CHAPITRE XLI
Je n'ai pas besoin d'expliquer ce que c’est que le songe. Quant à la vision (NN); — par exemple, Jeme fais connaître à lui dans une vision (Nomb., XII, 6), nu "on désigne par le nom de ANY2IA NND ; vision prophétique @\, qui (dans l’Écriture ) est aussi appelée vs «+, main de l'Éternel @), et qui porte aussi le nom de MAa’Hazé (ntnt) (), c’est un état d’agitation et de terreur qui saisit le prophète quand 1l est éveillé, comme cela est exposé, au sujet de Daniel, dans ces mots : Je vis cette grande vision, et ilne resta pas de force en moi; ma bonne mine se changea et se décomposa, et je ne conservais pas de vigueur; et 1l continue : Je lombai étourdi sur ma fuce, ayant le visage contre terre (Daniel, X, 8, 9). Quand ensuite l'ange lui adresse la parole et le fait lever, cela se passe encore dans la vision prophétique. Dans un
(4) C'est-à-dire : l'intention de ce qui a été dit dans ce dernier paragraphe, pour faire la distinction entre le véritable prophète et le plaglaire.
(2) L'auteur veut dire que ce que l’Écriture appelle FN les théologiens l’expliquent par HN" AND, ce qui est vu dans l’état de prophétie, vision prophélique.
(3) Voy. II Rois, III, 15; Ézéchiel, I, 3; HI, 22; XXXVII, 1
(4) Mot dérivé du verbe ’naza (ntn), voir. Voy. Genèse, XV, 1: Nombres, XXIV, 4 et 16.
pareilétat, les sens cessent de fonctionner ; cet épanchement (dont j'ai parlé) se répand sur la faculté rationnelle, et de là sur la faculté imaginative, de sorte que celle-ci se perfectionne et fonctionne (1), Parfois la révélation commence par une vision prophétique; puis cette agitation et cette forte émotion, suite de l’action parfaite de l’imagination, vont s’augmentant, et alors arrive la révélation (véritable). C’est là ce qui eut lieu pour Abraham; car (en parlant) de cette révélation , on commence par dire: La parole de l'Éternel fut adressée à Abram dans une vision (Genèse, XV, 1), et à la fin (on dit), ef un profond assoupissement pesa sur Abram (ibid., v. 12); et ensuite: Et al dit à Abram etc. (ibid., v. 13-16).
Sache que ceux d’entre les prophètes qui racontent avoir eu une révélation, tantôt l’attribuent (expressément) à un ange, tantôt à Dieu, bien qu’elle ait eu lieu indubitablement par l’intermédiaire d’un ange ; les docteurs se sont prononcés là-dessus, en disant : « Et l'Éternel lui dit ibid, XXV, 25), par l’intermédiaire d’un ange ®). » — II faut savoir que, toutes les fois qu’un passage (de l’Écriture) dit de quelqu'un qu'un ange lui parla, ou que la parole de Dieu lui fut adressée, cela n’a pu avoir heu autrement que dans un songe ou dans une vision prophétique.
Les termes employés dans les livres prophétiques nous présentent quatre modes de s'exprimer sur la parole adressée aux prophètes (8): Le premier mode, (c'est quand) le prophète dit expressément (4) que ce discours est venu de l’ange, dans un
(1) Voy. ci-dessus, au commencement du chap. XXXVII.
(2) Voy. Beréschîth rabbâ, sect. 63 (fol. 55, col. 2), où R. Levi dit, au nom de R. Aba, que Dieu parla à Rebecca par l'intermédiaire d’un ange.
(3) Littéralement : La relation (ou l'énoncé) de la parole adressée aux prophètes, selon l'expression qui se présente dans les livres prophéliques, se fait de quatre manières.
