LE PALAIS
iiiitlT« da Palais ao temps de l'emperear Julien , lorsqu'en Zhl
il réorganisa la province des Gaules. Ce fut la capitale ou la curie elle siégede l'autorité municipale. Api la domination romaine, les rois visigoths s'y logèrent au milieu dps ruines. Reconstruit ou restaure sous Pépin , puis sous Gharlemagne, ruine sons ses successeurs , il fut appelé par Louis-le-DétM>Dnairc son château loyal de Poitiers. Habité plus tard par nos comtes de Poitou devenas maîtres héréditaires du duehé d'Aquitaine » il fut réédifié avec magniiloenee par Guillaume-le-Grand , au oommeneement du zr siècle, et ce prince aussi puissant qu'un roi y tint sa cour» d'où cet édHlce fut appelé Àula, Cest à Guy-Geoffroy (Gulllaame vn, lila de Guillaurae-le-Grand) , que l'on attribue la construction de l'immense salle des Gardes qui forme aujourd'hui la salle ûes PaS'Perdus de la cour d'appel. Le style de sa décoration en galeries feintes où l'ogive se mêle au plein ^cintre encore dominant , accuse Fépoque de transitionlqiui se rapporte bien au temps de Guy-Geoffroy mort en 1U86.
Après les r^nes d'Aliénor et desrois d'Angleterre, comtes de too» St-Lonis Tint lui-même installer son frère Alphonse qu'il avait investi du comté de Poitou. Ce fut là que le fier Lnsignan , comte de la Marcbe , époux de la comtesse reilie Isabelle d*Angoulcme,vint faire à son suzerain l'insulte publique qui fut si noblement vengée par la victoire et le pardon. '
Brûlé en 1346 par les Anglais, le Palais fut réparé en 1395 par Jean, duc de Berry et comte de Poitou , frère du roi Charles V ; il fit alors construire la façade méridionale qu'il sonda sans trop de précaution à la salie des Gardes. Cette façade » dont le style accuse bien le xiv* siècle, est décorée àTintérieur d'une foule de détails gracieux parmi lesquels on distingue des statuettes d*utt fort bon goût. Hais le badigeon a malheureusement altéré la délicatesse de leurs formes, et c'e^t grand dommage , car elles se prêteraient à un examen àciieux que kui élévation du reste ne permet guère.
Trois cheniinées dont les tuyaux s'élevaient au-dessus du pignon , après avoir traversé d'une façon fort bizarre les ares des fenêtres ogivales , permettaient de cbauifer l'intérieur de cette salle immense. Gacbées par une doison» ces ciieminées servent