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L’AIL

L'ail sert comme condiment et facilite la digestion. C’est aussi un excellent vermifuge ; pour cela on le fait bouillir dans du lait ou on l’infuse dans du vin blanc, pendant 24 heures, dans la proportion de 7 de livre pour une bouteille.

ESPÈCES ET VARIÉTÉS.— Nous ne cultivons qu’une seule variété d'ail commun ; c’est l'ail rose ou hâtif.

CULTURE.—On cultive avantageusement l'ail sous tous les climats et dans tous les sols. Cependant il donne ses meilleurs produits sous les climats doux et secs et dans les terrains de consistance moyenne. Les terres très humides sont les moins convenables ; car l'ail y est exposé à la pourriture.

On ne doit jamais fumer l'ail avec des engrais frais. Le bon terreau de couches, les engrais d’étables bien décomposés sont les fumiers qui profitent le mieux à l'ail On applique = fumures, autant que possible, en automne, et

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on les enterre* immédiatement par le premier labour de préparation.

Sous nos climats, l’ail ne se reproduit pas au moyen de graines, on le multiplie par ses caïeux ; ce sont de petites gousses qui se détachent facilement et dont la réunion forme la bulbe principale de l'ail, On ne prend comme reproducteurs que les caïeux qui formen, la circonférence de la bulbe ; ceux du centre sont moins bons. On plante ces caïeux en carrés ou planches, ou en contre-bordure le long des plates-bandes. J'ail n'aime pas à venir deux années de suite à la même place, ni après l'oignon et l’échalote ; les plantes de la même famille sont très antipathiques les unes aux autres,et il faut ne les ramener à la même place qu'après un intervalle de plusieurs années.

Après avoir bien préparé le sol par deux labours ou deux bêchements, l’un en automne et l’autre au printemps vers le milieu de mai, ou plus tôt dans les localités où les chaleurs sont plus hâtives ; on fait des carrés ou des plates-bandes, et l'on ÿ plante l'ail en lignes espacées de 6 à 7 pouces ; chaque caïeu est placé à la distance de 4 pouces de son voisin et à 2 pouces de profondeur dans le sol; onle recouvre ensuite d’une légère couche deterre. Il importe, pour faciliter la première végétation, de ne planter l'ail que dans un sol dont la surface est parfaitement ameublie au moyen de râtelages énergiques et répétés. Pour arriver à ce résultat, lorsque la saison et le sol sont secs, on donne

de nombreux et copieux arrosages aussitôt après la plantation des caïeux.

Pendant le cours de la végétation, on n’a pas à s'occuper des insectes, car ils ne touchent pas à l'ail; mais il faut travailler soigneusement à la destruction des mauvaises herbes et répéter les sarclage aussi souvent que le nettoie.

ment du sol l’exige, Il ne faut pas non plus permettre à la sécheresse de retarder la végétation, parce qu’on subirait une forte diminution dans les produits. On arrose donc tous les soirs, jusqu’à ce qu’une bonne pluie soit venue donner au terrain l'humidité dont il a besoin,

Lorsque les tiges de l’ail ont pris tout leur développement, il importe beaucoup de faire refluer vers la bulbe la plus grande quantité de sève possible, Pour cela, on plie la tige et on l’attache ; quelquefois même on attache les tiges de deux pieds d’ail ensemble, Ces ligatures ont pour effet de diminuer la circulation de la sève dans les tiges et les feuilles. La plus grande partie de la sève reste alors dans la bulbe et développe les caïeux d’une manière prodigieuse.

La récolte de l'ail se fait lorsque la plante est mûre ; ce que l’on reconnait au desséchement des feuilles. Alors on arrache les bulbes, mais toujours dans un temps sec ; on les secoue pour faire tomber la terre qui adhère aux racines, et on les étend sur le sol, où elles restent pendant deux ou trois jours pour leur permettre de compléter leur dessiccation, L’ail se conserve facilement ; on en fait des bottes plus ou moins volumineuses en les attachant par leurs tiges, et on les suspend dans un lieu sec.

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