(4) Dans aucun de nos mss. le verbe nu n’est précédé de la con-. jonction 3; et de même, Ibn-Tibbon a simplement 75». La version d’Al-Harizi porte R‘937 N°.
songe où dans une vision. Le deuxième mode, c’est qu'il rapporte seulement le discours qui lui a été adressé par l’ange, sans dire expressément que ç’a été dans un songe, ou dans une vision, étant sûr que c'est une chose (généralement) connue qu'il n'existe de révélation que de l’une des deux manières : Je me fais connaître à lui dans une vision, je lui parle dans un songe (Nombres, XII, 6). Le troisième mode, c’est qu’il ne parle point d’un ange, mais qu’il attribue la parole à Dieu, qui la lui aurait adressée lui-même , déclarant toutefois que cette parole lui est parvenue dans une vision ou dans un songe. Le quatrième mode, c'est que le prophète dit simplement que Dieu lui a parlé, ou qu'il lui a ordonné d’agir (1), de faire (telle chose) ou de parler de telle manière, sans qu’il parle expressément ni d'ange, ni de songe, en se fiant à ce qui est connu et a été posé en principe (), (à savoir) qu'aucune prophétie, aucune révélation, n’arrive autrement que dans un songe, ou dans une vision, et par l’intermédiaire d’un ange.
On s'exprime selon le premier mode dans les passages suivants: Et l’ange de Dieu me dit dans un songe (Genèse, XXXI, 11); Et Dieu dit à Israël dans les visions de la nuit (ibid. XLVI, 2); Et Dieu vint à Bileam; Et Dieu dit à Bileam (Nomb., XXII, 9 et 12)6). — Pour le deuxième mode, on peut citer les exem-
(1) Les deux traducteurs hébreux ont omis l'impératif 5y5x , à cause de sa synonymie avec VIN.
(2) Dans la version d’Ibn-Tibbon, même dans les mss., on lit #71, ce qui évidemment est une faute de copiste, pour ww.
(3) Dans les trois derniers exemples, comme dans ceux du deuxième mode, le mot ÉLoOnIM (Dieu désigne, selon notre auteur, un ange (voy. let Gb: Hi p"87, et ci-dessus, ch. VI, p. 66), et il est à remarquer que, pour le troisième et le quatrième mode, l'auteur ne cite que des exemples où Dieu est désigné par le nom tétragramme. En ce qui concerne les deux derniers exemples, il faut se rappeler que, s’il n’y est pas dit expressément que la vision de Bileam eut lieu dans un songe, cela résulte du verset 8, où Bileam dit aux ambassadeurs de Balak : Passez ici la nuit, et je vous rendrai réponse. — Le deuxième et le troisième exemple manquent dans la version d’Ibn-Tibbon.
ples suivants : Et Dieu dit à Jacob : Lève-toi, monte à Béthel (Genèse, XXXV, 1); Et Dieu lui dit : ton nom est Jacob (1bid., v. 10); Et un ange de l'Éternel lui cria du ciel ; Et l'ange de l’Éternel lui cria une seconde fois etc. (ibid., XXIT, 11 et 15); Et. Dieu dit à Noé (ibid., NI, 13); Et Dieu parla à Noé (ibid. VIT, 15). — Un exemple du troisième mode se trouve dans ce passage : La parole de l'Éternel fut adressée à Abram dans une vision etc. (1bid., XV, 1). — Pour le quatrième mode, on trouve les exemples suivants: Et l'Éternel dit à Abram (ibid., XI, 1): L’Éternel dit à Jacob : Retourne dans le pays de tes pères (ibid., XXXI, 5); Et l'Éternel dit à Josué (Josué, I, 7); Et l'Éternel dit à Gédéon (Juges, VIT, 2) (9, Et c’est ainsi qu’ils (les prophètes) s'expriment pour la plupart : Et l'Éternel me dit (Isaïe, VII, 1); Et la parole de l'Éternel me fut adressée (Ézéchiel, XXIV, 1); Et la parole de l’Étérnel fut adressée (HW Sam., XXIV, 11; I Rois, XVIIE, 1); Et voilà que lui arriva la parole de l'Éternel (L Rois, XIX, 9)®); La parole de l'Éternel fut adressée (Ézéch., I, 3); Première allocution de l'Éternel à Hosée (Hos., I, 2); La main de l'Éternel fut sur moi (Ézéch., XXXVIT, 1; XL, 1). I ya beaucoup d’exemples de cette espèce.
