‹ Le guide des pécheursChapitre 102 sur 142 · LIVRE I. ClîAP. XVII · texte numérisé non relu

LIVRE I. ClîAP. XVII

» que non-seulement il peut tout, mais encore que » ceux qui espèrent en lui sont en quelque façon tout- » puissans. » Et pour preuve de ce que je dis, considérez si celui-là ne participait pas à la toute- puissance divine, qui faible mortel (Josue 10) commandait au soleil de s'arrêter au milieu de sa course ? El cet autre qui donnait le choix au roi Ezécliias [Isa. 38), de commander au soleil de s'avancer, ou de retourner en arrière ? en effet, rien ne fait mieux connaître la grandeur de Dieu que de remarquer en ses serviteurs une puissance si relevée. Si ce roi des Assyriens (Judith. 1 ) se glorifiait autrefois de ce que les princes qui le servaient étaient des rois comme lui , combien plus justement Dieu sera-t-il glorifié en voyant que ceux qui le servent sont en quelque façon dieux comme lui , puisqu'ils ont tant de part à s% puissance I

La vaine espérance des méchans^

Voilà donc le riche trésor de Tespérance. Les méchans en sont entièrement privés ; car , quoiqu'ils puissent encore conserver quelque espoir, tant qu'ils vivent dans l'affection du péché , c'est une espérance morte, et elle ne saurait produire en eux les effets salutaires dont nous venons de parler. Comme il n'y a rien qui rende l'espérance si vive que la bonne conscience , il n'y a rien aussi qui la fasse sitôt mourir que la mauvaise; craintive et comme honteuse d'ellemême , tout l'effraye , et elle perd courage dans les moindres rencontres.

«3o LE GUIDE DES PÉCHEURS.

Il paraît de là que le bonheur de Pimpie est secn blable à la confiance sur laquelle il se fonde ; comme «a félicilé dépeJid des biens de ce monde , c'est en eux aussi qu'il met son espérance, c'est d'eux qu'il tire sa principale gloire , et c'est à eux qu'il a recours au temps de ses adversités. Il est parlé dans la Sagesse àe cet espoir du pécheur en ces termes ( Sap. 5. v. i5 ) : « L'espérance des médians est comme un flocon » de laine que le vent emporte , comme une légère » écume qui s'évanouit dans l'eau , et comme une » fumée que le vent dissipe ; » par là vous pouvez voir combien elle est vaine^ Mais ce n'est pas assez d'être vaine, elle est encore fausse et trompeuse. Jésus- Christ l'a enseigné par Isaïe en disant [Isa.'ôo. v. i) r u Malheur à vous , enfans , qui avez abandonné » votre père , et qui avez pris des conseils , mais non » de moi ; qui avez ourdi une toile, mais non avec » mon esprit , pour ajouter péché sur péché ! vous » avez envoyé demander du secours en Egypte, sans » prendre mon avis ; vous avez attendu de l'assis- » tance de Pharaon, et vovisavez mis votre confiance » en la protection de l'Egypte. C'est pourquoi la force » de Pharaon tournera à votre confusion , et la pro- » tection de l'Egypte sera votre Ignominie. Tous ceux » qui avaient mis leur confiance dans ce peuple sont a demeurés confus , parce qu'il n'a pu les sauver , et » qu'il n'a fait qu'ajouter à leur honte. »

Isaïe, non content de ces reproches, continue avec la même force ( Isa. 3i . v. i ) : « Malheur à ceux qui » vont demander du secours en Egypte , se confiant » en leurs chevaux et en leurs chariots , parce qu'ils » sont en grand nombre , et en leurs soldats, parcp

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