‹ Le guide du cultivateur ou Cours d'agriculture [microforme]Chapitre 99 sur 113 · LA FÉVEROLE OU GOURGANE · texte numérisé non relu

LA FÉVEROLE OU GOURGANE

La gourgane est employée en potages ou en soupes ; on en fait aussi, après lavoir grillée,un breuvage très nourrissant, qui remplace le café dans plusieurs familles.

CULTURE. — Nous connaissons déjà la culture de la féverole en plein champ ; celle du potager n’en diffère que très peu. Ce sont les ntêmes exigences sous le rapport de la

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nature du sol et de la fumure ; maïs, comme la féverole du potager est plus délicate que celle de la grande culture, elle demande, par conséquent, plus de soins. On choisira autant que possible un sol argileux ou de consistance moyenne, et bien fumé ; on l’ameublira parfaitement et l’on y sèmera la féverole en lignes espacées de 12 à 15 pouces ; on laisse tomber 4 graines par chaque 12 pouces. Tes semis se font vers le milieu de mai.

La féverole a une végétation vigoureuse et rapide, Cependant, cette circonstance particulière ne doit pas nous dispenser de lui donner des sarclages et des binages ; au contraire, elle se développe avec d'autant plus de force que ces opérations sont moins négligées. Ainsi, dès que les plantes sont assez formées pour qu’on puisse bien distinguer les lignes, on pratique un sarclage à la gratte ; en même temps on éclaircit de manière à laisser une distance d’environ 4 pouces entre chaque tige. Le lendemain, lorsque les mauvaises herbes sont bien fanées, on ramène un peu de terre au pied des plantes. On renouvelle ces opérations une ou deux fois pendant le cours de la végétation, suivant que l'exige le nettoiement du sol.

Lorsque les premières gousses sont bien formées, on remarque généralement au sommet des plantes une quantité considérable de pucerons. Ces insectes font beaucoup souffrir la plante par leurs nombreuses piqûres. On en préserve le végétal en l’étêtant, c’est-à-dire en enlevant la partie supérieure avec une faucille. Cette façon a encore l'avantage de fournir plus de sève aux gousses existantes et d’en hâter la maturation.

On récolte la féverole lorsque les goussse sont devenues noires ; on en coupe les pieds ; on la laisse étendue sur le champ ; une fois sèche, on l’entre et on l’égrène.

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