Irritation du larynx et de la trachée
3. Irritation du poumon même, indiquée par une respiration très rapide et un effort expiratoire également rapide. La
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toux due à une irritation des poumons ou due à une pression sur les poumons peut être soulagée en se tenant dans une position assise ou demi-assise comme dans la pneumonie, la pleurésie, la tuberculose et les bronchites.
4. La toux est provoquée par l'irritation de la plèvre comme dans la pleurésie.
5. La toux est causée par indigestion et par l'irritation des nerfs gastriques provoquant la "toux de l'estomac". Dans ce cas comme dans d'autres l'irritation agit d'une façon réflexe sur les nerfs respiratoires. Cette toux vient habituellement après les repas ou dans le courant du jour et est très violente. Une distention de l'estomac et du côlon, une pression sur le diaphragme causeront aussi parfois la toux.
6. La toux peut être causée par le voile du palais quand il est long.
7. Les maladies de l'oreille produisent parfois la "toux de l'oreille".
8. La toux est produite par des maladies du foie et de la rate.
Traitement. — S'efforcer de découvrir la cause de la toux et, si possible, la faire disparaître. La toux dans le larynx ou le pharynx peut être soulagée par des injections d'une solution alcaline, suivies de menthol et de camphre faites par un vaporisateur, un pulvérisateur ou un inhalateur. Dans ces cas la compresse froide au cou est excellente. (Voir No. 126.) Si la toux est due à des conditions existantes dans la poitrine, boire de l'eau en quantité pour diluer le sang, et rendre les sécrétions plus fluides. Parfois une toux très irritante peut être arrêtée en buvant lentement une tasse d'eau très chaude. Les fomentations entre les épaules sont très bonnes. (Voir No. 110.) Le meilleur traitement et le plus efficace est l'application chaude et froide sur la poitrine (Voir No. 118) suivie de compresses réchauffantes que l'on peut renouveler souvent pendant le jour et laisser toute la nuit. Parfois une application sèche sur la poitrine soulagera la toux. (Voir page 335.)
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Un rhume de poitrine cédera à l'inhalation de vapeur d'eau ou de vapeur médicale. Mettre une cuillerée à café de teinture de benjoin dans une chopine d'eau à 150 degrés, et inhalez la vapeur. Chacun peut improviser un inhalateur. Pour avoir de l'eau à 150°, mettre une partie d'eau froide d'environ 60 degrés dans deux parties d'eau bouillante. L'huile de pin écossais ou de goudron peut être employée de la même façon. Toutes les deux ont une tendance à arrêter la sécrétion et à diminuer l'irritation, tandis que la teinture de benjoin a un effet calmant. Les expectorants et l'opium seront évités autant que possible dans le traitement de la toux. Les alcalins augmentent les sécrétions des poumons et les acides les arrêtent.
La "toux stomacale" sera soulagée ,si l'on prend une demi-cuillerée à café de bicarbonate de soude dans un demiverre d'eau que l'on boira lentement. Le régime sera réglé et on suivra un traitement approprié. (Voir Maladies de l'estomac, pages 265-280.)
Une petite toux hachée ou une toux se produisant le matin avant le lever pouvant être le commencement d'une tuberculose, elle devra être soignée de suite.
Pleurésie.
C'est une inflammation de la membrane nommée plèvre qui entoure et enveloppe les poumons.
Il y a d'abord une congestion de la plèvre et une sécheresse des surfaces. Ceci constitue le premier stage et est accompagné de douleurs intenses dues au frottement des deux surfaces sèches de la plèvre. Au bout de quelques heures ou d'un jour il y a une transfusion notable de lymphe inflammatoire et un épanchement de sérum dans la cavité de la plèvre qui appuie sur le poumon et le sépare du thorax. Parfois le fluide couvre le poumon entier. Dans la majorité des cas, ce fluide est absorbé en une ou deux semaines. S'il n'est pas absorbé il peut se faire qu'il s'infecte de germes de pus et qu'il se forme une grande cavité de pus. La quantité du fluide peut varier de une à huit chopines.
