FIN DE LA VIE TERRESTRE
Commencement bu bonljcur éternel.
La manière d'envisager notre dernier moment a plus d'influence qu'on ne croit sur le bonheur.
De fausses idées qu'on nous donne dès notre enfance sur la mort, nous la font envisager avec inquiétude et avec crainte, tandis que nous devrions avoir appris à la regarder comme la fin de toutes nos souffrances et le commencement d'un bien-être sans bornes. Elle est le complément indispensable de la vie. 11 a bien employé son temps celui qui a appris à mourir.
Loin donc de regarder la mort avec effroi ,
on doit se la représenter comme un ange qui
nous tend les bras, qui guérit nos blessures et
nous ouvre les portes de l'éternité et du
bonheur.
On dit que la chose la plus difficile à faire est de mourir ; cependant nous voyons que tout le monde s'en tire.
On n'éprouve pas plus de peine ni de douleur à sortir de la vie que lorsqu'on y est entré.
La mort n'est qu'un changement de vie ; c'est le passage nécessaire et indispensable de la vie terrestre à la vie éternelle.
Elle donne du courage dans l'adversité.
Elle console des chagrins de cette vie , des maux actuels, de la vieillesse, des infirmités, de la perte de ses amis.
On la voit arriver sans peine si Ton s'y prépare de longue main.
C'est en apprenant à vivre qu'on s'instruit à mourir.
A un certain âge la mort devient un besoin tout comme le sommeil.
En touchant à l'éternel repos on goûte des sensations analogues à celles d'un homme fatigué qui sent couler dans ses veines le calme et le sommeil.
Il est très vraisemblable qu'en général, dans les moments qui précèdent immédiatement la mort, lorsqu'elle est naturelle, l'homme éprouve un certain plaisir à mourir.
Il faut s'habituer d'avance à l'idée de la mort , mettre en ordre toutes ses affaires, afin de n'éprouver aucun regret de quitter cette vie pour aller dans un meilleur monde ; on doit arrêter ses dernières volontés , les revoir tous les ans, penser à ses parents, à ses amis, à tous ceux envers lesquels on peut avoir contracté des obligations, leur faire du bien , leur
assurer un sort, éviter d'avance tout ce qui pourrait occasionner entre eux des disputes ou des procès.
Combien y en a-t-il qui courent au-devant de la mort, soit pour faire une bonne action , sauver un ami dans l'eau ou dans le feu , soit en combattant à l'armée ou en duel ! D'autres se donnent la mort volontairement pour échapper aux peines de cette vie , et encore ces morts causées par les armes à feu , par le poison ou l'asphyxie, sont-elles environnées de douleurs et de souffrances , tandis que mourir tranquillement , entouré de ses parents , s'endormir paisiblement dans l'éternité en se rappelant ses bonnes œuvres , est le prélude d'une félicité éternelle.
Schiller, quelques heures avant sa mort, répondait à quelqu'un qui lui demandait comment 1 se portait : Je suis de plus en plus tranquille.
Si vous voulez sortir de la vie par des
moyens violents , avant le temps fixé par la Providence, vous serez tourmenté par le désespoir et par une affreuse incertitude ; vous n'aurez ni guide ni consolation , et la mort se présentera à vous avec toutes ses douleurs et toutes ses angoisses.
Mais si votre conscience ne vous reproche rien ,
Si vous avez mis ordre à vos affaires .
Si vous avez fait à vos parents et à vos amis tout le bien qu'il sera en votre pouvoir de leur faire ;
Alors une tranquillité dame , un bien-être, inconnu s'emparera de vous.
Vous n'éprouverez que des sensations agréables, et la perspective d'une félicité éternelle s'ouvrira devant vous.
Ainsi votre bonheur, dans cette vie et dans l'autre, dépend entièrement et uniquement de vous; une volonté forte et une persévérance dans la bonne route vous y conduiront infailliblement.
Le temps et la mort guérissent tous les maux.
