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seulement ses laborieux enfants, mais encore ceux qui, préférant une oisiveté turbulente au travail des ateliers, répandaient l’effroi dans les cœurs et déshonoraient le nom d'ouvrier.
‘“ Elle purifie, en les rendant utiles, dans les colonies pénitentiaires, les hommes que la justice a frappés ; elle ouvre ses asiles aux orphelins et aux pauvres enfants affligés de leur origine ; elle révèle à tous les bienfaits d’un père tendre ét prévoyant auquel vous avez aujourd’hui rendu un hommage solennel de reconnaissance,
“ Vous avez bien commencé la journée ; vous avez compris que, si vos yeux sont souvent fixés sur la terre, vous avez besoin aussi de les lever au ciel vers Celui qui dispense à vos champs le trésor de ses nuées et les rayons de son soleil,
‘“ Laboureurs, quand l'orage révolutionnaire grondait sur la France, vous accomplissiez en silence la sainte loi du travail imposée à tous par Dieu ; vous n’avez jamais troub'é la société, et votre charrue féconde cicatrisait les plaies saignantes de la patrie désolée ; aujourd’hui l’agriculture envoie à l’armée ses plus intrépides soldats, ces hommes infatigables, sobres, docile:, qui vont assurer la paix du monde et continuer les pages glorieuses de notre histoire, héritage de nos pè'es. Laboureurs, jeunes soldats, par le fer de votre charrue, par l’acier de vos armes, la France sera toujours la grande, la puissante, la généreuse nation parmi les nations du monde.”
Nobles paroles, puissent-elles être comprises de tous les cultivateurs ; elle est si belle et si bonne la vie des champs !
Oui, si notre beau pays est aujourd’hui heureux, grand et prospère, c’est à l’agriculture que nous le devons. Si notre peuple est resté honnête et laborieux, c’est encore à l'agriculture que nous devons cet insigne bienfait,
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On peut définir l’agriculture comme suit: c’est une science qui nous apprend à obtenir du sol les plus grands produits avec le moins de dépenses possible, en faisant concourir les différents facteurs agricoles vers le succès. Pour obtenir cette fin si désirable, l’agriculteur ne doit pas seulement posséder la science pratique, c’est-à dire savoir exécuter les travaux manueis ; il lui faut encore certaines connaissances théoriques, que nous divisons en deux parties, savoir: 10 La production des plantes et des animaux, et 29 l'économie rurale. La première constitue la partie théorique, et la seconde, la partie économique.
L'économie rurale est la partie industrlelle et administrative de l’agriculture. C'est elle qui nous fait connaître les diverses branches ou les différents objets qui constituent l'exploitation d’une ferme. Pour arriver sûrement à cette connaissance, ;: économie rurale nous enseigne à tenir compte des nombreux agents, tels que le climat, la nature du sol, qui exercent une grande influence sur l’augmentation ou la diminution des produits. On comprend facilement que cette science est d’une absolue necessité pour le cultivateur qui veut marcher dans la voie du progrès, car c'est elle qui doit le guider dans l’organisation et la direction de sa culture. La science agricole considère alors l’exploitation du sol eomme une industrie pure et simple, au moyen de laquelle le cultivateur peut fabriquer des produits en se servant de certaines matières aussi indispensables que le sont la laine, le bois ou le charbon et l’eau pour le fabricant de drap. Les matières premières pour le cultivateur sont : la terre, le travail et l’engrais. Tout le monde sait que si ces matières sont de bonne qualité, c’est-à-dire que si la terre est riche, l’engrais abondant et le travail bien fait, les produits seront abondants et de quaiité supérieure, Il en