‹ Le guide du bonheur; pu recueil de pensées, maximes et prières, dont la lecture peut contribuer à rendre heureux dans cette vie et dans l'autreChapitre 2 sur 32 · BONHEUR. -VERTU · texte numérisé non relu

BONHEUR. -VERTU

Toute la morale est renfermée dans ce précepte divin, qui doit être la règle de toutes nos actions : Aime ton Dieu de toute ton âme et de toute la pensée, et ton prochain comme toi-même.

Il faut pratiquer la vertu , c'est-à-dire bien remplir ses devoirs envers Dieu , envers les autres, envers soi-même.

Soyons humains, bienveillants, charitables; sachons vaincre nos mauvais penchants , résister aux tentations , être sages , prévoyants ,

économes ; que notre âme s'abandonne à des sentiments de piété et de religion, et nous jouirons du bonheur que procure une conscience tranquille.

Celui qui accomplit ses devoirs , quelques sacrifices qu'ils paraissent exiger, trouve en luimême sa récompense. N'éprouve-t-on pas une satisfaction réelle à la seule pensée d'avoir fait une bonne action?

Il ne tient donc qu'à nous d'être heureux, et c'est presque toujours notre faute si nous ne le sommes pas.

11 est vrai que si le bonheur ne consistait que dans la richesse , dans la santé, dans une vie exempte de pertes, d'accidents, de chagrins, il ne serait pas toujours en notre pouvoir de l'obtenir. Mais si, comme tout homme doit le désirer , l'âme parvient à être maîtresse du corps, si l'on met sa confiance en Dieu, si l'on n'a rien à se reprocher , on éprouve alors , dans toutes les situations de la vie, une jouissance pure qui est au-dessus de tous les maux. Alors on surmonte toutes les peines, toutes les inquiétudes , tous les chagrins. Un sentiment supérieur à tout élève l'âme , engage à tous les sacrifices, et, sans hésiter, on se priverait du

nécessaire pour un ami, on se jetterait dans les flammes pour ses enfants , on se dévouerait à la mort pour le bien public.

Deux puissances sublimes , la Religion ou la Foi , et la Philosophie ou la Raison , ont pour but le bonheur de l'homme, avec cette différence que, sous l'empire de la Religion, la nature est guidée par une sagesse qui ne trompe point.

Heureux et sage celui qui dit en s'éveillant : Je veux être aujourd'hui meilleur que je n'étais hier.

Dieu fait du bonheur un devoir en apprenant qu'on n'est heureux que par la vertu.

Il n'y a pas de route plus sûre pour aller au bonheur que celle de la vertu. Si Ton y parvient , il est plus pur , plus solide et plus doux par elle; si on le manque , elle seule peut en dédommager.

Etre bon afin d'être heureux , voilà toute la morale.

On ne peut voir la vertu sans l'aimer , et on ne peut l'aimer sans être heureux.

Le bonheur est l'absence des peines, comme la santé est l'absence des maladies.

Le bonheur et le malheur des hommes ne dépendent pas moins de leur humeur que de la fortune.

La grandeur et les richesses ne font pas la félicité.

Tout ce qui ne rend pas l'homme plus sage, plus fort et plus heureux, est inutile.

Les éléments du bonheur sont une bonne conscience , de Y honnêteté dans les projets et de la droiture dans les actions.

Le sage ne se laisse ni emporter par la prospérité ', ni abattre par l'adversité.

Peu avec la justice vaut mieux que de grands biens avec l'iniquité.

Que votre cœur ne se laisse point aller à rabattement.

Pour avoir vie heureuse, il faut art, ordre

et mesure.

Allez par la bonne voie, et vous ne tomberez pas.

11 ne dépend pas toujours de nous d'être heureux , mais il dépend de nous de mériter de l'être.

La joie du cœur est la vie de l'homme ; la joie de l'homme rend sa vie plus longue.

11 faut toujours avoir présent à la pensée

tout ce qui est véritable , tout ce qui est honnête , tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable , tout ce qui est d'une bonne renommée , tout ce qui est vertueux.

