‹ Le guide des voyageurs dans la ruine de Heidelberg d'après un plan du châteauChapitre 2 sur 11 · PRIVILEGE · texte numérisé non relu

PRIVILEGE

accordé par le gouvernement de Bade , à Charles de Graimberg pour réprimer la contrefaçon de ses gravures.

Louis par la Grâce de Dieu grand-duc de Bade, duc de Zaehringen, landgrave de Nollenburg, comte de Salem, de Petershausen et de Hanau, etc.

Sur la requête très -humble de Charles de Graimberg, lions nous sommes décidés à lui octroyer un privilège pour empêcher dans le grand-duché la contrefaçon et la vente des contrefaçons de ses gravures de Heidelberg.

En conséquence, il est expressément défendu ici à tous et à chacun de nos sujets, mais particulièrement aux graveurs , aux marchands de gravures, aux dessinateurs sur pierre et aux imprimeurs en tous genres de gravure, de contrefaire l’ouvrage de Charles

de Graimberg , non plus que les publications qui pourroient suivre sous tel titre qu’elles paroîssent, et aussi d’en vendre dans nos états des contrefaçons faites en pays étranger.

Quiconque np se conformera point à cette ordonnance, non seulement payera une amende de dix marcs d’or, mais encourera de plus la peine de la confiscation de toutes les épreuves contrefaites au profit de l’auteur, et en outre du remboursement au prix de vente de ses gravures dans les magasins , de toutes les feuilles contrefaites déjà débitées.

A cet effet et pour que personne n’en ignore, le présent privilège a été muni du grand sceau de notre ministère de l’intérieur avec les signatures accoutumées.

Carlsruhe le 13. novembre 1821.

Par ordre de son Altesse Pioyale

DE GULAT.

Lors de l’apparition de ce privilège, quelques personnes crurent que notre but étoit de nous arroger exclusivement a l’aide de cette pièce le droit de dessiner au château de Heidelberg. Nous ne nous amuserons pas à démontrer l’absurdité d’une telle imagination; cependant il ne sera pas inutile de dire ici, pour motiver cette démarche, qu’effectivement nous n’eussions jamais songé à nous adresser au gouvernement de Bade pour le privilège en question , si un impri-

meur de cette ville , Mr. Joseph Engelmann, n’eut publié au mois d’août 1821 , un Stammbuch formé en partie de contrefaçons de nos vues du pays. On sait que ce mode de spéculation ne va à rien moins qu’à frustrer le propriétaire des gravures ainsi copiées du fruit de sa peine et de ses dépenses. Il étoit donc de notre devoir de nous opposer le plus efficacement possible à la poursuite d’une tentative si préjudiciable à nos intérêts.

Afin de ne laisser de doute à qui que ce soit sur la nécessité d’un privilège dans cette occasion, nous y joignons un aperçu de l’ouvrage qu’il est destiné à protéger, et dont chacun par-là sentira aisément l’importance.

Notice de l’entreprise des vues de Heidelberg, par Charles de Graimberg.

Commencé en 1810, notre oeuvre de gravure a reçu depuis cette époque une extension à laquelle nous étions loin de nous attendre. Il nous seroit même difficile aujourd’hui, que nout avons augmenté notre travail des paysages de Heidelberg, de celui des nombreuses et savantes arabesques de sa ruine, de fixer la quantité des planches que réunira cette double entreprise un jour. Néanmoins les explications suivantes donneront une idée de la chose. Nous les.

avons, pour plus de clarté, séparées en autant de chapitres qu’il y a de formats et d’articles divers dans nos estampes.

Des grandes planches.

Les grandes planches seront au nombre de huit feuilles, et toutes de la meme dimension. Seulement trois de ces feuilles sont déjà finies; la première est dédiée à la princesse Stephanie de Bade. Elle renferme dans une largeur de dix-huit pouces sur quatorze et demi de hauteur la chapelle du château et plusieurs autres bâtimens remarquables de l’intérieur de la cour (5).

