‹ Le guide du bonheur; pu recueil de pensées, maximes et prières, dont la lecture peut contribuer à rendre heureux dans cette vie et dans l'autreChapitre 16 sur 32 · DEVOIRS DE FAMILLE · texte numérisé non relu

DEVOIRS DE FAMILLE

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Le portrait d'un père n'est qu'un tableau pour des étrangers ; mais pour un fils , c'est un livre qui lui enseigne tous ses devoirs.

Heureux qui peut rendre à son père et à sa mère tous les soins qu'il en a reçus dans son enfance! Plus heureux encore qui leur rend leur sourire , leurs caresses , leurs joies !

Qui se souvient des bienfaits de ses parents est trop occupé de sa reconnaissance pour se souvenir de leurs torts.

Que si quelqu'un n'a pas soin des siens et principalement de ceux de sa famille , il a renié la foi , et il est pire qu'un infidèle.

Cent fois j'ai pris plus de plaisir à faire quelque bonne œuvre eu imaginant ma mère présente, qui lisait dans mon cœur et m'applaudissait. 11 y a quelque cbose de si consolant à vivre encore sous les yeux de ce qui nous fut cber 1 Cela fait qu'il ne meurt qu'à moitié pour nous.

Songe à ta mère , c'est la meilleure distraction contre les pensées dangereuses.

Honore ton père et ta mère,

Un père et une mère sont naturellement nos

premiers amis ; ils sont les mortels à qui nous

devons le plus.

Leur âge ne les porte que trop à la tristesse ;

ne contribuez jamais à les attrister. Que votre

présence les ranime et leur donne de la joie.

Le sourire que vous rappellerez sur leurs lè-

vres , le contentement que vous ferez naître

dans leur cœur, seront pour eux le plus salu-

taire des plaisirs et tourneront à votre avan-

tage. Les bénédictions d'un père et d'une mère

pour un fils reconnaissant sont toujours ac-

compagnées de celles de Dieu.

Honorez votre père de tout votre cœur, et

n'oubliez point la douleur de votre mère.

• Souvenez-vous que vous ne seriez point né

sans eux , et faites tout pour eux comme ils ont

tout fait pour vous.

Honorez votre père par actions, par paroles

et par une patience sans bornes , afin qu'il vous

bénisse et que sa bénédiction demeure sur vous jusqu'à la fin.

La bénédiction du père affermit la maison des enfants, et la malédiction de la mère la détruit jusqu'aux fondements.

Mon fils , soulagez votre père dans sa vieillesse et ne l'attristez point durant sa vie ; si son esprit s'affaiblit, supportez-le et ne le méprisez pas.

Dans le bonheur rappelle-toi tes parents.

Cherche dans une femme douceur, chasteté, sobriété, activité, patience, santé, intelligence, bon caractère, beauté.

Combien la pudeur est belle ! Elle vaut beaucoup et ne coûte rien.

Pour les femmes , la douceur est le meilleur moyen d'avoir raison.

La beauté d'une femme plaît beaucoup, mais elle passe : un bon caractère en elle plait moins, mais il reste.

Il vaut mieux habiter dans une terre déserte qu'avec une femme querelleuse et colère.

Une belle femme plaît aux yeux, une bonne femme plaît au cœur ; Tune est un bijou , l'autre est un trésor.

La première , la plus importante et la plus agréable qualité d'une femme, est la douceur.

L'honneur d'une femme est mal gardé quand la vertu et la religion ne sont pas aux avant-postes.

A un homme d'esprit , il ne faut qu'une

femme de sens; c'est trop de deux esprits dans une maison.

La femme sainte et pleine de pudeur est une grâce qui passe toute grâce.

Tout le poids de For n'est rien au prix d'une âme vraiment chaste.

Comme le soleil s'élevant dans le ciel, qui est le trône de Dieu, orne le monde, ainsi le visage d'une femme vertueuse est l'ornement de sa maison.

Traitez toujours votre femme avec respect et vous en serez respecté, ainsi que de tous ceux qui vous entourent. N'employez jamais, à son égard , d'expressions dédaigneuses , pas même en badinant, car des plaisanteries de cette nature dégénèrent souvent en disputes fort sérieuses.