C'est en résistant à ses passions qu'on trouve la vraie paix du cœur , et non pas en s'en rendant esclave. Toutes les fois que l'homme souhaite quelque chose d'une manière désordonnée, il devient inquiet en lui-même. L'orgueilleux et l'avare ne sont jamais en repos ; le pauvre et l'humble de cœur vivent dans une paix profonde.

Le bonheur des riches ne consiste pas dans les biens qu'ils ont, mais dans le bien qu'ils peuvent faire.

Il faut vivre avec les bons pour l'agrément de la vie , avec les méchants pour le bien de la paix.

Aux yeux de la religion , le riche qui assiste le pauvre , le fort qui soutient le faible, l'hôte qui accueille l'étranger, l'homme

bienfaisant qui essuie les pleurs de l'infortuné, soulagent, soutiennent, accueillent et consolent un être créé à l'image de Dieu , que dis— je? Dieu lui-même.

Le plus près que l'homme puisse approcher du bonheur dans la carrière de la vie , c'est de posséder la liberté, la santé et la paix du cœur.

Le plaisir et la douleur sont les deux extrêmes de la sensibilité ; son moyen terme est le calme.

Toute la gloire humaine n'est que fumée et dépense inutile.

La morale est la science du devoir ou de la vertu .

La vertu est une constante habitude de tempérance et de bienveillance.

La bienveillance et la tempérance sont les

deux choses qui peuvent le plus contribuer au bonheur.

L'amour de soi , le désir du bien-être , le désir d'être utile à ses semblables , le désir d'obéir à la Divinité , doivent être les mobiles de nos actions.

Le premier devoir est de ne pas faire de mal aux autres, le second est de leur faire du bien.

La vertu est la fidélité de l'âme à la loi du bien; le vice est l'habitude des mauvaises actions.

L'âme , le cœur, l'esprit , doivent dominer le corps , les sens , et ce qui est matériel en nous.

Si l'on est esclave de son corps et de ses passions, on est malheureux.

On doit jouir sans scrupule de tout ce qui

est permis , et s'abstenir sans regret de tout ce qui ne Test pas.

On ne peut être heureux sans être sage , juste et fort.

Le plus grand plaisir que donne la fortune, c'est de faire du bien.

Le fruit de l'esprit , c'est la charité, la joie, la paix, la patience, la douceur, la bonté, la fidélité, la bénignité, la tempérance.

Le mérite vaut mieux que les trônes et la fortune.

Le repos est un bien qui console de tout.

Quelque différence qui paraisse entre les fortunes , il y a une certaine compensation de biens et de maux qui les rend égales.

Soyez studieux dans votre état, et vous acquerrez des connaissances ; soyez laborieux , économe, et vous deviendrez riche ; soyez sobre, ayez de la tempérance, et vous jouirez d'une bonne santé. Enfin , soyez vertueux, et vous serez heureux , ou au moins vous aurez fait tout ce qui convenait pour le devenir.

11 y a deux natures en nous : Tune spirituelle et l'autre matérielle (Y âme et le corps). Celle-ci est périssable , celle-là est immortelle. Il faut faire en sorte que l'âme gouverne le corps et ne soit pas son esclave. Avec de la force dans le caractère, avec une volonté bien prononcée, nous pouvons surmonter la faiblesse de notre nature et supporter facilement tous les maux , toutes les souffrances de cette vie. La partie divine de notre être ne doit pas être soumise à la partie matérielle.

Le bonheur dépend de Ta me , du cœur , de l'esprit et du corps.

Jl dépend de l'âme par la vertu, qui donne la satisfaction intérieure et le contentement de soi-même; par la confiance en Dieu , ce

sentiment sublime qui nous transporte dans un monde supérieur, et par la résignation, qui nous fait supporter toutes les douleurs.

Il dépend du cœur par la bonté, qui nous garantit la bienveillance des autres.

Il dépend de Y esprit par l'intelligence et l'instruction , sources de nos jouissances intellectuelles , et par Tordre, d'où résultent l'aisance , l'indépendance et les jouissances physiques.

11 dépend du corps par la tempérance , cette vertu qui donne la santé et nous apprend à modérer nos passions.

