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CHAP. X. DU CÉRÉMONIAL DES COURS ETC

quelquefois aussi par les ministres accrédités, quelquefois encore par des Envoyés extraordinaires, porteurs de la lettre de cérémonie, notamment s'il s'agit de notifier Tavénement d'un souverain au trône. Enfin, et comme témoignage particulier d'atfection et d'estime, les souverains s'envoient quelquefois des présents^) par les mêmes voies diplomatiques, ou échangent les insignes de leurs ordres.

') Quoiqu'il soit d'usage que les puissances qui entretiennent des relations diplomatiques permanentes avec la Porte envoient des présents au sultan et au grand vizir toutes les fois qu'un nouveau ministre est accrédité auprès d'elle, les cours de Suède, d'Autriche et de Russie s'abstiennent de suivre cette coutume.

Les sommes annuelles que diverses puissances maritimes payaient autrefois aux régences bai'baresques, bien que qualifiées de présents, n'étaient dans la réalité que le prix auquel ces régences rendaient aux peuples chrétiens la sûreté de leur commerce. La prise d'Alger, en 1830, a mis fin à ce honteux tribut.

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