La seconde planche, qui a paru sous les auspices du roi de France, se compose d’une vue générale de la contrée. Elle a été dessinée sur le chemin du Wolfsbrun, et demeurera toujours le tableau le plus ouvert et le plus satisfaisant du château , de la ville et de leur délicieux vallon ; c’est cette planche que Lady Campton , dame anglaise , qui cultive les arts avec beaucoup de goût, compara à un Claude Lorrain en la voyant chez l’auteur, tant pour la richesse de son ensemble qu’à cause de la lumière et de la

(5) Prix des grandes planches : 5 florins ou 10 francs 18 sols la feuille; épreuves avant la lettre: 10 florins ou 21 francs 16 sols la feuille.

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chaleur qu’à su y répandre l’harmonieux burin de Haldenwaim.

La troisième planche est aussi une vue générale prise à mi-côté de la montagne du petit Geissberg en lace du château. D’aucun point, la ruine ne se déploie sur une étendue à mieux exposer sa vaste enceinte et la variété de ses constructions; et ce sera «par ailleurs la définir d’un mot en ajoutant que tout s’y découvre sous un jour aussi sérieux, que la nature se montre au contraire riante et légère sur

la planche de Louis XVIII. Cette troisième planche est dédiée au Prince Royal de Bavière.

La quatrième est tirée d’une estampe extrêmement rare du graveur Ulrich Kraus de Munich. Elle reproduit la splendeur de la résidence palatine avant sa destruction par les François dans les années 1689 et 1693. Le modèle de cette gravure , aussi de l’intérieur de la cour, aura été un portrait le plus fidèle du château d’alors , à juger des bâtimens qui ne sont plus, par les bâtimens existans, et devient en conséquence une acquisition véritable pour une entreprise comme la nôtre. Vainement en effet, eussionsnous souhaité la terminer mieux, après avoir donné le château dans sa situation actuelle , qu’en le faisant connoître tel qu’il étoit aux jours de sa gloire. C’est la complaisance de Mr. le docteur Nebel, médecin à Heidelberg et propriétaire de la précieuse estampe

d’Ulrich Kraus qui nous procurera le plaisir et l’avantage d’en publier cette nouvelle édition.

Deux autres vieilles gravures de Merian et du Hollandois Woollard, dignes de la précédente, quoique bien plus communes, ont fourni le sujet de la cinquième et de la sixième de nos grandes feuilles. Elles n’ offriront pas simplement le château, mais la totalité de la ville, aussi avant les désastres de la guerre d’Orléans. Dans l’une , ces détails paroîssent de dessus les hauteurs au-delà du Necker; et on les retrouvera dans la seconde feuille, pris de ce côté sur la descente de la montagne au pied de laquelle est situé le château.

Le contenu de la septième feuille en fera le pendant naturel de notre première planche et la plus intéressante de la collection. L’objet principal est, comme il a été dit, sur cette première feuille la chapelle du château. Dans le pendant, ce sera la magnifique façade du palais d’ O thon-Henri vue d’un enfoncement de la cour, vis-à-vis, et dans le coin du mur à gauche de la gloriette gothique qui le domine.

La dernière feuille joindra le contraste d’une architecture grandiose et d’une architecture pittoresque à l’originalité du paysage. Elle est dessinée sur la galerie du château à travers une fenêtre de sa guerité la plus proche du bâtiment du gros tonneau. De cette place, l’oeil embrasse à-la-fois le balcon, la

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chapelle, plusieurs morceaux de vieilles murailles jusqu’à la tour octogone, cette tour, des débris d’anciens ouvrages avancés de la forteresse , et enfin une partie de la ville, du lYecker et des montagnes qui le dirigent vers Heidelberg.

Des moyennes planches.

Les moyennes planches sont autant de tableaux de la ruine, de la ville et du pays dans une étendue de neuf pouces sur cinq pouces neuf lignes. Malheureusement pour l’art , leur nombre n’est que de quatre feuilles, mais qui suffiroient chacune à la réputation d’un graveur, Haldenwang ayant pris comme à tâche d’y appeler tout ce que le talent et la patience ont de ressources pour en faire quatre chefs-d’oeuvre du burin (6).

Des petites planches.

