‹ Le guide du voyageur à PoitiersChapitre 24 sur 32 · N01HE-ÛAM£-LA-GRA.\DE · texte numérisé non relu

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bruit fat grand de rinoonvénlent » les nos en fiaient en bonne aorte, les autres en manualse : mais il advint (comme Dieu Youlat] que la vérité fut scûeblentôst: car quinze jours après ou environ ,

on trouva sur la fosse du trespassé une roze blanche , ca branche verte nouvellement veniie , iaçoit que ce n'eu fust la saison. Parquoy fut le icunc enfant desenterre , et on trouva en bouche un petit biilct de papier , où estait escrit en lettres d'or , Maria : dont chaseun fust fort esbahl« Et à oette raison on fit information du cas , et comme il estait mort , et on trouva par la femme « par

-le prestre qui l'avait confessé et les serviteurs .qui ravalent veu trépasser qu'il estait décédé en douleur et déplaisir qu'il avait eu de son péché : par quoy fut mis eu terre saincte. Et en commémoration de ce , on ht faire une image de Notre-Dame en la ditte église saînct Nicolas , qui «^«t l'image qu'on y voit de présent , où depuis ont été fuict tant de miracles, qu'au moyen de ce on appela depuis la ditte église Notre-Dame^ia-^Grand. » JetOQS en passant près de la porte de cette crypte étroite , un

* regard dans ses obscures profondeurs* Pendant les Jours qui s'écoulent entre le Jeudi Saint et le Jour de Pâques » le Saint- Sacrement y est exposé, et on Ten retire avec pompe pour figurer la résurrection triomphante du Sauveur. C'était cette cérémonie touchante qui avait sans dijule inspiré, et bien malheureusement il faut le dire , le pinceau dont vous verrez derrière le sanctuaire resuvre pitoyable* Examinons maintenant avec attention la chapelle qui se trouve à droite; c'est la chapelle de sainte Anne , fondée en 1475 par Yvon du Fou » grand sénéchal du Poitou, et Anne Moraude ou Houraud de Puycfaévrier, .dont elle porte les aimoiiies sculptées. C'était là qu'était, avant la révolution , la riche sépulture des fondateurs. Oepiurons Ica ravages et Icb mutilations dont elle a été l'objet en 15G2; regrettons le mauvais effet de ces cordes, de ces poids , de ces boîtes , ageuLs nécessaires de l'horloge établi par souscription avant la révolution à la place de celui dont nous avons parlé $ le marteau frappait alors comme aujourd'hui sur la plus grosse des cloches de la sonnerie du grand clocher central ; déplorons l'outrage plus récent, encore que le petit autel a reçu du pinceau d'un barbouilleur peut versé dans la gcience des couleurs héraldiques , et a^rès avoir donné une

liaTRE-DAll£-LA-GRANDE«

prière au vénérable pasteur dont la dépouille mortelle repose sous ces dalles , nous pourrons examiner à loisir la représeatation de l'ensevelissement du Christ.

Celte œuvre, d'un artiste du xvi^ siècle, existait autrefois, comme nous l'avona dit , dans l'église de Tabbaye de la Trinité ; die était placée à Textrémité du chœor, près de la grille, du oftté de Vépitre, et avait été élevée & la mémoire de Marie d'Amboise , abbesse de la Trinité , morte le 8 février 1 537 par sa nièce Jeanne de Clermoat, lllle de Louis de Clermont-Galerande et de Renée d'Amboise , qui fut pourvue de l'abbaye h la place do sa tante, par le roi François l", le 27 avril 1537. On voit sur le sarcophage les armes d^Amboise ( pallé d'or et de gueules de aix pièces).

Gettereprésentatloii, dans laquelle le sculptenr a exagéré les dé<tails anatMiii<|de8 , n*en a pas moins un mérite réel. Les costn-

mes , qui sont ceux, du xvi' siècle, peuvent servir de sujet à des études fort intéressantes à cet égard , et nous voua reœmmandons, si vous êtes dessinateur, de les copier exactement. Votre croquis vous fournira du reste les moyens de constater si la France possède dans un très grand nombre de localités , et entre antres à Monlins, Troyes, Solesmes» etc., etc., la reproduetloo fldâe de ce groupe. SI le fàit est vrai» il prouverait rexistenca d*ttne manufeieture de ces produits de l'art sculptural , sorte de pnsse-partoul funéraires, dont la destination spéciale n'aurait été déterminée que par la simple modification des meubles armoriaui.

Ne nous arrêtons point à ces tristes chapelles, elles seront cbangées plus tard. Celle du fond » aujourd'hui vouée à la sainte Vierge t était avant la Révolution celle où se trouvait l'autel de la paroisse «pil comptait 350 communiants.

R^ettons le travail et Targent dépensés dans ce confessionnal que , mieai dirigé , le sculptenr eât pu faire rc'marqnable.

Entrons dans le chœur par In erille latérale au-dessous des cloches; l'autel en marbre est la deuxième moitié de l'autel des Bénédictins de St-Cyprien; nous verrons la première moitié dans l'église de St-Porcbaire. l.e tabernacle , qui n'est pas sans mérite en son genre , mais qui n'est pas à sa place , ofte aux regards sur sa porte en métal doré , un bas^relief représentant la Gène t «^est

âAINT-BTIftNNE. —MAISON BB LA RENAISSANCE* I8T

nne œuvre du xvir siècle , il provient de Téglise des Carmélite?. * Au-dessus du Christ qui domiae Tau ici, ne voyez- vous pas un trousseau de clefs noircies par la rouille ? Ce sont les defs qui , suivant la tradition, devaient être livrées aux ennemis par un traître et qui se retrouvèrent aux mains de la statut de la sainte Werme , dans l'ëglise de Notre-Dame^-Ia-Grande : quant à celte statue elle-même, vous voyez, sinon celle qui fût Tinstrument (lu miracle et qui fût saus doute détruite lors du sac de Poitiers par les prolestanls (1562), au moins celle qui l'a remplacée au XVI» siècle.

Sur Tautel , la petite statue de Sainte Radegonde que vous voyesest une dépouille provenant de l'abbaye de Sainte-Croix, celle de Saint Hilaîre est toute moderne , et malheureusement U • est honteux de dire qu'elle n'en vaut pas mieux.

Dans le chœur , le lutrin en cuivre portant les armes de P. Morin , abbé en 1G9G , est une œuvre de moulage et de gravure qui mérite examen, l.es stalles qui sont celles des anciens chanoines et qui étaient séparées du reste dr^ IVizlise par une muraille précédée d'un jubé , n*oiïrent rien de remarquable. U n*en est pas ainsi de la chaire en bois de chêne , dont les sculptures méritent votre attention. Elle vient de l'ancien couvent des Filles de Notre- Dame (la Gendarmerie actuelle). Ne regardez point cette chapelle des fonts baptismaux ni la grille qui la protège , tout cela s'en ira quand les vitraux , les orgues et les bonnes traditions catholiques reviendront.

(i^alnt-T:tlenne. — Cette rue qui débouche deVEst sur la place de Notre-Dame , se nonmie ainsi du nom de l'église paroissiale de Si^Etienne qui était située au coin de la rue et de l'impasse St- Eiienne. C'était un édifice de peu d'importance et qui menaçait ruine au moment de la révolution, de teUe sorte qu'il était alors question de le démolir.... pour le reconstruire sans doute. La révolution est venue , il a été démoli , mais il n'a point été reconstruit. Des propriétés particulières s'élèvent à sa place.

Maison de la BeMlManee*— En nous dirigeant sur la rue du Marché , nous verrons sur notre main gauche, au n** 21 , une

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