Bien vivre et bien mourir, c est la science des sciences.
On mourrait inconsolable si Ton ne vieillissait pas.
On peut tout mépriser, hors le destin qui nous attend après la mort.
La mort console de toutes les misères et de tous les malheurs.
Quelque agréable et glorieuse que soit la vie, on serait très malheureux si elle ne finissait pas.
La vie serait peu de chose, et la mort ne serait rien, si Famé n'était immortelle.
La longue vie n'est qu'une longue attente de la mort.
On doit employer dignement tous les moments de la vie jusqu'au dernier.
Le moyen certain d'attendre la mort avec un grand calme , c'est de pouvoir, à la fin de sa vie, se consoler par le souvenir de ses bonnes actions. Quiconque a rempli tous les devoirs de la vertu a eu une longue vie.
Les grandes âmes ne se plaisent point à demeurer longtemps dans leurs corps ; elles souffrent avec peine cette étroite prison ; elles s'élancent et brûlent d'en sortir.
Cette vie est le berceau de l'autre.
Tu vas mourir : non , tu vas vivre.
L'homme ne vit qu'à moitié durant sa vie
et la vie de l'Ame ne commence qu'à la mort du corps.
11 n'a pas mal employé sa vie celui qui a appris à bien mourir : il Ta perdue celui qui ne la sait pas bien achever.
La science de mourir c'est la science de liberté, de ne craindre rien; de bien, doucement et paisiblement vivre; sans elle, il n'y a aucun plaisir à vivre, non plus qu'à jouir d'une chose que l'on craint toujours de perdre.
11 est incertain où la mort nous attend ; attendons-la partout et que toujours elle nous trouve prêts.
Le sot craint et fuit la mort; le fou la cherche et la court; le sage l'attend.
11 y a bien plus de constance à user la chaîne qui nous tient qu'à la rompre, et plus de fermeté en Régulus qu'en Caton.
Celui qui s'acquitte bien de ses devoirs se prépare tous les jours à la mort et peut la voir venir sans terreur.
Que la mort nous enlève ceux que notre cœur chérit , ils ne font que nous devancer de quelques instants; bientôt nous nous réunirons à eux pour ne plus en être séparés.
Combien la vie serait courte si l'espérance ne lui donnait de l'étendue.
Chacun a l'heure de sa mort écrite sur son front en caractères qui sont indéchiffrables pour l'homme , mais que le doigt de Dieu a tracés.
Qui veut bien mourir doit bien vivre.
La crainte de la mort s'évanouit par la ferme espérance que nous en triompherons un jour.
La bonne réputation vaut mieux que les parfums précieux , et le jour de la mort que celui de la naissance.
11 n'est pas au pouvoir de l'homme d'empêcher que Tâme ne quitte le corps : il n'a point de puissance sur le jour de la mort.
Dieu fera rendre compte, en son jugement, de toutes les fautes et de tout le bien et le mal qu'on aura fait.
Si les j ustes ont souffert des tourments devant les hommes, leur espérance est pleine de l'immortalité qui leur est promise.
Souvenez-vous, dans toutes vos actions, de votre dernière fin , et vous ne pécherez jamais.
Ne vous réjouissez pas de la mort de votre ennemi; considérez que nous mourrons tous et que nous ne voulons pas devenir un sujet de joie.
Que la paix où le défunt est entré apaise en vous le regret que vous avez de sa mort , et consolez-vous de ce que son esprit s'est séparé de son corps.
Ne craignez point l'arrêt de la mort ; souvenez-vous de ceux qui ont été avant vous et de tous ceux qui viendront après : c'est l'arrêt que le Seigneur a prononcé contre toute chair.
Que craignez-vous , puisqu'il ne vous peut arriver que ce qu'il plaira au Très-Haut? Qu'un homme vive dix ans , cent ans , mille ans, on ne compte point les années de la vie parmi les morts.