Les petites planches ont été publiées dès le principe en livraisons de quatre paysages. Leur

(6) Prix des moyennes planches : Sur papier velin 2 florins la feuille, ou 4 francs 8 sous. Sur papier de Chine, 2 florins 24 kreuzers ou 5 francs 6 sous. Avant la lettre : 3 florins la

feuille ou 6 francs 12 sols.

collection est maintenant achevée , et consiste en douze cahiers remplis alternativement de vues du château, de la ville, du Wolfsbrun, de l’abbaye de Neubourg, de Neckersteinach , etc. La plupart de ces feuilles sont aussi de Haldenwang, et d’une dimension de près de cinq pouces sur trois pouces et demi (7).

Des vues à l’aquatinte.

Les vues à l’aquatinte ne se sont introduites parmi nos autres feuilles que comme moyen de variété, et fixé par conséquent à un très-petit nombre de planches. Ce nombre a été rendu moindre encore par le succès des gravures au burin. Il se borne au lieu de quatre feuilles, à une vue générale et à une vue particulière de la ruine. Ces deux pièces d’une largeur de douze pouces sur huit de hauteur sont destinées à être enluminées. C’est pourquoi elles n’ont pas été finies , mais seulement préparées selon

C7) Prix des petites planches: 30 kreuzer ou 1 franc 2 sols a teuille sur papier velin. Sur papier de Chine 39 kreuzers ou 1 franc 9 sols. La collection réunie en un volume et reliure ordinaire 22 llorins ou 2 louis sur papier velin , et sur papier de la Chine, reliure en maroquin, 33 florins ou trois louis. La même collection augmentée des moyennes planches sur velin et reliure ordinaire 30 florins ou 65 francs. Sur papier de la Chine et reliée en maroquin 44 florins ou quatre louis.

l’usage à l’encre de chine pour le travail de la couleur (8).

Des arabesques.

Le prospectus de notre entreprise imprimé peu après notre arrivée à Heidelberg en 1810, fait mention des arabesques de sa ruine. Nous n’avions pas attendu la louange unanime qui s’est attachée petità-petit sur ces admirables sculptures pour en proposer plusieurs feuilles comme une dépendance na-

turelle de nos grandes estampes du château. Peutêtre cet ouvrage sera -t -il celui où nous aurons apporté le plus d’exactitude dans l’imitation des objets. Si malgré cela , elle y demeure en arrière de nos efforts , la faute en doit retomber sur les originaux qui, par l’excellence du dessin, et surtout par l’inconcevable facilité du ciseau, sont des chefsi d’oeuvre d’une élégance presqu’impossible à transporter hors de dessus la pierre. Avec l'intention de i les déterrer (9) jusques sous leurs ruines , nous ne

(8) Prix des planches aquatintées : un florin la feuille ou 2 1 francs 4 sols.

(9) Un voyageur venu de Heidelberg sur la réputation du château, fut un jour conduit chez nous par le domestique de place de son hôtel. Le moment ne pouvait être plus défavorable pour une visite de la ruine. Elle étoit

saurions assigner d’avance le résultat de cette opération. Mais vraisemblablement il en ressortira une suite de dix à douze cahiers ; chacun de six feuilles et d’une dimension de seize pouces sur vingt -deux et demi. Tous ces détails , afin d’être en état de les livrer à meilleur compte , seront exécutés à un simple trait. Nous en avons chargé un graveur de Paris } Mr. Victor Texier; cet artiste , par ses superbes planches de 1’ Alhambra pour le musée françois, s’esl assis entre les graveurs d’architecture , au même rang

enveloppée d’un brouillard qui permettoit à peine de discerner les objets à une courte distance. Après en avoir cependant essayé ensemble l’examen qui n’étoit possible que sur les détails, l’étranger remonta dans l’atelier du dessinateur pour régler le compte de nos grandes planches du château qu’il avoit prises avec quelques feuilles d’arabesques ; et en sortant, il voulut aussi nous laisser son nom dans le but de nous être utile en Angleterre, si notre voyage s’y effectuoit, et en même temps , ajouta-t-il, parceque sans que nous nous en doutassions , il y avoit entre lui et nous une espèce de confraternité : que nous nous occupions à sauver les sculptures du château de Heidelberg, et que lui il avoit sauvé les marbres d’ Athènes, qu’il étoit le lord Elghin. ... Nous comprîmes alors que ce voyageur nous eut si fort exhorté à publier en plâtre plutôt qu’en gravure les arabesques de la ruine , et dont il auroit emporté lui-même une collection , si elle avoit été prête : mais lord Elghin oublioit qu’une telle entreprise réclameroit d’abord comme un sine qua non la bourse d’un riche Anglois.

