LS PALAIS
défendre éncrgiquement son domaiac. Envahie de toutes parts, la place assiégée par d'ambitieux voii^ins , succomba aux attaques souterraines et clandcsiiDes dentelle fut ineessamment Tob- Jet Les usurpateurs sTy cantonnèrent si bleu, qu'un Jour, lorsque l'Etat ipoulut rentrer dans une partie de ce qui lui appartenait légi* timement , Il fut contraint de l'acheter et de le payer à beaux deniers comptants. Cela eut lieu , non sans peine, de 1845 à 1847, sous l'administration éclnirée de M.d'lmbert de Mazères, préfet de la Vienne. Il obtint au prix de 7f>,000 fr. la démolition des harraques qui cachaient aux regards la portion du vieil édilice que l'on aperçoit maintenant de la rue des Cordeliers.
Bientôt, lorsque les ressources dont l'État peut disposer, lui permettront d'achever l'œuvre qu'il a entreprise , ce monument qui ne fut Jamais achevé , recevra le couronnement que réclament ses tours démantelées , et les réparations qu'exigent les cruels mé* faits dont il fut viciiine. Précieux comme monument civil , il Test encore plus, vous le voyez, par les souvenirs historiques qu'il rappelle.
Nous n*avons pu voir qu'une partie de ce que nous avons dû vous décrire pour ne pas couper notre récit: maintenant, revenons sur nos pas afin d'examiner l'intérieur do monument. Tour-* nant à droite, par la rue Saini'Françoit^ nous arriverons en face d'un fronton grec décoré des attributs de deux royautés successives. La République au moins a eu le bon esprit de ne pas s'offusquer des chiffres que le gouvernement de 1830 avait suhstitu(*8 aux signes qu'il i roscrivait ,lui qui devait être proscrit à son lour; nous en félicitons smc^rement la République. Il n*y a rien de niais, rien de slupide comme cellp guerre faite h des monuments iQolfensifs qui devraient conserver toujours le cachet , bon ou mauvais, de leur origine. Sous le rapport du style, hélasi celui-ci est bien triste ; c'est suivant le dire de notre devancier « ce que l*ar« chitecture moderne emploie Indistinctement pour en faire l'eBtrde d'une église, d'une salle de spectacle, d'un eorps-de-garde ou d'une mairie, » et ce qu'il y a de pire , c'est que le constructeur de ce tribunal de première instance à peine rdillr que vous voyez îV main gauche , s'est cru oi»ligé parce précèdent déplorable de faire taire les répugnances de son bon goût devant une symétrie k