‹ Le guide du voyageur à PoitiersChapitre 29 sur 32 · LE CALVAIRE. — USINE A GAZ. — PORTE DE TISON · texte numérisé non relu

LE CALVAIRE. — USINE A GAZ. — PORTE DE TISON

à gauche de rétablissement des Capucins, existait autrefois le sé-

liiiuaire de Saint-Charles ou Petit-Séminaire ^ tenu, comme le Grand-Séminaire, par la conLrréffalion des l azaristes. Ce monument, devenu cascrttc (Vinfantrric du Pctit-Scminaire (singulière aiiiaucô de mots qui révèle de singulières choses), n*avait rien de remarquable , il ne possédait pas même de cliapelle; c'était dans une salle basse que se oélébrait à bais-clos Tofflce diTln. Le Petlt«Sémlnaire avait poor maison de campagne 1â propriété de Ctianmoiit, située près de GroQteile.

ralvaire. — Sur le plan de ce nom, situé près dv. la caserne du Petit-Séminaire, existait, au lieu où se trouve la maison 17 , le couvent du Calvaire y dont le vaste enclos, qui s'étendait jusqu*aux boulevards , est divisé aujourd'hui entre plusieurs propriétaires. Jardiniers et autres. Les bâtiments et la chapelle de cet établissement n'avalent rien fie remarquable. Les religieuseft de cet ordre ^ni aofjoord'htii réunies, comme nous l'avons vu (page 105] , dans Panelenne maison des dames de TUnionrChré' tientie, rue des TroiS'Chtmtnées,

fslneàgax. — En suivant la rue derrière le retif-Sémi" naire, on arrive à l'usine qui fournit à In ville Téclairage au gai. Cet établissement. Tune des créations récentes les plus utiles, a été élevé (n 1845, sous radministration de H. Boariaud, maire de Poitiers.

Porte de Tlsm. — An bas de la rue sans nom qui conduit au boulevard ùc l i^^ n, h peu près en fnce do cette rue, existait autre fois unefaus.-e purle de villp. au-dc--ii- de laquelle fut établie, lora du siège de 15G9, une plate-forme muuie d'artillerie qui fut d'une grande utilité pour protéger la ville de ce côté^ où les chaussées du moulin de Tison la rendaient plus faible. Au bas de Tcscalier actuel, qui conduit à un abreuvoir, se' trouve une pierre sculptée représenfant un évéqne tenant sa crosse à la main. Sous ses pieds on lit ces mots : homes de Saint^Hilaire; c'était là en effet que s'arrêtaient , de ce coté, le» liantes du bourg et de la juridieiioD de Sa m t- il lia ne.

PàHCi DË ELOSBAC,

Pare de MfMiMe* — Suivons en remontant nu siul la j>cnlc Mu 1) uleiard , et, tout en admirant le joli paysage qui se d»'H)iile sou.> nos yeux avec les emw tranquilles du Clin, disons rhisl(>ire de notre promeuade , ce oiagaiUque ileuron de aoLre au>de«te couronne poitevine.

