LIVRE I. CIIAP. XIII
» sur les démons; mais réjoiiissez-vons de ce que vos » noms sont écrits au royaume des Cieux. »
Par là il fit entendre clairement que ce bien est le plus grand et le plus accompli que le cœur de l'homme puisse souhaiter.
Enfin, pour abréger, la grâce dispose l'homme au bien, aplanit le chemin du Ciel, et rend le joug des commandemens de Dieu doux et léger; elle rétablit la nature corrompue, et fait qu'elle trouve léger ce qui lui semblait insupportable lorsqu'elle était malade ; elle fortifie toutes les puissances de nos âmes par les vertus qui procèdent d'elle-même; elle éclaire l'entendement, échauffe lavolonté, excite la mémoire, anime le libre arbitre , tempère les mouvemens de la conciipiscence, afin qu'elle ne se précipite pas au mal, et nous donne la vigueur et l'énergie nécessaires pour faire le bien.
Mais ce qui est encore plus, la grâce fait que Dieu demeure dans nos âmes , afin qu'étant dans elles il les gouverne, les défende et les conduise au Ciel. Il y est comme un roi dans son royaume, comme un capitaine dans son armée , comme un père de famille en sa maison, comme un maître en son école, et comm.e un pasteur en son troupeau. Telle est donc cette perle dont la valeur est inestimable, et puisqu'elle est une récompense inséparable de la vertu, est-il quelqu'un qui ne veuille imiter la prudence de ce sage marchand de l'Evangile, qui donna tout ce qu'il avait pour l'acheter?
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J^S LE GUIDE DES PÉCnElRS.