — C'est un mot homonyme que les gens de la langue (hébraïque) emploient (en parlant) d'un corps entrant dans un autre corps, de manière à le remplir; p. ex. : El elle remplit (t^^Dni) sa cruche (Genèse, XXIV, 16); Un plein (^<^d) Omer (Exode, XVI, 52, 33) (i); et cela est fréquent. On l'emploie aussi dans le sens de fin et d'accomplissement d'un temps détern miné; p. ex. : Et quand ses jours furent accomplis (li^^Q^i) (Genèse, XXV, 24) ; Et lorsque ses quarante jours furent accomplis {Ihid.^ L, 3). On l'emploie ensuite pour désigner \di perfection et le plus haut degré dans le mérite; p. ex.: Et rempli («SdV) àe la bénédiction de V Éternel (Deutér., XXXIII, 25); Il les a remplis (n^û) de sagesse de cœur (Exode, XXXV, 55) ; Et il était rempli (t^^D'^i) de sagesse, d'intelligence et de connaissance (I Rois, VII, 14). — C'est dans ce sens qu'il a été dit : Toute la ten'c est remplie de sa gloire (Isaïe, VI, 5) , ce qui signifie : Toute la terre témoigne de sa perfection , c'est-à-dire elle le montre (partout). Il en est de même des mots : Et la gloire de l* Éternel remplit {^b^) Ici demeure (Exode, XL, 54). Toutes les fois que tu trouves
(1) Nous avons imprimé dans le texte ^^^^^ "ICyn t^Vo (un plein ômer pour chacun')^ comme le portent presque tous les mss. arabes et hébreux que nous avons eus sous les yeux, quoique la citation soit inexacte. C'est une erreur de mémoire qu'il faut sans doute faire remon ter à l'auteur lui-même. Voir les commentaires de Joseph Caspi et d'Ëphodi.
Je verbe ^^J2 , remplir^ attribué à Dieu , c'est dans ce mcme sens, et on ne veut point dire qu'il y ait là un corps remplissant un espace. Cependant, si tu veux admettre que gloire de l'Éternel signifie la lumière créée CO, qui partout est appelée gloire y et que c'est elle qui remplissait la demeure y il n'y a pas de mal à cela.