La mort est indifférente pour ceux qui ne la craignent point ; elle est un bien pour ceux qui la redoutent.
Toute la vie n'est que la route vers la mort.
Nous avons perdu un parent qui nous était
bien cher, mais c'est la volonté de Dieu que nos corps mortels soient jetés à l'écart quand l'âme va entrer dans une véritable vie. L'existence sur la terre mérite à peine le nom de vie ; c'est un état d'embryon, une préparation à vivre , et la naissance de l'homme n'est parfaitement complète que le jour de sa mort : pourquoi donc regretterions-nous qu'un nouvel être soit admis à l'immortalité.
Le juste a quelquefois en mourant l'avantgoût du bonheur de l'autre monde.
Le méchant est mort avant d'avoir cessé de fre; mort.
vivre ; l'homme de bien vit encore après sa
Dirige toutes tes actions et toutes tes pensées comme si tu devais mourir aujourd'hui.
Sois donc toujours prêt, et vis de telle manière que si la mort te surprend, elle te trouve préparé.
Quand ta dernière heure sera venue, tu penseras bien autrement de ta vie passée que tu ne fais maintenant , et tu sentiras le déplorable malheur d'avoir été si négligent et si lâche.
Heureux et sage celui qui tâche d'être tel toute sa vie qu'il désire être au jour de sa mort.
Fais maintenant le plus de bien que tu peux, puisque tu ne sais quand tu mourras, ni ce qui ^arrivera après ta mort.
Ne nous plaignons pas des peines que nous endurons dans cette vie; elles nous aident à la quitter sans trop de regrets.
Pleurez, mais ne sovez pas inconsolables.
pas
Vous ne devez pas la regarder comme n'existant plus du tout ; remettez à la terre cette poussière qui a servi d'enveloppe à son âme. Quant à l'âme elle-même , la voilà dégagée des liens du corps ; celle qu'elle animait est plus
heureuse que ne peut le concevoir une âme encore environnée de son limon terrestre. Vous ne serez séparés d'elle que pour un court espace de temps , après lequel , lui étant réunis, vous goûterez avec elle des torrents de délices dont les sens charnels et grossiers ne sauraient vous donner une idée.
11 est dans le ciel une puissance divine , compagne assidue de la religion et de la vertu. Elle nous aide à supporter la vie , s'embarque avec nous pour nous montrer le port dans les tempêtes ; également douce et secourahle aux voyageurs célèbres , aux passagers inconnus. Quoique ses yeux soient couverts d'un bandeau , ses regards pénètrent l'avenir; quelquefois elle tient des fleurs naissantes dans sa main, quelquefois une coupe pleine d'une liqueur enchanteresse ; rien n'approche du charme de sa voix , de la grâce de son sourire; plus on avance vers le tombeau , plus elle se montre pure et brillante aux mortels consolés. La Foi et la Charité lui disent ma sœur ! et elle se nomme l'Espérance.
La grande étude de la vie est l'étude de la mort. Il est impossible à l'homme de vivre dans Tordre , et de se maintenir dans une vertu solide et constante, s'il ne pense souvent qu'il doit mourir.
La mort n'arrive qu'une fois et se fait sentir à tous les moments de la vie ; il est plus dur de l'appréhender que de la souffrir.
Aplanissons, par une bonne vie, le passage de la mort; ce moment est terrible pour ceux qui ont mal vécu.
L:heure sonne; le temps a cessé pour le juste ; il va demander à Dieu la récompense du juste. C'est un fils qui a voyagé , et qui retourne vers son père.
Les peines de la vie doivent nous consoler de la mort.
La mort, ce moment fatal qui désespère
les autres hommes , parce qu'il est le terme de leurs plaisirs et le commencement de leurs douleurs, n'est pour l'homme vertueux qu'un passage à une vie plus heureuse.
Si nous étions immortels , nous serions des êtres bien misérables. 11 est dur de mourir, mais il est doux d'espérer qu'on ne vivra pas toujours, et qu'une meilleure vie finira les peines de celle-ci.