que Haldeuwang parmi les paysagistes ; et à le juger sur ses premières feuilles d’arabesques pour nous, la ruine de Heidelberg ne recevra pas moins d’honneur du burin de Mr. Texier que le palais des anciens rois de Grenade. Deux de nos cahiers ont déjà quitté ses habiles mains. Le troisième et le quatrième ne peuvent tarder à suivre , et avec autant d’élémens de succès, nous sommes fondés à croire qu’ils offriront un jour une collection que l’amateur, que l’artiste et que l’ouvrier rechercheront également, c’est-à-dire une collection également utile et agréable (10).

Des feuilles du Stammbuch .

Ces feuilles demandées en 1812 par les jeunes gens de l’université , n’ont paru qu’au mois de janvier 1822. Cependant il s’est écoulé peu d’années que nous n’en ayons réitéré la promesse à nos connoissances parmi ces messieurs. Mais des occupations aussi pressantes que multipliées nous fore oient constamment d’en suspendre l’exécution. Au reste ces petites gravures n’auront point perdu à attendre. Si elles eussent été faites pour l’époque indiquée, sans doute que leur collection se seroit sentie de notre

(10) Prix des arabesques: 30 kreuzers ou 22 sols la feuille.

engagement de les mettre à un prix assez modique pour convenir à tous. Mais les tems ont cessé d’être les mêmes. Trop accoutumé depuis à un travail où rien n’est omis de ce qui peut amener plus de perfection , il n’auroit plus dépendu de nous d’en descendre même momentanément pour quelque chose de moins soigné. Ainsi le Stammbuch dédié à Mes-

sieurs les Etudians de Heidelberg, au -lieu d’être selon sa première destination un ouvrage à part de notre grande entreprise de gravure, en est, sans changer de prix, devenu la continuation. Des soins pareils lui ont été prodigués. Il nous est même permis ici d’aller plus loin. Dans tel oeuvre de gravure que ce soit, on ne citera rien où la correction des lignes et le choix de l’éclairement aient été plus étudiés que dans ces petits morceaux. Tous, afin d’être certain de ne perdre aucun des contours, sont esquissés en l’absence des feuilles; et de même que sur nos grandes planches , chaque partie y est mesurée de façon à avoir sur le papier les proportions de la nature. Cette collection sera donc en quelque sorte pour l’avenir un dictionnaire du château de Heidelberg.

Les vieilles estampes décrites plus haut, y sont aussi entrées; et afin d’v accroître l’intérêt des tems passés de celui des tems modernes, on trouve toujours à côté de la gravure de la résidence palatine avant sa destruction, une vue prise sur le même endroit, de son état présent.

Four plus d’accord et de promptitude dans les publications, elles ont eu lieu par planches de neuf petits paysages sur une même feuille. Quatre de ces feuilles donnoient une livraison. La seconde vient d’être terminée, et en complète le recueil qui est ainsi de soixante et douze vues de Heidelberg et de ses alentours. On peut acheter toutes ces feuilles séparément ou entières, ou pour la commodité des voyageurs coupées et renfermées en paquets de neuf pièces^ Far le même motif, et en outre à cause des personnes curieuses d’en acquérir les deux livraisons, nous les avons aussi fait relier en autant de volumes. Ces deux volumes, chacun de trente-six gravures, recouverts en maroquin et dorés sur tranche, avec un étui, quoiqu’appartenant à un seul ouvrage, sont de même vendus à part (11).

Du supplément aux feuilles du Stammbuch .

