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très avancée. L’Angleterre, l’Ecosse et la Belgique surtout ont fait de grands progrès dans l’art agricole, mais ces contrées n’ont pas toujours été aussi riches qu’elles le sont aujourd’hui. Il n’y a pas encore un siècle leurs cultivateurs étaient voués à la pauvreté la plus affreuse, Le temps et la nécessité ont engagé ces peuples à améliorer leur système de culture, et c’est la comptabilité qui a été le point de départ de toutes leurs améliorations et de leurs progrès agricoles.
Quelques cultivateurs intelligents, qui tenaient un compte rigoureux de leurs dépenses et de leurs produits, se sont convaincus qu’ils marchaient à pas rapides vers une ruine complète. Ils ont alors cherché les moyens d'augmenter leur production sans accroître leurs dépenses, et ces moyens ils les ont trouvés dans les améliorations que la science et l'expérience leur conseillaient, Ils ont aussitôt amélioré leur système de culture et leurs instruments, et le succès a couronné leurs efforts. Leur exemple a trouvé une foule innombrable d’imitateurs, et ces pays ont marché ensuite dans la grande voie du progrès agricole. Il en sera de même au
Canada, si tous les cultivateurs sachant lire, écrire et compter, tiennent une bone comptabilité, qui leur apprendra bientôt que leurs produits payent à peine leurs frais de culture. Cette connaissance de leurs affaires les portera infailliblement à effectuer les améliorations qui sont la véritable source du bien-être et de la prospérité.
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RAA à. D DE L'ALIMENTATION DES ANIMAUX
Nous ne pouvons terminer ces considérations générales sans dire un mot de l'alimentation des animaux à l’étable. Mais il est impossible de fixer arithmétiquement la quantité de nourriture que l’on doit donner à chaque animal; car cette quantité varie suivant l’âge, l'espèce et le poids de la bête. Nous nous contenterons, par conséquent, d'exposer les principes généraux qui doivent guider le cultivateur dans cette tâche difficile ; et pour cela nous aurons recours aux lumières des personnes qui ont fait une étude spéciale de cette importante question et qui ont une grande expérience dans l'alimentation des animaux. Nous laisserons donc la parole à M. J.-A. Couture, médecin vétérinaire avantageusement connu de Québec.
“ NOURRITURE DU CHEVAL— La nourriture du cheval consiste en foin, avoine et paille. Il va sans dire que la quantité de chacun de ces aliments doit varier avec la taille et le tempérament du cheval et l'espèce de travail qu'il fait.
Toutes choses égales d’ailleurs, plus le cheval a le flanc long, plus il lui fiudra de nourriture pour se tenir en bon état ; plus le travail sera dur et surtout rapide, plus il lui faudra d’avoine.
L’avoine est l'aliment par excellence du cheval. Pourle bétail de boucherie, on peut la remplacer par l'orge, le maïs,
le son, les tourteaux de lin ou de coton ; mais pour le che- .
val, rien, rien au monde ne peut être substitué à l’avoine.
C’est le stimulant le plus puissant qu’on lui puisse donner ; outre la grande quantité de protéine, de matières grasses et amylacées et des sels qu’elle renferme, elle possède un principe stimulant qu'on ne trouve que dans cette
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