Notre vie n'est rien aux yeux de Dieu ; elle ne doit être rien aux nôtres, et quand nous laissons notre corps , nous ne faisons que poser un vêtement incommode.
11 faut oster à la mort son estrangeté , et la domestiquer à force d'y penser.
Si la vie est un bien , la mort est son fruit; si la vie est un mal , la mort est son terme.
Mourir, c'est achever le temps qui nous a été donné, et que Ton ne nous redonnera jamais. N'attendons pas à connaître le prix du temps, qu'il nous soit inutile de le connaître.
L'estime des mortels flatte peu mon envie;
J'évite leurs regards et leur cache ma vie;
Que mes jours pleins de calme et de sérénité
Coulent dans le silence et dans l'obscurité !
Ce jour même des miens est le dernier peut-être:
Trop connu de la terre, on meurt sans se connaître.
Je l'attends, celte mort , sans crainte ni désir ;
Je ne puis l'avancer, je ne puis la choisir.
L'exemple des Caton est trop facile à suivre ;
Lâche qui veut mourir, courageux qui peut vivre !
Demeurons dans le poste où le Ciel nous a mis,
Et s'il nous en rappelle, à ses ordres soumis,
PaFtons. Heureux alors qui tournant en arrière
Un regard sur les pas de toute sa carrière,
Sur tant de jours passés, qu'il se rend tous présents,
Quelque nombreux qu'ils soient , les voit tous innocents !
Quel doux contentement goûte une âme ravie !
Ah ! c'est jouir deux fois du plaisir de la vie.
La mort devient facile à supporter quand on
peut se consoler, en ses derniers instants , pai le souvenir d'une belle vie.
Le meilleur usage de la vie est d'apprendre à mourir.
Il y a de la lâcheté à craindre la mort, de la témérité à la braver, de la sagesse à Fattendre.
Le premier pas que l'homme fait dans la vie est aussi le premier qui l'approche du tombeau.
Nous mourons tous les jours ; chaque instant nous dérobe une portion de notre vie , et nous avance d'un pas vers le tombeau.
Se procurer la mort par désespoir, c'est un crime ; la souhaiter par accablement de chagrin , c'est une faiblesse ; s'y exposer par zèle de son devoir, c'est une vertu; s'y dévouer pour Dieu , c'est un acte héroïque de religion.
Accoutumez-vous à regarder la vie comme un voyage , où Ton est dans la barque assez mal à son aise, mais dont le port sera délicieux.
Quand un homme meurt, il importe peu qu'il ait été grand ou petit , riche ou pauvre , car on n'emporte rien avec soi de ce qu'on possédait sur la terre ; on s'en va seul , nu et dépouillé.
Mais il importe beaucoup qu'on ait été bon ou méchant, car c'est le vice ou la vertu qui nous rendent heureux ou malheureux dans ce monde et hors de ce monde.
Et dans la balance où il juge les hommes, Dieu ne pèse pas l'or et les bijoux , mais il pèse les bonnes actions et les mauvaises.
Quand on a bien vécu, quel que soit notre sort, On attend , sans trembler, la plus cruelle mort.
Qui vécut sans remords doit mourir sans tourment Il ne redoute rien dans ce dernier moment.
Quoiqu'en nous de la mort la terreur soit empreinte , Quand on vit sans reproche on peut mourir sans crainte.
Cette vie est un songe et la mort un réveil.
Et le riche et le pauvre , et le faible et le fort Vont tous également des douleurs à la mort.
Est-il vrai ? n'est-ce pas une agréable erreur Qui de la mort en moi vient adoucir l'horreur? O mort! est-il donc vrai que nos âmes heureuses N'ont rien à redouter de tes fureurs affreuses, Et qu'au moment cruel qui nous ravit le jour, Tes victimes ne font que changer de séjour ? Quoi! même après l'instant où tes ailes funèbres, M'auront enseveli dans tes noires ténèbres Je vivrai! doux espoir! que j'aime à m'y livrer!