Les détails ci-dessus convenant à ce nouveau travail, ce qui pourroit en être dit, ne seroit que des répétitions. Nous nous bornerons donc à avertir qu’à

(11) Prix des planches du Stammbuch : 54 kreuzer ou 2 francs la feuille après la lettre; et avant la lettre: 1 florin 21 kreuzer ou 3 francs. La collection reliée en deux volumes et maroquin : 5 florins , ou 10 francs 18 sols, chaque volume apres la lettre j et avant la lettre 6 florins 24 kreuzer ou 14 francs le volume.

ces deux volumes sur Heidelberg se réuniront successivement : 1) deux volumes tirés du cours du Necker, de la belle route de Heidelberg à Francfort, de Sclrwezingen et de Mannheim; 2) deux volumes des vues du Rhin ; et 3) un volume de la contrée si pittoresque de Bade.

De toutes ces planches en projet, vingt- quatre vues du Rhin avancent rapidement. Les deux premières feuilles de Sclrwezingen marcheront immédiatement après , et nos arrangemens pour accélérer le plus possible ces travaux, nous donnent l’espérance de mener bientôt à fin dans ces sept volumes de petites vues , un des recueils de gravures les plus assurés de vivre dans l’histoire des arts.

Le plan du château.

Ce plan est de l’année 1752. Il a été levé avec une justesse et une précision de mesures, qui devoit en faire apres l’estampe deMr. le docteur Nebel le plus heureux complément de notre entreprise. Un hazard non moins heureux nous l’a procuré. Mr. le docteur Nagelé, professeur de la médecine à l’université de Heidelberg,, trouve encore au milieu des fonctions importantes con-1 fiées à son zèle et à ses lumières , sinon des moinens , du moins des pensées pour les arts. Instruit qu’un document sur le château de Heidelberg existoit dans i?

isa famille à Dusseldorf, il a souhaité le connoître. Le plan en question étoit ce document. Mr. le docteur Nägele, en le recevant, n’y a « -qu’une occasion de plus de nous témoigner l’intérêt que lui a toujours inspiré notre travail de gravure , et ce plan est devenu notre propriété. Au reste, il ne pouvoit tomber en [meilleures mains; nous l’avons traité comme une découverte précieuse du noble penchant d’être utile aux [arts , comme un cadeau de l’amitié , et comme une pièce classique pour notre objet. Sa gravure ne laisse den à désirer. Elle est de plus entourée d’un texte

Explicatif et très - détaillé , composé dans l’intention

lu plan , et qui est aussi ce qui a ete et ce qui sera jamais écrit de mieux sur les constructions du Jettenjbu hl. Le plan a de lui-même huit pouces et demi T>ur dix pouces et demi , et avec l’inscription vingt Douces Sur treize pouces six lignes (12).

Des vues lithographiées.

La lithographie est si universelle aujourd’hui >|u’on exige de la rencontrer partout, malgré ses moralités et souvent même son ingratitude. A la vérité es défauts y sont compensés pur la rapidité et par

(12) Prix du plan: 36 kreuzer ou 1 franc 7 sols la feuille, et t florin collé sur toile avec un étui.

le bon marché des résultats. Quoiqu’il en soit, nous n’aurons point à nous repentir d’avoir aussi cédé au goût du jour à son égard. Cette facilité de la lithographie à produire, nous a fait naître l’idée d’un ouvrage sur Heidelberg destiné probablement à épuiser ce qui existe de vues d’ensemble les plus essentielles de la ruine et de ses parties adjacentes. Cette collection consistera en vingt-quatre feuilles ou six cahiers moyen format. Le premier est fini, et renferme quatre vues générales prises chacune comme au coin d’un quarré, dont la ville seroit le centre avec le château de Heidelberg. Le second cahier représentera les quatre façades extérieures de la ruine, et de façon à y appercevoir tous leurs détails de construction. Autant de façades de la cour rempliront le troisième cahier. Le quatrième sera aussi consacré à une suite de vues générales, mais dessinées à une grande distance et d’un point très-élevé au-dessus de la ruine, afin d’y amener davantage de la belle cou-' tree de Heidelberg. A ous rassemblerons dans le ein-1 quième cahier quatre antiquités du château ou peu: connues ou tout-à-fait inconnues. La première d’après > une gravure sur bois de l’électeur Otlion-Henri avant: la moitié du seizième siècle, et la deuxième tirée d’uni dessin très-riche et antérieur seulement de trois ansij a la destruction de la résidence par les François eni Les deux autres feuilles de ce cahier, quoique: ressuscitant de vieilles estampes, y auront presqu’un:

nérite pareil de nouveauté. Cette collection sera terinnée par quatre vues particulières de la ruine. On rouvera dans le sixième cahier, la tour fendue, la our de la bibliothèque, la tour octogone, et la grosse our sur la terrasse du jardin (13).

