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DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DE SON CHEF

Des relations extérieures, et du ministère des affaires étrangères.

Dès la formation d'un système politique en Europe, les principaux gouvernements sentirent la nécessité d'établir des rapports suivis entre eux et à cet effe; commencèrent à s'envoyer mutuellement des agents en mission temporaire ou permanente destinés à être l'organe des communications réciproques et à surveiller la politique des Cours auprès desquelles ils étaient accrédités. C'est depuis la paix de Westphalie et déjà même antérieurement à dater du ministère du cardinal de Richelieu, que l'Europe se trouva placée sous Tinliucnce d'une foule d'agents politiques, nommés diplo- , mates.

Les relations au dehors devenues ainsi plus fréquentes et plus utiles entre toutes les puissances, rendirent bientôt nécessaire la formation d'un cabinet spécial, chargé de la correspondance politique et de la direction des atïaires extérieures.

Dq là l'origine de cette administration connue d'abord sous la dénomination de secrétariat des affaires étran-

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gèreu et des dépêches, de ministère des conférences et de chancellerie d'état, et qui fut désignée plus tard par ministère ou département des relations extérieures ou des affaires étranifères.

Du ministre des affaires étrangères.

Comme la conduite de l'homme d'État auquel la direction du ministère des affaires étrangères est confiée décide le plus souvent des succès ou de la non-réussite des vues et des plans de son gouvernement à l'extérieur, et qu'ainsi le choix de ce haut fonctionnaire est de la plus grande importance, puisque c'est par sa sagesse que les droits, les intérêts, la tranquillité, la dignité et l'honneur national sont maintenus, tandis que ses fautes peuvent compromettre la nation et l'entraîner dans des démêlés et des guerres dont les résultats ne sauraient être calculés, nous croyons devoir nous permettre quelques observations à son sujet.

En général l'administration intérieure est dirigée d'après des règles fixes; la loi ou l'autorité parle, on exige ou l'on ordonne; les erreurs ne frai)pent que sur des individus, et sont par cela même toujours faciles à réparer. Ainsi, dans le cours ordinaire des choses, il ne faut dans l'administration intérieure que de la surveillance, et, dans les cas extraordinaires, la prudence peut appeler à son secours l'intervention de la force: elle n'a point de volonté étrangère à consulter, à ménager ni à craindre.

Il n'en est pas de même à 1 égard des relations extérieures; là on peut rarement exiger ou présumer, il

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