Un être simple et pur n'a rien qui se divise, Et sur Tàme la mort ne trouve point de prise.
Qui est-ce qui frappe? — On vous demande.
— Que me veut-on? — C'est une femme vêtue de noir, d'une figure sévère, imposante, qui veut vous emmener pour vous faire faire un grand voyage. — Je ne puis ; je suis vieux , souffrant, infirme; je n'ai plus de forces; il ne me reste que des souvenirs, les uns agréables, les autres tristes ; l'avenir m'inquiète , et cependant, avec toutes mes souffrances, je préfère ne pas changer de situation et rester comme je suis.
— Mais cette femme , ou plutôt cet ange , dit qu'elle vous soulagera de tous vos maux , qu'elle vous débarrassera de toutes vos idées pénibles, que vous n'éprouverez plus de douleurs, que vous ne saurez plus ce qu'est la souffrance , que vous n'aurez plus les tourments de la veille ni les soucis du lendemain ; que vous ne serez plus affligé du spectacle de la misère, de l'injustice, de la mauvaise foi, du vice triomphant et de la vertu persécutée , que vous retrouverez bientôt tous les parents , tous les amis dont vous avez déploré la perte, et que vous recevrez enfin le prix de vos bonnes actions.
— Grand Dieu ! je commence à vous comprendre ; j'entrevois le bonheur qui m'attend;
mais je ne suis pas prêt ; je n'ai pas mis ordre à mes affaires, je n'ai pas encore exprimé mes dernières volontés.
— N'importe, il faut partir!
— Que vous êtes pressant; ayez un peu de patience.
— Allons , on vous donne encore quelques jours , sachez en profiter.
Peu de temps après on s'était préparé à ce grand et dernier voyage ; aucun regret n'était venu troubler l'espérance d'un meilleur avenir. L'âme , si longtemps enchaînée à ce corps matériel, fut délivrée de tous ses liens, de toutes ses entraves, et accompagnée de cet ange consolateur elle s'élança dans les régions célestes, dans ces régions où régnent, pour toute l'éternité, le bonheur, la tranquillité et des jouissances ineffables, récompense assurée d'une vie vertueuse.
0 Dieu qu'on méconnaît, ô Dieu que tout annonce, Entends les derniers mots que ma bouche prononce Si je me suis trompé, c'est en cherchant ta loi ; Mon cœur peut s'égarer, mais il est plein de toi. Je vois, sans m'alarmer, l'éternité paraître, Et je ne puis penser qu'un Dieu qui m'a fait naître,
Qu'un Dieu qui sur mes jours versa tant de bienfaits , Quand mes jours sont éteints me tourmente à jamais.
Si du sol ou du sable un grain ne peut périr, L'être qui pense en moi craindra-t-il de mourir ? Qu'est-ce donc que l'instant où l'on cesse de vivre? L'instant où de ses fers une âme se délivre. Le corps, né de la poudre, à la poudre est rendu ; L'esprit retourne au ciel dont il est descendu.
On doit subir la loi qu'on ne peut corriger;
Voir la mort d'un œil ferme est d'une âme soumise.
Quelque bonheur, quelque jouissance que nous goûtions dans cette vie, nous n'en devons pas moins remercier la Providence d'y avoir mis un terme plus ou moins éloigné : que serions-nous si nous devions vivre éternellement avec le spectacle des misères et des souffrances physiques et morales que nous aurions sous les yeux sans pouvoir les soulager? Hélas! le seul vrai bonheur est celui que nous goûterons quand nous serons tous réunis, quand nous en jouirons sans craindre de le perdre.
Grand Dieu , je le bénis de me faire entrevoir ce jour qui doit me réunir à eux ! Je te remercie des bienfaits sans nombre que tu m'as accordés, mais le dernier sera le plus grand de tous!!!