ECONOMIE POLITIQUE
L'Économie 2>olUique, qui est à l'État ce que l'économie ilomestique est à la famille, ne saurait rester étrangère au diplomate, car une science qui s'ai)plique à la recherche et à la discussion des lois qui règlent la production des richesses sociales, leur distribution et leur consommation; cohséquemment qui étudie les conditions du travail, du salaire, de l'échange, du capital, de la rente; qui traite des questions relatives à l'impôt et aux finances, à Tagriculture et à l'industrie, doit être d'une importance capitale pour 1 homme d'État, appelé à veiller sur les relations extérieures de son pays.
A. Smith, An inquiry into tlie nature and causes of the ivcalth of nations, edited by Mac Culloch. London 1850. — Traduction française annotée pai* les principaux économistes, éd. Garnier. 3 vol. Paris 1859.
J. S. MiLL, Vrineiples of political economij. 2 vol. -^ 5'= éd. London 18G2.
Cabey, Frinciplcs of political cconomy. 4 vol. 1837-40.
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QuETELET, Du systcnic social. Paris 1<S48.
TuEGOT, Oeuvres. 2 vol. Paris. — Bastiat, Oeuvres. 5 vol. 1854—55.
Baui>iiillaiit, Manuel de l'économie politique. 1858.
SUR l'étudï: de la uiplomjVth:. 19
M. Chevalier, Cours iV économie jwUtique. S vol. Paris
DuNOYER, De la llberfc du travail 3 vol. Paris 1845.
Pakieu, Traité des impôts. 4 vol. Paris.
Courcelle-Seneuil , Traité théorique et pratique des opérations de Banque. 4*^ éd. Paris.
Des crises co)nmcrcinJes et de leur retour périodique, par M. Clémext-Juglar, membre de la Société d'Économie politique et de Statistique de Paris. 1 vol.
Du principe de population. — Énergie de ce principe ;
— Avantages et maux qui peuvent en résulter; — Obstacles qu'il rencontre ou qu'on peut lui opposer;
— Remèdes pour en contre -balancer les effets; — Théories économiques, politiques, morales ou sociales auxquelles il a donné lieu; — Contrainte morale; — Réformes économiques, politiques et sociales; — Émigration, charité; — Socialisme; — Droit au travail, etc., par Joseph Garnier, professeur à lÉcole des ponts et chaussées. 1 vol. grand in-18.
Recherches sur la p)Opulation et sur la faculté d'accroissement de Vcspècc humaine, contenant une réfutation des doctrines de M. Malthus sur cette matière, par William GoDA\aN, traduit de l'anglais i)ar F. S. CoNSTANCio. 2 vol. in-8°. 1821.
Eléments de statistique, com])ronant les principes généraux de cette science et un Aperçu historique de ses progrès, suivis d'une Bibliographie de la statistique, par M. Moreau de Jonnès, membre de l'Institut. 2*^ édit., revue et considérablement augmentée. 1 volume grand iu-18.
J. F. KoLB, Handbnch iler vergleichenden SffdisHk (1er VôU-o- und Siaatenlxunde. 2. Aufl. 1864.
Histoire de Vémiff ration Européetine, Asiatique et Africaine au XIX^ siècle, ses causes, ses caractères et ses effets, par M. Jules Duval, Ouvrage couroniK' en 1861 par l'Académie des Sciences morales et politiques. 1 vol. in-8°.
Histoire du communisme, ou liéfutation des utopies socialistes, par M. A. Sudre. 5^ édition.
Des Bapports du droit et de la législation avec Vêcononrie politique, par M. F. Rivet.
Le droit commercial, dans ses 7-apports' acte le droit des gens et le droit civil, par M. G. Massé, conseiller à la Cour Impériale de Paris. 2^ édition, revue et augmentée. 4 vol.
Histoire du commerce, de la géographie et de la navigation, chez tous les jJCtiples et dans tous les États, depuis les premiers âges jusqu'aux temps modernes, à l'usage des négociants, fabricants, hommes d'État, de tous les amis du progrès, ainsi que des écoles de commerce et d'industrie, d'après l'ouvrage allemand du docteur Hoffmann, avec des notes et des additions, par J. DuESBEEG. 1 vol.
Nous teniiinerons ces considérations générales sur les études diplomatiques en api)uyant sur la connaissance des principales langues vivantes, comme indispensable au diplomate désireux de se distinguer dans sa carrière. Indépendamment de l'avantage de remonter aux sources par leurs divers canaux, en lisant chaque auteur dans sa propre langue, et de se mettre ainsi à
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même dembrassor lensemble des faits et des préceptes des divers points de vue où les ont envisagé''' selon leur individualité et leur nationalité, ceux qui les exposent, ils en recueilleront encore un autre bénéfice. Pouvoir discuter les affaires qu'on a mission de traiter dans la lanj;ue du négociateur avec qui Ton traite, est déjà un moyen d'en faciliter le succès: c'est se donner l'avantage de provoquer, dans le laisser-aller de la conversation, un abandon contre lequel l'adversaire est d'autant moins en garde, qu'ayant moins à se préoccuper de sa l)arole il se laisse plus facilement entraîner. '
La langue française se place ici au premier rang, comme étant devenue, en quelque sorte, l'idiome universel, et comme la langue officielle de presque tous les cabinets ^•^).
Néanmoins l'anglais et l'allemand sont aussi des langues indispensables à un diplomate qui aspire à comprendre le mouvement politique de notre époque.
'") Un giaïul nombre de traités signés depuis le commencement du siècle ont été rédigés exclusivement en français, et notamment les actes du congrès de Vienne en 1815, les traités de 1839 concernant la séparation de la Belgique et de la Hollande; quelquefois, on a eu soin d'insérer au traité que l'emploi de la langue française ne devait pas tirer à conséquence pour V avenir.