La conduite d'un homme n'est vraiment morale que quand il ne compte jamais pour rien les suites heureuses ou malheureuses de ses actions , lorsque ses actions sont dictées par le devoir.

Quand l'homme généreux sacrifie son intérêt personnel à ses devoirs, qu'il immole tous les plaisirs, tous les avantages de ce monde , nous pensons qu'un rayon divin descend dans son cœur pour lui causer un genre de félicité qui

ne ressemble pas plus à tout ce que nous revêtons de ce nom que l'immortalité à la vie.

Ceux qui profitent de tout sont sages et heureux.

La douceur qui accompagne l'innocence met dans notre âme une joie supérieure à toutes les vaines félicités de la terre.

Rendez les hommes bons, vous les empêcherez d'être ingrats. Vous leur donnerez le véritable bien, qui est la vertu.

Soyonsheureux dès aujourd'hui, pourvu que cela ne nous empêche pas de l'être demain.

Mieux vaut la vertu que la force.

Sacrifier trop l'avenir au présent dans la jeunesse, c'est folie. Sacrifier trop le présent à l'avenir dans la vieillesse, c'est sottise.

L'effet assuré des sacrifices qu'on fait à la vertu, c'est que, s'ils coûtent à faire, il est toujours très doux de les avoir faits. On n'a jamais vu personne se repentir d'avoir fait une bonne action.

Nul ne peut être heureux s'il ne jouit de sa propre estime; si la véritable jouissance de l'âme est dans la contemplation du beau, comment le méchant peut-il l'aimer dans autrui, sans être forcé de se haïr lui-même?

Le contentement de soi-même est la meilleure preuve de la vertu.

Les hommes doivent travailler à se rendre parfaits et à se rendre heureux. Deux grands obstacles s'y opposent : ils sont toujours contents creux-mêmes et mécontents de leur sort.

Le sage ne court point après la félicité, mais il se la donne ; il faut que ce soit votre ouvrage ; elle est entre vos mains.

Dans la route de la vertu l'exercice donne des forces ; plus on avance, moins on est las.

Le bonheur est une situation telle qu'on en désire la durée sans changement. En cela, le bonheur est différent du plaisir, qui n'est qu'un sentiment agréable, mais passager.

Ce n'est ni la douleur du corps, ni les maladies, ni la mort, mais les agitations de Târne, les passions et l'ennui, qui sont à redouter.

Heureux qui possède une âme élevée, un cœur droit, un esprit éclairé, un corps sain ! Et combien est à plaindre celui qui joint à une Ame basse, à un cœur vil, un esprit étroit et un corps dégradé !

Il n'est que deux sortes de bonheur dans la vie : de faire du bien et d'en recevoir.

On ne fait son bonheur qu'en s'occupent de celui des autres.

Une vertu sans tache est préférable à une longue vie.

Quiconque est plus attaché à la vie qu'à ses devoirs ne saurait être solidement vertueux.

L'homme de bien est capable de tout, dès qu'il a pu, par la vertu, se mettre au dessus de tout.

Il n'y a point de maux qui ne soient balancés par un certain nombre de biens qui soutiennent l'âme. On se console de la perte d'un sens par la jouissance d'un autre. Qui ne voit les couleurs, entend les sons.

Jouissez en philosophe de ce que vous avez comptez pour rien ce que vous n'avez pas.

La probité est la vertu des pauvres ; la vertu doit être la probité des riches.

Jouis des bienfaits de la Providence, voilà

la sagesse; fais-en jouir les autres, voilà la vertu.

Il n'est point de plaisir sans honneur et sans vertu.

La paix de l'âme consiste dans le mépris de tout ce qui peut la troubler.

L'estime de soi-même est une des premières conditions du bonheur.

En sacrifiant tout à son devoir , on est sûr d'arriver au bonheur.

Les deux seuls malheurs véritables sont la perte de l'objet qu'on aime le plus, et la perte du repos de la conscience. Le ciel a chargé le temps d'adoucir l'une, et le repentir de réparer l'autre.

La raison supporte les disgrâces ; le courage

les combat ; la patience et la religion les surmontent.