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Causes. — Des statistiques médicales montrent que dans quatre-vingt dix pour cent des cas, la pleurésie est due à la tuberculose. Le rhumatisme et les refroidissements sont des causes communes. Elle survient le plus souvent pendant l'hiver et au printemps, elle peu également suivre la fièvre typhoïde, l'influenza, la maladie de Bright ou la pneumonie.
Symptômes. — Période sèche. — Douleur aiguë près du mamelon ou dans le côté, allant en s'accentuant quand on respire; respiration rapide et saccadée. Parfois la douleur sera ressentie fortement dans la cavité abdominale à tel point qu'on confond la maladie avec un dérangement quelconque des intestins ou de l'estomac. La toux est courte, sèche et douloureuse. Il n'y a que peu de sputum, le patient est couché sur le côté sain, le pouls est rapide; la température monte graduellement jusqu'à 102 et 103 degrés. La douleur aiguë que l'on ressent est due au frottement de la plèvre sèche, on peut entendre distinctement et sentir ce frottement.
Stage d'épanchement. — Pendant ce stage une grande quantité de fluide se rassemble entre les plèvres. La douleur diminue, la respiration est plus laborieuse, et si l'épanchement est du côté gauche, le cœur est repoussé vers la droite. La fièvre continue. Les cellules blanches augmentent en nombre. Il y a une perte rapide de chair et de force. L'urine est rare et très colorée. Il se peut que la poitrine se gonfle quelques peu du côté malade. La maladie dure à peu près une semaine.
Stage de déclin. — Pendant cette période, tous les symptômes deviennent moins graves, et le patient approche lentement de l'état normal. L'épanchement dans la majorité des cas est absorbé lentement ; parfois il peut se produire de la suppuration. Pendant cette période, des adhésions peuvent se former entre les surfaces de la plèvre ou alors le poumon peut se rétrécir. Nous omettons de donner les signes physiques de la pleurésie car il faut une connaissance spéciale pour les reconnaître et les interpréter.
Traitement. — Le traitement ressemble beaucoup à celui de la pneumonie. Repos au lit, lavement journalier. Si la fièvre est forte, lavement froid à 80 degrés toutes les
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quelques heures ; le retenir pendant dix ou quinze minutes. Ceci a une grande influence sur le foie. Localement, on appliquera des fomentations et des compresses froides sur le côté malade, changer ces compresses toutes les quinze ou vingt minutes et alterner avec des fomentations toutes les deux ou trois heures. (Voir Nos. 110, 126.) Il arrive souvent que le patient n'aime pas le froid dans le côté et que la chaleur soulage mieux la douleur. Dans ces cas, ne pas mettre d*e compresses. Si la douleur dans le côté est très aiguë ou si la toux est intense, on soulagera de beaucoup le patient en lui plaçant autour de la poitrine un bandage de gaze ou de coton d'une largeur de huit à dix pouces. Placer ce bandage pendant que le patient exhale, de façon à ce qu'il serre bien. Réduire la fièvre au moyen du maillot au drap mouillé ou de la friction au linge mouillié. (Voir Nos. 125 et 124.) Appliquez toutes les quatre heures la poche de glace sur le cœur pendant 15 minutes, et donnez une friction froide trois fois par jour (Voir No. 139.) Donnez à boire au patient. Le régime sera léger et consistera en gluten, gruau d'avoine, gruau d'orge, pain grillé, œufs, pommes cuites, oranges et jus de fruit non sucré. Si l'épanchement n'est pas absorbé rapidement ou s'il est très grand il faudra le soutirer. Eviter tout sel dans la nourriture.
Hémorrhagie des poumons.
Causes. — L'expectoration du sang est due plutôt à une hémorrhagie d'un vaisseau sanguin des bronches ou à l'érosion d'un vaisseau sanguin due à la tuberculose qu'à toute autre cause. L'hémorrhagie des poumons est souvent le premier avertissement pour le patient d'une tuberculose naissante. Toutefois l'hémorrhagie peut être due à une maladie du cœur, à des menstruations, à une rupture d'anévrisme ou à quelque maladie du sang.
Symptômes. — