‹ Le guide des pécheursChapitre 78 sur 142 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

Troisième privilège de la vertu: ia tuinicre surnatureite que Dieu donne aux justes.

Le troisième privilège de la vertu est une sagesse particulière que notre Dieu communique aux justes, elle procède, comme tous les autres biens, de la seule grâce ; car, comme Teffet de la grâce est de remédier à la nature malade , ayant guéri la volonté que le péché avait corrompue, elle guérit aussi Tentendement, qu'il n'avait pas moins obscurci, a^n que riiomme puisse à la fois connaître et accomplir son devoir. Saint Grégoire parle de ces ténèbres de Tcntendement, lorsqu'il écrit dans ses iMorales [Lib. 25, c. p) : « Qu'une peine imposée à l'homme pour son » péché, est de ne pouvoir faire ce qu'il sait, comme » c'en est une de ne pas savoir ce qu'il doit faire. * Aussi le Prophète a dit : & Le Seigneur est ma hi- » mière contre l'ignorance, et il est mon salut contre » l'incapacité. * C'est donc Dieu seul qui peut nous enseigner ce que nous devons désirer et nous donner ia force de l'acquérir.

Le Saint-Esprit accorde aux justes quatre dons de lumiière, savoir : le don de la sagesse, pour nous donner la connaissance des choses les plus relevées, celui de la science, pour celles qui sont plus basses ; celui de l'entendement, pour pénétrer les mystères divins, dans leur beauté, et dans les rapports qu'ils ont entre eux; et celui du conseil, afin que nous sa-

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