Le grand art du bonheur est de substituer l'amour sincère de la vertu à l' amour-propre.

Entre les passions et l'homme, point d'accommodement ; il en est l'esclave, s'il n'en est pas le maître.

Du bonheur de nos jours le premier pas décide ; Prenez l'honneur pour maître et la vertu pour guide.

Le seul acte de la liberté de l'homme qui atteigne toujours son but, c'est l'accomplissement du devoir.

Tout homme qui ne préfère pas son devoir à son plaisir, n'est bon à rien.

Il faut s'acquitter de son devoir coûte qu< coûte.

Souffrir pour avoir bien fait est une espèce de récompense.

Nous ne pouvons nous élever à la vertu qu'en obéissant à la loi du devoir.

Si nous avons le courage de sacrifier tout au devoir, le sacrifice cesse pour fai remplace à la satisfaction la plus douce que nous'puissions éprouver.

On a beau varier et ses goûts et ses vœux,

C'est par le bien qu'on fait que l'on devient heureux.

La morale a le devoir et non l'intérêt pour base; mais, pour connaître le devoir; il faut en appeler à sa conscience et à la religion.

La morale est la science par excellence ; c'est Fart de bien vivre et d'être heureux.

La morale doit avoir le devoir et non l'intérêt pour base.

L'homme de bien fait son devoir sans regarder autour de lui ; Dieu et son âme sont les témoins dont il va mériter l'aveu.

La véritable félicité est dans la paix de l'âme, dans la raison et dans TaGeomplissement de ses devoirs.

PIÉTÉ.— RELIGION

La meilleure manière d'honorer Dieu, c'est de lui offrir une âme pure, intègre et sans tache.

Chose admirable ! La religion chrétienne qui ne semble avoir d'objet que la félicité de l'autre vie, fait encore notre bonheur dans celle-ci.

PIÉTÉ-RELIGION

Il n'y a qu'un seul Dieu de qui toutes choses tirent leur être, et qui nous a faits pour lui.

Au roi des siècles , immortel , invisible , à Tunique Dieu , soient honneur et gloire dans le siècle des siècles.

Vous aimerez Dieu de tout votre cœur . de toute votre âme, de toutes vos forces et de tout

votre esprit , et votre prochain comme vousmême.

La nature est , de tous les livres , celui qui parle le plus clairement de l'existence de Dieu.

Tout annonce , ô Dieu , tes perfections adorables; les cieux et la terre, les créatures inanimées et les créatures vivantes , tout nous dit que tu es l'Éternel, le seul vrai Dieu, l'infini, le seul sage , le seul bon , le créateur et le père de tous les hommes , de tous les êtres. Toutes choses viennent de toi , tout ce qui existe, tout ce qui respire et vit, ne respire et ne vit que par toi. A toi seul soit gloire dans tous les siècles !

Dieu est la source de toute lumière et de toute bonté.

Le ciel est son trône et la terre son marchepied.

Quel est l'homme si dépourvu de raison qui, en regardant le ciel , ne comprenne pas qu'il existe un Dieu?

Dieu est ce qui n'a ni commencement ni fin.

11 est tout esprit, raison, intelligence; il échappe à nos regards , il ne peut être vu que par la pensée.

Étant persuadé que Dieu voit tout , on ne péchera ni secrètement, ni publiquement.

On ne trouve qu'en Dieu de quoi se consoler de la pauvreté et des douleurs.

Penser à l'avenir est un devoir indispensable.

11 faut se fier à Dieu , il fera tout bien.

En demandant pardon à Dieu de nos fautes , il faut le remercier de toutes celles dont sa bonté nous a préservés.

Tout ce qu'on peut faire sans Dieu , c'est de se perdre.

On ne fera rien qui vaille sans Dieu, quelque beau raisonnement que Ton fasse , et quelque belle résolution que l'on prenne.

Sans Dieu, la vertu et l'honnêteté ne seraient que des chimères.

Dieu seul est la source de la gloire et de la félicité.

On ne peut se déguiser ni à Dieu ni à soimême.

Dieu a tout donné , il a le droit de tout ôter

Que votre bouche ne s'accoutume point au jurement.