M. Pattl-Esprit-Marie de la Boordonoaye, chevalier, comte de Blossac^ venait d*étre nommé intendant de la généralité du Poitou, dans laquelle il ne cessa, pendant 3& années (de 1751 à 1786), de favoriser toutes les clioses bonnes et utiles. Dès 1752, voulant donner du travail aux indigents, qui n'en trou \ aient alors nulle part , il Ut commencer la promenade qui porte aujourd'liiii son nom. Ce n'était alors qu*un terrain vague, montueux, coupé de rocs et de ravins, pn^venant originairement» croyona-noas > d'une famille de Giliiers, dont il portait le nom. Un acte dn 3 déoembre 1763 parle en effet de la cession faite , pour Vmnheilissement de la mile, d'un terrain situé bourg de Saint^Hilaire au eankm de Giliiers, Ce terrain se trouvait alors coupé par deux rues allant de celle de la Tvmichée aux remparts de Tison dans le sens de l'Ouest h TE^t; l'une d'elle?, la plus pies du rempart sud, se nommait rue de Ueauvais ou de V Engin, Nous avons lieu de croire qoe sons la domination romaine c'était un vaste cimetière. En effet, lorsque les. milliers de bras que M. de Blossac mit en œuvre remuèrent le sol et creusèrent les tranchées^ Ils mirent à nu un grand nombre de sépultures gallo-romaines dans lesquelles ou recueillit des vases funéraires de toutes formes et de toutes dimensions , parmi lesquels plusieurs étaient d'un travail digne d'inspirer notre industrie moderne, l.es dessins de ces meubles remarquables existent à la bibliothèque publique, et ont été reproduits, avec le plan de Blossac, dans les Monuments du Poitou, publiés par MM. Gibault et de la FonteneUe. Notr^musée en possède- même quelques échantillons. Bientôt les ravins furent comblés, les rocs en saillie disparurent , et à la place de toutes ces laides choses s'éleva comme, par enchantement une promenade planlée d*arbres dessinant de longues allées droites (|ui se coupaient, se eroisaienl pour se réunir, et que séparaient des massifs tiabilemenl di^osés. Tout cela était Tœuvre des bras du pauvre.

PARC MB BtOSSAC*

qui y avait trooTé dn pain , Tcsawe d*on admfnlstratear bienfaisant et éclairé, IVpavre d'un insîénieur des ponls et chaussées, qui mérite qu'on voij> dise son nom, puisque sa science ne dédaigna point de tracer les modestes plans d'une humble promenade : il s'appelait Bonlcbon.

Néanmoins, cette œuvre était incomplète. Les lignes terdoyan* tes, les allées sablées s'arrêtaient à moitié de leur paroiNiTB aotoel* En 1771 » M. de Bloasac reprit donc ses iraYain» et bientAt , la promenade achevée , reçut le nom de l'adminlstratenr dont elle était le bienfait et Touvrage, C'était justice , et nous ne voyons rien d'exagéré dans ce plan géométral du moninnent qui fut alors dédié h M. l'Intendant , avec cette épi^rriphe : Semper honos, nonutnque tuum, laudesque manebunt. Seulement, la prédiction ne se vérifia point complètement. U est vrai que le rédacteur de la devise dédicatoire ne pouvait anpposer qu'à quelquci années de là il put se trouver des hommes asMs oublieux d'un passé si récent et si honorable pour oser fouler aux pieds » non seulement les ar* moirles dn généreux administrateur, mais son nom vénéré , et substituer au baptême de la reconnaissance populaire le baptême de l'ingratitude et de Tenvie En 1793, le parc de Blo&ôac

était le parc national.

Auparavant , et alors qu'il n'était enc>ore qu'en voie d'acbève* ment , il avait subi une mutilation déplorable. Les officiers du régiment du lol , alm en garnison à Poitiers» excités par les fumées d'une longue orgie » trouvèrent très plaisant de couper en une nuit tous les arbres récemment plantés. La plaisanterie fut ' jugée de très mauvais goût, le régiment dut quitter la ville, et les principaux coupables furent punis par la privation de leur grade.

D'après les projets primitifs de M. de Blossac , deux pavillons élégants devaient oifrir aux promeneurs un asile contre le froid et les chaleurs; mais ce qui eût constitué un ensemble plein de magnificence , ce qui eût honoré à jamids la mémoire de rintendaat , en métamorphosant une portion de^ la vieille ville de Poitiers» c*était le beau projet conçu par M* de Blossac, de réunir la nouvelle promenade à la place royale , par une grande et large rue droite, qui eut reçu des constructions moauuienlales pour l'inten-

PàAC M BLOSflAG. 309

daoce et les admiolstraiioas , et qui eut été bâtie mr on plan UDifonoe.

