‹ Le guide du cultivateur ou Cours d'agriculture [microforme]Chapitre 10 sur 113 · EME · texte numérisé non relu

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Le cultivateur, surtout, obtiendra difficilement de ses subordonnés l’obéissance voulue et une vraie co-opération à ses volontés et à ses désirs, s’il ne possède pas la fermeté de caractère, Mais cette fermeté n’est complète que si l’on y joint une certaine souplesse et une certaine disposition à l'indulgence. C’est là que repose tout le secret de l’art de commander.

A chaque instant du jour, le maître se trouve placé entre les inconvénients de la faiblesse et ceux de la sévérité. Une détermination doit être prise dans tous les cas avec calme et modération, et l’on doit préalablement chercher à se faire une juste idée des effets produits par cette détermination, non seulement sur celui qui en est l’objet, mais aussi sur les autres employés. C'est le tact qui nous indique où doit s'arrêter la fermeté sans dégénérer en obstination et en rudesse.

Les différentes qualités que nous avons exposées brièvement dans nos considérations générales, tiennent à des dispositions naturelles de l’industrie ; mais toutes ces dispositions peuvent se modifier et s'améliorer par la pratique, par l'attention soutenue et cette habileté de la vie qu’on nomme expérience.

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