Que le nom de Dieu ne soit point sans cesse dans votre bouche.

Celui qui jure souvent sera rempli d'iniquités, et la plaie ne sortira point de sa maison.

Où règne l'amour de Dieu, il n'y a point de place pour la haine du prochain.

Les Persans disent que Zoroastre interrogea la Divinité et lui demanda comment le monde avait commencé, quand il devait finir, quelle était F origine du hien et du mal. La Divinité répondit à toutes ces questions : Fais le bien et gagne l'immortalité.

Dieu nous a créés pour une haute et éternelle destinée ; il n'oublie , il n'épargne rien pour nous conduire à cette fin sublime, réveillant nos courages, ranimant nos espérances, fortifiant nos faiblesses, écartant les obstacles, ou nous donnant la force de les vaincre; disposant tout enfin pour nous rendre heureux d'un bonheur que nous aurons mérité par la vertu.

La crainte du Seigneur est le principe de la sagesse.

Combien est grand celui qui a trouvé la sagesse et la science î mais rien n'est plus grand que celui qui craint le Seigneur.

La crainte de Dieu élève au-dessus de tout.

Celui qui adore Dieu avec joie sera bien reçu de lui , et sa prière montera jusqu'aux nuées.

L'athéisme n'est pas seulement une absurdité , c'est encore le comble de l'ingratitude envers Dieu .

Celui qui nie l'existence de Dieu est comme celui qui dirait n'avoir point eu de père.

Que Dieu est boni que la nature est belle! que la vertu est douce ! profondes et simples vérités par qui la vie s'embellit et s'épure.

Nous avons tous un lieu de refuge contre les

chagrins de la vie : ce refuge est la pensée de Dieu ; mais pour en trouver le chemin dans les grandes occasions, il faut, dès la jeunesse, contracter l'habitude d'y recourir.

Qu'en attachant ses yeux sur un signe élevé, Par un heureux regard le mourant soit sauvé.

C'est le propre de la superstition d'imprimer la frayeur et la crainte ; mais la vraie religion élève l'âme , ennoblit l'esprit, épure le cœur; elle nous console et nous réjouit.

La vraie dévotion ne peut tourner toutes nos affections vers Dieu , sans nous rendre en même temps pleins d'indulgence et de bonté pour le prochain.

Les hommes les plus malheureux dans le monde sont ceux qui vivent sans Dieu , sans loi, sans espérance, sans consolation.

Nier l'Etre-Suprème , c'est nier l'existence

de la nature , car les lois de la nature sont la sagesse suprême elle-même. Qu'est-ce que l'Etre-Suprême , si ce n'est la grande vérité qui contient toutes les vérités , Tordre éternel de la nature, la justice immuable , la vertu sublime qui embrasse toutes les vertus , l'affection qui renferme toutes les affections pures ?

Quoi ! l'amitié n'existerait pas ? Quoi ! la paix de l'âme, la douce égalité , la tendresse maternelle , la piété filiale seraient autant de chimères? 11 n'y aurait sur la terre ni justice , ni humanité, ni amour de la patrie, ni consolation pour celui qui souffre , ni espérance d'un meilleur avenir? Eh bien! ce sont toutes ces choses ensemble qui sont l'Etre-Suprême ; il est le faisceau de toutes les pensées qui font le bonheur de l'homme , de tous les sentiments qui sèment des fleurs sur la route de la vie. Invoquer l'Etre-Suprême , c'est appeler à son secours le spectacle de la nature , les tableaux qui charment la douleur , l'espérance qui console l'humanité souffrante.

Chaque plante , chaque fleur contient le système entier de l'univers ; un instant de vie

recèle en son sein l'éternité; le plus faible atome est un monde, et le monde peut-être n'est qu'un atome. Chaque portion de l'univers semble un miroir où la création tout entière est représentée, et l'on ne sait ce qui inspire le plus d'admiration, ou de la pensée toujours la même, ou de la forme toujours diverse.

La religion seule lutte avec avantage contre les épreuves de la vie , et donne à l'homme la force d'accomplir ses devoirs.

