‹ Le Guide diplomatiqueChapitre 29 sur 130 · CHAP. V. DU PERSONNEL DES MISSIONS · texte numérisé non relu

CHAP. V. DU PERSONNEL DES MISSIONS

et les paquets portant un cachet officiel sont seuls légalement exempts de toute visite.

En temps de guen-e, si l'on n'est point convenu d'un arrangement quelconque relatif à la sûreté des courriers de l'ennemi, ou de ses alliés, les puissances belligérantes se croient en droit de les faire arrêter et de se saisir de leurs dépêches. C'est pour cette raison qu'on s'empresse, aux premières paroles de rapprochement, d'assurer, avant tout, le libre envoi des courriers respectifs.

Lorsque, pour ces fonctions, on ne se sert pas de courriers expressément employés ad lioc, et désignés sous le nom de courriers de cabinet ^), on choisit pour les remplacer soit des fonctionnaires civils ou militaires (tels que des secrétaires de légation, des attachés^ ou des aides de camp, si l'ambassadeur est officier général), soit des personnes de confiance qui ne sont pas toujours des employés du gouvernement, et que les passe-ports qu'on leur délivre qualifient quelquefois de courriers porteurs de dépèches.

Les employés du ministère des affaires étrangères sont également, quelquefois, expédiés en courrier, pour porter des lettres ministérielles aux Envoyés de leur gouvernement.

') En Prusse, les courriers de cabinet forment un corps spécial connu sous le nom de Feldjâger,

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