‹ Le guide du voyageur à PoitiersChapitre 16 sur 32 · LE PALAIS · texte numérisé non relu

LE PALAIS

aajoorMtif de magasin à ho\% de ehaoffage pour la cour. Bien

qu'on puisse dire rigoureusement qu'elles n'aient pas précisément cYiangé de destination , il est a regretter que cette mutilation volontaire ait euU vé à ces monuments cuiinuv Ilhh vnital>le caractère. Le télégraphe a remplacé, au commet du pignon , l'extrémité do tuyau delatioi8ièinecheininée,ainsi que la statue colos- Baleou^rand Guillaume qjaîeti futarrachée lorsque la cordefaisaii aoz statues de pierre ce que la guillotine faisait aux bommes.

Le duc de Berry ne se borna pas à la reconstruction de la façade méridionale de son palais ; il y ajouta le don]on flanqué de quatre tours qui s'avance vers la rue des Cordeliers et qui présente aa\ regards ses statues mutilées , ses fenêtres endommagées et sa face latérale horriblement defigurce par les maçons qui en ont fait une cour d'assises. C'est là que se trouve la tour historique de Mauhergeon (Malhberg , audiences en lieux couverls t Mallobergium), lien où dès l'origine, etsousCbarlemagne, furent tenues les^audiences publiques et rendue la justice , et dont relevèrent depuis tous les flefs capitaux de la proylnce. SI l'étymologie que nous venons de vousdonnerde eemoldeMaubergeon ne TOUS satisfait pas , voici celle que vous propose Piganiol de la Forceàaxi&la description de la France, t. v, p. 94. «On voit, dit-il, au milieu de la ville de Poitiers une grosse tour ronde, construite de grandes pierres et ornée par le dehors de plusieurs figures qu'on dit avoir été le château cPun homme de crédit appelé Mauhergeon. » Si vous n'êtes pas content de oelle-Gi, vous êtes décidément difficile à satisfaire.

Ce fut dans le palais de Poitiers que le daupbin, fils de France, fut proclamé roi sous le nom de Charles VU (octobre 1422) ; ce fut là encore que fut interrogée par les docteurs les plus babiles Jeanne-d'Arc la Pucelle (mars i429)j ce fut là que s'assemblèrent les parlements de Paris et de Bordeaux , au moment où la France presqu'entière était anglaise; ce fut là que les grands jours , ces assises solennelles de la plus haute juridiction d'alors rendirent au pays la sécurité qui lui manquait, et léguèrent au présidial , digne prédécesseur de la cour supérieure qui y siège aujourd'hui, le soin de rendre bonne et prompte justice.

Cette souveraineté respectable, mais trop pacifique, ne sut pdnt

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