Un des spectacles les plus touchants est celui d'une jeune fille abandonnée à elle-même, entourée de tous les genres de séduction et y résistant avec courage et persévérance. Confiante en Dieu , elle n'écoute que sa conscience et ses devoirs ; en vain son corps est en proie aux privations, aux souffrances, son cœur inébranlable surmonte toutes les tentations , et son âme angélique se reporte sans cesse vers son Créateur.

La vertu n'est solide que quand les principes religieux lui servent de base.

La religion est toujours îe meilleur garant qu'on puisse avoir des mœurs des hommes.

Les jeunes gens ont besoin de l'appui de la religion pour les fortifier contre le vice et les maintenir dans la pratique de la vertu , jusqu'à ce qu'elle soit devenue pour eux une habitude, ce qui est le grand point pour la rendre durable.

La religion s'adresse à l'âme , à ce feu , à cet esprit divin qui nous anime encore après que nous avons cessé de respirer.

La religion chrétienne, dépouillée de toutes les petitesses que les hommes y ont ajoutées, est le plus beau système de morale et de bonheur.

La religion est le lien qui nous rapproche de l'Éternel : fondement , base et appui de la morale , elle est encore la source du bonheur, car il n'est point de bonheur véritable sans religion ; c'est notre consolation dans toutes les situations de la vie.

La vraie religion est tolérante , et ne veut point de persécutions; elle respecte toutes les croyances et plaint ceux qui n'en ont pas. L'athéisme,-qui nous laisse sans consolation , sans avenir, sans espérance, conduit au suicide.

Pour être pieux , il faut n'être pas pusillanime : sans force d'âme, on ne possède aucune vertu , on n'accomplit aucun noble devoir.

Vos études et votre raison vous conduiront à reconnaître qu'il n'y a pas de religion plus pure , plus exempte d'erreurs , plus resplendissante de sainteté , plus manifestement divine que le christianisme. Il n'y en a pas qui ait autant contribué à faire marcher et à propager la civilisation , à abolir ou à adoucir l'esclavage , à faire sentir à tous les mortels leur fraternité devant Dieu, leur fraternité avec Dieu même.

Tu raisonnes, et moi j'admire ; tu disputes, et moi je vais croire ; je vois la grandeur , et cependant je ne puis parvenir à mesurer toute la profondeur.

Souvenez-vous de votre Créateur pendant les jours de votre jeunesse, avant que le temps de l'affliction soit arrivé.

Dieu fera rendre compte, dans son jugement, de toutes les fautes et de tout le bien et le mal qu'on aura fait.

La religion et les mœurs sont les seuls moyens de prospérité pour les nations comme pour les individus.

Venez à moi vous tous qui êtes travaillés et chargés , et je vous soulagerai ; venez à moi vous qui pleurez , et je vous consolerai.

Les railleries des hommes frivoles doivent être impuissantes sur vous lorsqu'il s'agit de proclamer des sentiments élevés , et le plus élevé de tous les sentiments , c'est d'aimer Dieu.

Celui qui est d'accord avec Dieu ne craint point d'avoir les hommes pour ennemis.

Xe craignez point ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l'âme , mais craignez plutôt celui qui peut perdre et l'âme et le corps dans l'enfer.

Celui qui craint le Seigneur sera heureux et il sera béni au jour de sa mort.

Que la pensée de Dieu occupe tout votre esprit , et que tous vos entretiens soient des commandements du Très-Haut.

En mettant toute notre confiance en Dieu , nous éprouverons des sentiments d'une joie religieuse qui nous accompagneront dans toutes les circonstances de la vie, allégeront nos peines, adouciront nos maux, faciliteront la pratique de nos devoirs , et seront les avant-coureurs de la félicité céleste.

Il n'y a que la religion capable de changer les peines en plaisirs.

L'oubli de toute religion conduit à l'oubli de tous les devoirs.

La véritable religion , c'est la vérité, la charité , la bienfaisance, l'humilité J la douceur dans le caractère et dans les procédés : tout exercice de religion qui n'est pas fondé sur cette base n'est qu'illusion et hypocrisie.