Ce projet gigantesque ne pouvait s'exécuter qu'à force d'argent» Or, M. de Blossac ne voulait point en demander à de nouveaux impdtfl, il eut donc recours à l'écononiic , lui , si généreux , se fit

chiche et quelquefois absoliDnent négatif; par ce moyen , il avait d^à , au bout do qnolqiics années '1778), amasse la somme énorme alors de ;iU,oi>o vnus , justement la moilie do ce qu'il fallait t lorsque le tinancior Necker devint contrôleur générai. Le Génevoie n'était pas obligé d'avoir un ecBur poitevin ; aussi , ne voulut*il point écouter les suppliques de M. de Blossac ; les fonds économisés durent être retirés des mains du banquier qui les faisait valoir, pour être déposés au trésor, qui.... « offirait plus de ga*

rantie et de sûreté, » et qui, en clVet , Ic^ tarda si bien qu'on

ne les revit plus. C'était préluder à la grande banqueroute par une petite.

Nous avons lu les opinions fort controversées des historiens , des politiques et des économistes sur la dose de reconnaissance qne la France doit- au contrôleur Génevois. Si l'appoint nécessaire pour faire pencher la balance en sa faveur devait venir de la ville de Poitiers, nous doutons fbrt qu'elle le fournit; et en conscience, elle aurait raison. (F., pour plus de détails, l'article de M. David de Thiais. Spectateur, ISiOj.

Depuis &«Hi achèvtmf nt vers 1772 , la promenade de Blossac a reçu peu de modiiicalions matérielles. Cependant ce n'est qu'en 1786 que l'on construisit la partie du rempart qui la termine au sud, ét l'on eut le bon esprit de copier le style des fortifications du moyen âge. La tour qui forme le coin de la terrasse du bord de l'eau et d'où l'on aper^it à l'extrémité de l'horizon la pyramide de pierre du clocher dê St-Benoît , s'appelle la tour à VOUeau, Celait là (lue les arbalctriors et arquebusiers venaient s'exercer au tir à l*oiseau. La tour duiil la base se l)aigne dans les eaux du Clin s'appelle la tour lies Bouchers, La porte du milieu, donnant sur La i ranchée , fut aussi ouverte peu avant la révolution. Quant à celle qui se trouve vers la pente de Tison au nord , elle a remplacé il y a.quelques années la plate-forme circulaire qui terminait de ce c^té l'allée du bord de feou* Le vaste boulingrin

OÙ se réunit la population poitev ine aux jours des grandes solennités, des feux de joie oniciels et des feux d'artifice nationaoi , était coupé en dmix parties dont Tune formait qd labyrinlfae assex épais qui dut être détruit plus tard.

Voici qu'elle étalent et quelleaeont eooorelesdlneDeioiisdii pare

deBlomcs

Contenance » 9 h. 81 a. 20 e.

Longueur depufe la porte d*entfée Juaqn'an rempart» 595 m.

Dana sa plus grande largeur i 240

Dans sa plus petite largeur , 1 lO

Laraciir tie la crande alh-e , 10

Largeur des allées la téralea » 6

LoBgeur du boulingrin , 16fi

Sa plus grande largeur, 100

Sa plus petite» « 06

Longueur Intérieure du grand carré » 60

Largeur intérieure du grand carré , 40

Diamètre intérieur du rond-point , iO

C'cïst en 1837 sous l'administration de M. Hegnault de Lapparent« maire de Poitiers , que les vieux arbres plantés par M* de Blossac et qui dépérissaient ont été remplacés par de jeanes tillenls. Us forment délà une large bande de wdnrefavorableaax promeneurs que tous y Terres se presser aux Jonra de fite» après midi en Itlter et le soir en été, surtout quand le eolenel du régiment en garnison a la galanterie, (et unr colonel est toujours galant) , d'ajouter le charme d'une délicieuse musique aux plaisirs des yeux et de la promenade.

Ce bassin dont le jet d'eau encadre d'une manière si gracieuse dans les massifs verdoyants ses gerbes brillantes et argentées , a été construit en 1 840 » sous radminéstration de M. JoUy • 11 est ali-> menté par la machine hydraulique de ringénleor Gordler,et par le château d'eau situé à quelques mètres de là.

