PREFACE. IX
Le droit des ambassadeurs n'a guère subi moins de modifications que le cérémonial. A peine reconnu au moyen âge dans ses principes les plus essentiels, il s'est élevé ensuite, surtout par la fiction de l'exterritorialité et par celle de la représentation personnelle, à une exagération qui portait de graves atteintes aux droits absolus des États ; puis il est retombé de nos jours dans des limites qui tendent à devenir de plus en plus étroites. -
Ce n'est pas ici le lieu d'approfondir cette thèse de philosophie historique, et de suivre pas a pas les transformations successives de la diplomatie pour en montrer l'explication dans 1 ensemble des faits et des institutions de chaque époque. Nous n'avons présenté ces considérations générales que poiu' en déduire deux conclusions pratiques, dont nous croyons qu'il est bon de se pénétrer pour tirer d'un ouvrage tel que celuici l'instruction qu'il renferme.
Notre première conclusion, c'est que les personnes qui étudient la diplomatie en vue d'une carrière où ils seront appelés à invoquer pour elles-mêmes ou pour d'autres, les droits et les usages dont ce Guide oflfre l'exposé méthodique, ne doivent point envisager ces droits et ces usages comme étant dune convenance absolue, fondée sur la nature intime des choses, ni, par conséquent, s'étonner de ce que l'influence soit des événements, soit des circonstances de temps et de lieu, ne permet pas de présenter l'ensemble de la science comme un système bien arrêté et lié dans toutes ses parties; notamment de ce que certains poirfts, logiquement déduits de principes incontestables, sont ou seront un jour niés ou contestés dan;? la pratique. La logique