Pour mettre plus à la portée de tous les publierions lithographiques du château de Heidelberg, ions avons aussi fait copier sur pierre quaranteluit paysages du Stammbuch . Ces quarante-huit )ièces donnent dans une suite de huit feuilles les vues Principales de la ruine, de la ville et du pays. Chaune de ces petites vues se débite à part, comme aussi n feuilles de six paysages , ou reliées les quarantehuit dans un même volume (14).

Un avantage qu’on ne conteste pas à la lithographie, c’est de se plier facilement aux opérations de 'aquorelle, et même assez pour y produire beaucoup ’effet. En conséquence toutes nos feuilles lithoiraphiées sont également fournies sur papier propre u lavis pour les personnes qui veulent les colorer.

(13) Prix des moyennes lithographies: 30 kreuzer ou 1 franc i sols la feuille.

(14) V iix des petites lithographies : chaque vue à part 4 kr. Il 3 sols. La feuille contenant six paysages 1S kr. ou 14 sols;

la collection des quarante- huit feuilles reliées en maroquin 3 fip kr. ou 8 francs 6 sols.

Führer für Fremde durch die Ruinen des Heidelberger Schlosses , von Prof Leger.

Ce guide des voyageurs au château de Heidelberg est le fruit de longues et savantes recherches. Sûrement on ne le surpassera point, et c’est en faire un éloge suffisant de dire que depuis sa publication il a servi de source à plusieurs descriptions pareilles, dont les auteurs n’ont eu que la peine de changer les mots, mais en conservant tous le sens du livre de Mr. le docteur Leger.

Geschichte des grofsen Fasses zu Heidelberg ,

mit Rupfern .

Histoire du grand tonneau de Heidelberg, avec

gravures.

Führer durch den Schwezinger Garten, von Professor Leger, mit Kupfern .

Cet ouvrage n’avoit d’abord pour but que d’attacher une courte explication a quelques gravures ffii jardin de Schwezingen : mais on peut aujour-

d’hui, par l’extension qu’il a prise en avançant, le regarder comme un travail complet sur cette magni-

U liir" . A

fique création de la grand&nçe et du goût. 11 se divisera en deux parties. La première traitera de la fondation de Schwezingen , de celle de ses jardins, de leur genre, et de leur distribution. Les (arts occuperont le reste du volume. On y trouvera des détails et un jugement raisonné sur les nombreuses productions dont ils ont joint l’embellissement à la nature de Schwezingen , et aussi sur leurs buteurs.

Le guide des voyageurs au jardin de Schwezingen , traduit du même ouvrage allemand de Mr. le professeur Leger , avec gravures.

N. B. Tous les objets de cette notice sont à savoir dans les différent magasins de Heidelberg, ou »chez l’auteur soit à son domicile au château (*), soit à la maison de ville au faubourg Nro- 22, proche l’hôtel

(^) Maison du tonnelier de la Cour au premier étage et la même :|>ù il faut s’adresser dans l’intérieur de la ruine pour voir le gros ilonneau de Heidelberg.

de îa Cour de Bade. Les amateurs de tableaux . pourront aussi voir à cette dernière adresse Nro- 22 une petite galerie de peintures d’anciens maîtres; comme de Lucas Cranach (*), de Van Eick , de Rubens, de Rembrandt, de Wouw.ermans ? de Bassano, de Karl Dujardin, de Rottenhamer, d’Oudri, de Mièris, etc.

(*f) Entr’autres de ce premier un portrait de Luther, de Me— îancîiton, et des deux princes de Saxe Frédéric III. et Jean I. qui appartiennent à ses meilleures productions.

FIN DE LA NOTICE DE L’ENTREPRISE DES VIES DE HEIDELBERG, PAR CHAELES DE GRAIMEERG.

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