Plus tard enfin , les soins pleins de goàt d*un de nos édiles (M. Pilotollr) , ont ajouté à notre promenade jusqu'alors trop aue, trop crave, trop sévère , le charme des fleurs qui mêlent leur coquetterie , leurs couleurs et leurs parfums passagers aux par* fums éphémères des acacias et d js tilleuls. Pourquoi leaexlgcttoes

P4EG PB SLOSSAC,

d'un budget trop nstrdnt ne lui ont-elles pas permis de faire quelques réserves, quelques économies pour ajouter aux vases élégants qui (Iccorent les roiids-poinls el les cariés , unp belle ?talae, ou tout au moins un beau buste de celui qui ecotiomuatt et se faisait chiche aûa de nous enrichir.

GeYœo qaifatémiSyUy aplaaieiirsaiiiiésdéjà, par notre ami M. Eeaaehel-Fineaii^ uoos le renooTelons et 11 sera exaucé, ear il est fondé sur la Justice « la reconnaissance et le bon goût.

Mais , par exemple, si on lui donne suite , nous y mettons trois conditions, e'c^t que: !• les funds qui seront affectés h cette œuvre ne seront pas cunilt s à un nouveau Neclier; 2" on ne prendra pas pour portrait authentique de M. de iilossac le buste de Pelletier de St-«Fargeault , qui se trouve relégué dans la poussière des Infor* tnnes répnbliealnes et royales ; 3' enfin , le menumeot ne sera pas constroH par on atelier national. Voyes, en effet» cher lecteur « ce portail, cet arc de triomphe, placé dans Taxe de Tallée qui vient aboutir en diagonale an bassin du Jet d'eau. C'était le portail de l'Ancienne Juridiction Comulaire dont nous avons parié déjà à propos de la rue de la Mairie et du Palais de justice (p. 137 et l is). Cette œuvre de noire sculpteur Cirouard, celte œuvre sur laquelle son ciseau facile avait sculpté les attributs du grand roi , le soleil , les lions , emblème de sa puissance et de sa force , la jtitttee et la prudence , ses vertus , au moins officielles i cette couvre enfin, que TlntelUgent patriotisme de son propriétaire avait donnée à la ville au lien d'en faire du moellon, éh bien ! vous la voyez ruinée avant même d'avoir reçu son couronnement d'autrefois. Or , ceci est un échantillon du savoir faire de ce qu'on appelait en 1848, un atelier vaîionol. C'est en effet, à cette époque, et par ce procédé d'économie moderne , fort peu économique, dit-on , que notre monument a été démoli , puis... re..^ démoli : on ne peut pas , en conscience, dire reconstruit. Noiis sommes fort heureux, avoues^le, cher lecteur, que les siècles passés ne connussent ni le droit au travail ni les ateliers natlonaux.

Tout en devisant sur cette réflexion d'économie politico-architectonique , sortons par la porte d'entrée ; félicitons encore la République de 1348 qui a laissé au sommet de cette grille l'écu de

212 tfCOLB PRlMAmB. ^ ASlldstERIB DB SAINT-ANtOINB.

gueules à trois hourdojis de pèUrin^d' argent. Sa générosité envers ces signes doublement proscrits par sa devancière, lui porlera peut-^éire bonheur dans soo pèlerinage, . Suivons la rue de Saint^ÀtUaine (en 17(13 » rue Jean^Bari) , à son extrémité , vous apercevez par-dessus un mur fort proprement fait et dont la ligne de faite est coupée au milieu par une croix de pierre, un vaste bàliniciil ai quel vous parviendrez en suivant la rue du Doyenné. C'est l'école normale primaire,

E.^éci»le normale primaire. — C'était pendant les première années de la restauration le ségourde pieux missionnaires» dont la parole écoutée produisit alors beaucoup de bien. Leur supérieur » M. l'abbé Lambert , prédicateur, à la voix pleine d'onction et de grâce , eu! l'honneur de prêcher à la Cour. Le bàtîmmit actuel de l'éculc normale, est l'ancien Doyenne du cliapilre luyal de Sain t- Hilairc-le-Grand. Lp. slvle d'orjieiiit'iauLjun de cet- édiflc-c , ses pilaslios , ses cruisces , s^s médaillons , tout anuoucc i'époqu^ qui l'a vu s'élever. C'est du x\i* siècle le plus pur.