Tout ce qui est présenté selon l’un de ces quatre modes est une prophétie, et celui qui le prononce est un prophète. Mais, quand on dit : « Dieu vint auprès d’un tel dans un songe de la nuit, » il ne s’agit point là de prophétie, et cette personne n’est point prophète. En effet, on veut dire (seulement) qu’il est venu à cette personne un avertissement de la part de Dieu, et on nous déclare ensuite que cet avertissement se fit au moyen d’un
(1) Si l’auteur cite ici l’exemple de Gédéon, il faut l’entendre dans ce sens que la parole de l'Éternel s’adressa à un prophète qui parla à Gédéon; car Gédéon lui-même n’était point prophète, comme le déclare l’auteur plus loin, chap. XLVI.
(2) Les mots SoR 4 534 3m se trouvent aussi au chap. XV de la Genèse, verset 4; mais l’auteur n’a pu avoir en vue ce passage, qui se rattache au verset 1 du même chapitre, et appartient, par conséquent, au troisième mode.
songe; car, de même que Dieu fait que telle personne se mette en mouvement pour sauver une autre personne ou pour la perdre, de même il fait naître, au moyen de ce qu’on voit dans un songe, certaines choses qu'il veut faire naître. Certes, nous ne doutons pas que l’Araméen Laban ne fût un parfait scélérat et en même temps un idolâtre; et, pour ce qui est d’Abimélech, bien qu'au milieu de son peuple il fût un homme pieux, notre père Abraham dit de sa ville et de son royaume : Certes, il ny a pas de crainte de Dieu dans ce lieu (Genèse, XX, 11) ; et cependant, de chacun des deux, je veux dire de Laban et d’Abimélech, on dit (que Dieu lui apparut dans un songe): Et Dieu vint auprès d'Abimélech dans un songe de la nuit (ibid , v. 3), et de même (on dit) de Laban : Dans un songe de la nuit (ibid., XXXI, 24) (4), II faut donc te pénétrer de cela et faire attention à la différence qu'il y a entre les expressions : Dieu vint et Dieu dit, et entre les expressions dans un songe de la nuit et dans les visions de la nuit; car de Jacob on dit: Dieu niT à Israël dans les visions de la nuit (ibid., XLVI, 2), tandis que de Laban et d’'Abimélech (on dit) : Et Dieu viNT ele. dans un songe de la nuit ; c'est pourquoi ® Onkelos le traduit par % D=5 3 5 RnN, el il vint une PAROLE de la part de Dieu, et il ne dit point (en parlant) des deux derniers : " 553nn1, et Dieu se révéla.
Il faut savoir aussi qu’on dit parfois : l'Éternel dit à un tel, sans qu'il s'agisse (directement) de ce personnage Ë), et sans
(1) Au lieu des mots n5%5n p15n2 325 5 545, qu'ont généralement les mss. arabes, mais qui ont été supprimés dans le ms. de Leyde, n° 18, et dans la version d’Al’Harîzi, Ibn-Tibbon donne textuellement le passage de la Genèse, ch. XXXI, v. 24 : WRn 129 58 D'I0N NN n95n obn2. En général, la construction de cette phrase est peu logi- que, et nous avons dû suppléer dans notre traduction les mots : que Dieu lui apparut dans un songe, qui sont sous-entendus.
(2) Les éditions de la version d’Ibn-Tibbon ont nt 523, ce qui n’est qu'une faute d'impression pour ntb), leçon des mss.