L'influence des femmes sur le bien-être général est immense, et, clans les classes ouvrières

surtout , elle est pour ainsi dire supérieure à celle des hommes. Donnez à l'ouvrier le plus actif et le plus sobre une femme qui n'ait ni économie, ni ordre, ni savoir-faire; jamais ce ménage ne parviendra à l'aisance ; les gains du mari seront dissipés et gaspillés , on vivra au jour le jour ; il n'y aura jamais rien pour l'épargne. Donnez à l'ouvrier d'une activité et d'une sobriété ordinaires une femme intelligente, active, économe; elle amènera tôt ou tard l'aisance et le bien-être dans la maison. Donnez même à cette femme un mari paresseux, dissipateur, ivrogne; avec son savoirfaire, son activité et son économie , elle luttera longtemps contre la misère , elle soutiendra encore longtemps sa maison chancelante, et, pour peu que les circonstances extérieures lui soient favorables , elle parviendra à élever sa famille.

L'industrie spéciale de la femme , c'est l'administration du ménage : industrie difficile, compliquée, et qui exige plus de calculs et de combinaisons qu'on ne le pense, car elle doit varier avec les temps et les circonstances , la

disette ou l'abondance, le nombre des enfants, la rentrée plus ou moins régulière des gains du mari, sa position dans le monde, toutes choses qui influent nécessairement sur l'administration domestique.

On a fait la remarque que partout ce sont les ouvriers nomades , les compagnons , ceux qui ne sont pas fixés au foyer de la famille, qui font le moins d'épargnes et qui ont contracté les plus mauvaises mœurs.

On croit généralement que le mariage est une cause de misère pour les ouvriers laborieux; il n'en est rien pourtant. Les ouvriers mariés sont, en général, les plus rangés et les plus économes et, par suite, les plus aisés. Leurs femmes, qui avaient été souvent insouciantes et dépensières lorsqu'elles étaient encore filles, aussitôt mariées, deviennent économes en présence des besoins de la famille, et leur influence exerce d'ordinaire le même changement sur leurs maris.

Y a-t-il au monde un spectacle aussi touchant, aussi respectable, que celui d'une mère de

famille entourée de ses enfants , réglant les travaux de ses domestiques , procurant à son mari une vie heureuse et gouvernant sagement sa maison ? C'est ici qu'elle se montre dans toute sa dignité d'une honnête femme ; et c'est là qu'elle inspire vraiment du respect et que sa beauté partage avec honneur les hommages dus à sa vertu.

Je veux une femme indulgente , De qui l'humeur douce et compatissante , A mes défauts facile à se plier, Sache avec moi se réconcilier, Me corriger sans prendre un ton caustique, Me gouverner sans être tyrannique , Et dans mon cœur pénétrer pas à pas Comme un jour doux dans des yeux délicats.

Si le ciel vous appelle à devenir père et mère ( et n'allez pas considérer des enfants , une nombreuse postérité, comme un fardeau, mais voyez-y plutôt un bienfait du ciel , un moyen d'atteindre le plus noble but du mariage) ; si le ciel , dis-je , vous appelle à devenir père et mère, que votre principale occupation ne soit

pas de laisser à vos enfants les biens de la fortune, mais de les former à la vertu, à la piété, en les élevant dans la crainte du Seigneur.

Celui qui n'a point le bonheur domestique est le plus malheureux des hommes, car il n'a plus de branche à laquelle il puisse se rattacher.

Négliger l'éducation , ne pas en faire l'objet principal de ses soins , ce n'est pas une faute , un simple manquement , non, c'est un attentat dont les suites sont incalculables. Imprimez dans vos âmes ces saints préceptes de la religion et faites-en la règle de votre conduite. Ainsi vous éloignerez les plus noirs chagrins, et vous répandrez la sérénité et la paix sur tout le cours de votre vie.

11 faut rendre les enfants heureux pour qu'ils se souviennent avec bonheur de leur enfance ; il faut les rendre bons pour qu'ils soient heureux dans cette vie et dons l'autre.

Laissez venir à moi les petits enfants et ne les en empêchez point , car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent.

Les lieux où l'on a pris soin de notre enfance nous sont toujours chers. Il semble que la Providence a voulu , par ce penchant délicieux, nous avertir d'être toujours fidèles au premier des devoirs, celui de la reconnaissance.

Les grâces les plus séduisantes sont celles de la beauté ; les plus piquantes , celles de l'esprit ; les plus touchantes, celles du cœur.

Jamais une femme n'a gâté sa cause par son silence.

La fierté est la sentinelle de l'honneur.

11 ne faut pas que la beauté se montre ; il faut qu'elle se laisse voir.

La pudeur est la grâce la plus touchante qui puisse embellir une femme; elle est le gage certain de l'innocence et de la vertu.

Chez les femmes , la modestie a de grands avantages : elle augmente la beauté, et sert de voile à la laideur.

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