Amudiierle de Sulnl-Antolne on de la BlndelelM* —

Au coin des rues de la Tranchée et Avi Doyenné s'élevait autrefois une chapelle et une aumônerie fondée » en 1163, par Pierre Daillé, escholàtre, prêtre et chanoine de St*Hilaire-le-Grand. Les patrons étaient Notre-Dame, St-llilaire , Stc-Marie-Madoleine. Elle était spécialement alTcclée aux paiivioo pèlerins de Sl-Janiues, trè.> nombreux cette époque, aux veillards el aux femmes eu couches. Son revenu étant devenu insnfllsant , elle fut réunie à un hebdomade au w" siècle et à riièpital-général au xvui* sous l'administration deM. de Blossac. Dans les derniers temps» cet asyle misérable offrait pendant trois jours un triste refuge aux voya* geurs indigents qu'il sollicitait à l'accepter par celte inscription gravée sur le montant de la porte d'entrée: Natkpaths LXENHIS. l'^ii l<»r^(le la pejte qui désola I*oitiers,cetto cha-

pelle fut uuc de celli's dans lesiiuelles le corps munieipal lit brûler tu cierges pourubleuir de Dieu la cesâaliou du ilcaa,

0nlnt-inierre*r He#|ilt«ille0.»Ëa suivant la rue ée la TsaïF

s. p. L'tiOSPlTAU£R.— LA CH AUDEUÈBB— CHAP. 8. aAATU^EMY. 213

citée le NorcI , puis le nie de Si'Pierre-rHMpitatier, (rue

BuffoQ en llUi) , nous arrivnn> à un bâtiment en fome de carré long, de fort triste apparence. C'était l'église de St-Pierre-rHospitalier ou de St-Pierre-l'Wowsf auf, c^mme disait le peuple. Cette église qui est appelée dans divers titres Si-Germain et St-Jean figure daos une charte du 9 Juin 94^ « el Dafour m demande si elle ne tire pas soniioBii de Si^Fimt ex hotpital$ et hospiu pauperi qai fttt réoDl à cette église et qui était destiné à reeoeinir les pauvres pèlerins , ainsi que son titre Tindlque. Elle fut donnée dès 942, par (iuiUaume Téte-d'ïCtoupcs, comte de Poitou, à un prêtre de St-Hilaire, et elle licpendait de cette riche abbaye. C'était une des paroisses de la \illc, elle comptait 300 communiants. C'est aajourd'tiai une école primaire tenue par les frères de la éoetri"

Près de Saint-Pierre-t'HospItalier se trouve une salle dTasIle* lioSreiMaie «e ta €liMMière.^Dans l'alignement de la

façade de St-Pierre-V Hospitalier , est la rue de la Chànâflière^ ainsi nommée d'une petite église qui était située à Textrémité de cette rue, en face de celle de la Tranchée. Elle est mentionnée sous le nom de Notre-Dame-de-la-Chandelière,dans un titre de février 997 » et Dufour pense qnr c^est d'elle qu'il s'agit dans la charte du f noTembre 1049» de Guillaume V» comte de Poitou , et d'Agnès de Bourgogne , sa mère. 11 croit aussi que le nom de Notie-Dame de la Chandêlièrê lui Tient de ce qu'au Jour de la Purifleatlon (la Chandeleur) , les chanoines de St-Hllalre y allaient en procession pour y faire une station. Cette p.iroisse entièrement dépendante de St-Hilaire, comptait 400 communiants,

Ckai^lle de «alnl-BarUiéleiiiy. —Dans la rue de St'Ui" latre, sur la gaucbe(nPi)» se trouvait il y a quelques Jours eneore la chapelle dite de St-Barthélemy. C'était lelleu où on croit queSt- Gelaise , abbé de St-Hilalre » fût entené. Le père Labbe rapporte à ce sujet que la poussière de la pierre de son tombeau « ayant la vertu d'être un remède bùr eoiitre le mal de dents et la fièvre , cette pierre était trouée en plusieurs endroits à force d'avoir été raclée. » L'annaliste Bouchet , tout en étant d'accord avec le P. Labbe sur la vertu de la pierre du tombeau « assurait qu'elle était

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