(3) Littéralement : sans que ce soit ce tel; c’est-à-dire, sans que ce soit à lui que la parole divine se soit adressée directement. — La plupart
qu’il ait jamais eu de révélation, mais où la communication s’est faite par l'intermédiaire d’un prophète. Ainsi, par exemple, au sujet de ce passage: Et elle alla interroger l'Éternel (ibid., XXN, 22), on a dit expressément (qu'elle s'adressa) « à l’école d'Eber (1) » ; ce fut celui-ci qui lui répondit, de sorte que c’est de lui qu’on a parlé en disant: Et l'ÉrenNeL lui dit (ibid., v. 25) 0%). S'il est vrai qu’on a dit aussi : « Et l'É1ERNEL lui dit, par l'intermédiaire d’un mALakn (ange où messager) &), » on peut interpréter cela (dans ce sens) que c’est Eber qui est le MALAKH ; Car le prophète aussi est appelé MALAKH, comme nous l'exposerons (#. Il se peut aussi qu'on ait voulu indiquer l'ange qui apporta cette prophétie à Eber ; ou bien, (il se peut) qu’on ait voulu déclarer par là que, partout où l’on trouve un discours simplement attribué à Dieu , il faut admettre l'intermédiaire d’un ange, (et cela) pour tous 5) les prophètes (en général), comme nous l'avons exposé.
des mss. portent : FNPN NO 9335508 no 32° D, et c’est cette leçon que nous avons adoptée. Au lieu de A le ms. de Leyde, n° 18, porte 39595, lecon qu'a aussi la version d’Ibn-Tibbon. Le ms. de la Biblioth. imp. (ane. fonds hébr., n° 237) porte : 5% n2 D FINDN 995995N, en supprimant le mot N5, qu'ont tous les autres mss. arabes, ainsi que les deux versions hébraïques. Le ms. de Leyde, n° 221, porte : N+23 95958 75% 72° 01, « sans que ce tel fût prophète. » AlHarîzi traduit : V5 AND) NA N9 05 Dj 92m Nb) D51y®. Ces différentes variantes ne proviennent que de ce que la leçon primitive offre de singulier au premier coup d'œil; car les mots pd; 215958 5% n2 peuvent se traduire : sans que ce tel fàt (ou existät).
(1) Voy. Beréschôth rabbä, sect. 63 (lol. 55, col. 2). Au lieu de +3y, les éditions de la version d’Ibn-Tibbon ont, comme les éditions du Midrasch, 529 D, |
(2) C'est-à-dire : que ce fut Éber qui répondit à Rébecca au nom de l'Éternel.
(3) Voy. ci-dessus, p. 314, note 2.
(4) Voy. le chap. suivant.
(5) Le mot ND est ici employé dans le sens de 55 ou pi, totalité, tous, et c’est dans le même sens qu’il faut aussi prendre quelquefois, dans les versions hébraïques, le mot nt. — Les éditions de la ver-
Nous avons déjà exposé que, partout où on a parlé de l’apparition d'un ange, ou d’une allocution faite par lui, il ne peut être question que d’une vision prophétique, ou d’un songe (M), n’importe qu'on l’ait ou non déclaré expressément, comme cela a été dit précédemment. Il faut savoir cela et l’en bien pénétrer. Peu importe qu’on dise tout d’abord de quelqu'un qu'il a vu l’ange, ou qu'on semble dire qu'il le prenait d’abord pour un individu humain, et qu’à la fin 1l devint manifeste pour lui que c'était un ange ©); dès que tu trouves dans le dénoûment que celui qui a été vu et qui a parlé était un ange, tu sauras et tu seras certain que dès le commencement c'était une vision prophélique, ou un songe prophétique. En effet, dans la vision prophétique ou dans le songe prophétique, tantôt le prophète voit Dieu qui lui parle, comme nous l’exposerons, tantôt il voit un ange qui lui parle, tantôt il entend quelqu'un qui lui parle, sans voir la personne qui parle, tantôt enfin 1l voit un individu humain qui lui adresse la parole, et ensuite 1l lui devient manifeste que celui qui parlait était un ange %). Dans la prophétie de cette dernière espèce, il raconte qu'il a vu un homme agir ou parler, et qu’ensuite il a su que c'était un ange.