Le triomphe de la religion est de consoler Thomme dans le malheur , et de mêler une douceur céleste aux amertumes de la vie.

Nulle puissance humaine ne peut forcer le retranchement impénétrable de la liberté du cœur : la force ne fait que des hypocrites ; quand les rois se mêlent de la religion , au lieu de la protéger, ils la mettent en servitude. Accordez donc à tous la tolérance civile , non par indifférence , mais en souffrant avec patience ce que

Dieu souffre ; ne cherchez à ramener les hommes que par une douce persuasion.

La vraie dévotion est tolérante comme la vraie philosophie ; l'hypocrisie et la superstition sont seules fanatiques et intolérantes.

La religion est toujours bienfaisante , toujours conciliatrice , toujours prête à accueillir ceux qui , fatigués d'erreurs qui affligent , ont besoin des vérités qui consolent.

Vous aimez la joie, le repos , le plaisir : j'ai goûté de tout. Il n'y a de joie, de repos, de plaisir qu'à servir Dieu.

Il faut, pour rendre l'homme heureux , que la religion lui montre qu'il y a un Dieu , qu'on est obligé de l'aimer , que notre véritable félicité est d'être à lui, et notre unique mal d'être séparé de lui.

La véritable piété s'accorde avec tous les plaisirs raisonnables.

Le passé nous fournit des regrets, le présent des chagrins , et l'avenir des craintes. La religion seule calme tout et console de tout.

C'est à Dieu qu'il faut avoir recours dans les afflictions; il n'y a point de si grandes amertumes qui ne s'adoucissent par une parfaite résignation à la Providence.

Croire à la Providence est la récompense de la vertu; le crime ne sait qu'en avoir peur.

L'homme malheureux qui accuse la Providence de son infortune , ressemble à l'enfant qui ne peut comprendre qu'une correction est une preuve de la bonté paternelle.

La religion, c'est l'amour de Dieu

Quand même l'institution du Dimanche ne serait pas une institution religieuse , mais simplement une institution civile , elle n'en serait pas moins admirable.

Souviens-toi du jour du repos pour le sanctifier.

L'espérance est le plus précieux des bien faits de la Divinité.

L'espérance est la source du courage et de la joie même que les martyrs déploient dans l'horreur des tourments.

Les sentiments de la conscience se font entendre malgré le son bruyant de mille passions, et nous disent qu'il faut avoir une religion pour avoir l'âme tranquille.

L'homme est justifié par les œuvres et non par la foi seulement; car, comme un corps

sans âme est mort , de même la foi sans les

œuvres est morte.

Un homme sans religion , sans croyance , se

trouve dans le monde comme au milieu d'une mer immense. Privé de soutien et de guide , rien ne le dirige, et l'abîme doit l'engloutir sans retour. L'homme religieux , au contraire, ne craint pas la fureur des flots ; il voit le bras de la Providence venir à son aide et il espère ; avec son secours, il aborde et jouit enfin delà félicite qui l'attend sur l'autre rive.

Un bon prêtre est celui qui se dérobe au monde,

Qui, dans sa piété charitable et profonde,

Par l'espoir d'un bonheur qui ne doit point finir,

Charme les maux présents et les maux à venir,

Jamais ne prête à Dieu ni haine ni colère,

Et n'attend de ses soins que le ciel pour salaire.

Quoi qu'en disent certains esprits durs et

bornés , le plus grand bienfait qu'on puisse

donner à l'homme est celui des idées re-

ligieuses , parce qu'elles sont consolantes et

suppléent à toutes les autres chez les êtres dont les jours sont voués aux travaux journaliers et aux ordres impérieux de la nécessité.

Évangile. Ce divin livre , le seul nécessaire à un chrétien et le plus utile de tous à quiconque même ne le serait pas , n'a besoin que d'être médité pour porter dans Famé Famour de son auteur et la volonté d'accomplir ses préceptes. Jamais la vertu n'a parlé un si doux langage ; jamais la plus profonde sagesse ne s'est exprimée avec tant d'énergie et de simplicité. On n'en quitte point la lecture sans se sentir meilleur qu'auparavant.

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