CHAPITRE XV
Quatrième privilège de (a vertu : tes consolations que (e Saint-Esprit communique aux gens de bien.
AprL:s avoir traité de la lumière intérieure du Saint- Esprit qui éclaire les ténèbres de nos entendeniens , je pourrais mettre ici , pour quatrième privilège de la vertu , la charité et l'amour de Dieu qui enflamme notre volonté, d'autant que l'Apôtre la regarde comme le premier des fruits du Saint-Esprit. Mais parce que nous traitons présentement plutôt des faveurs et des privilèges qui sont accordés à la vertu , que de la vertu même, et que la charité est non-seulement une vertu , mais la plus excellente de toutes les vertus , nous n'en parlerons pas ici. Ce n'est pas qu'elle ne soit aussi un don merveilleux que la bonté de Dieu accorde aux personnes vertueuses ; car , plus l'amour de Dieu est parfait , plus il est doux et agréable ; de sorte qu'il pourrait facilement être considéré comme le fruit et la récompense des autres vertus. Mais pour ne pas me répéter , je parlerai ici simplement de la joie qui procède du Saint-Esprit ; c'est unepropiriété naturelle de la charité {Gatat. 5 ) , et l'un de ses fruits principaux.
Ce privilège prend sa so\irce dans le précédent j