C’est ce principe important (# qu'a professé un des docteurs,
sion d'Ibn-Tibbon ont ici Nw2 (avec câph); il faut lire SNt#2 (avec beth).
(1) C'est-à-dire, d’un état où la faculté imaginative prend le dessus sur la perception des sens.
(2) Comme, par exemple, les trois hommes que vit Abraham (Genèse, XVHIL, 2), et l’homme que vit Josué (Jos., V, 13).
(3) Sur ces différents degrés de prophétie, voy. ci-après, ch. XLV.
(4) C'est-à-dire, ce principe que, dans toutes les apparitions relatées de l’une des quatre manières dont il vient d’être parlé, il s’agit d’une vision ou d’un songe.
et même un des plus grands d’entre eux, à savoir R."Hayya le Grand, au sujet de ce passage du Pentateuque : Et l'Éternel lui apparul aux Chènes de Mamré, ete. (Genèse, XVIIT, T,; car, après avoir d'abord dit sommairement que Dieu lui apparut, on
commence par expliquer sous quelle forme eut lieu cette appa-
rition, et on dit qu’il vit d’abord trois hommes, qu’il courut (au devant d'eux), qu'ils parlèrent et qu'il leur fut parlé (, Celui-là donc qui donne cette interprétation dit que ces paroles d’Abraham : Seigneur! si j'ai trouvé grâce à tes yeux, ne passe pas ainsi devant ton serviteur (ibid., v. 3) sont aussi une relation de ce que, dans la vision prophétique, il dit à l’un d'entre eux: «Ce fut, dit-il, au plus grand d’entre eux qu'il adressa la parole ©). » Il faut aussi te bien pénétrer de ce sujet, caril ren
(1) Les éditions de la version d’Ibn-Tibbon portent HN 9N1 Dnn; le mot sn n’est qu'une faute d'impression, pour NN. Al-Harizi traduit : Dn95 2%) JL 2.
(2) Voy. Beréschîth rabbà, sect. 48 (fol. 42, col. 4). — Ce passage est très obscur ; car on ne comprend pas comment l’auteur a trouvé tout ce qu’il dit iei dans les quelques paroles de R. ’Hayya, qui ne paraissent avoir d'autre but que d'expliquer l’exmploi du singulier dans le verset 3; tandis que dans les versets suivants Abraham s’adresse aux trois anges à la fois et parle toujours au pluriel. R. ’Hayya dit donc qu’Abraham adressa la parole au principal d’entre eux, qui était Micaël. Pour résoudre la difficulté, Abravanel (Comment. sur le Moré, 11, fol. 40 a) pense qu'il faut se reporter aux deux opinions émises par les docteurs sur le mot NN, Seigneur, employé dans le verset 3; selon les uns, ce mot remplace le nom fétragramme du verset 4 et désigne Dieu lui-même; selon les autres, 1l désigne l’un des trois hommes dont parle le verset 2. Selon la première opinion, la vision, dans laquelle Abraham se représentait dans son esprit Dieu lui-même, ou la cause suprême, aurait été interrompue par l'apparition des trois hommes, et Abraham, distrait par cette apparition, aurait prié Dieu de ne pas s’éloigner de lui, c'est-à-dire, qu’il aurait fait des efforts pour ne pas se laisser interrompre dans sa contemplation de la Divinité. Selon la seconde opinion, l'apparition des trois hommes serait identique avec celle de Dieu, dont parle le verset 1; de sorte que le verset 2 et les suivants ne feraient qu’expliquer en détail la nature de la manifestation divine du verset 1. Or, R. ’Hayya, profes-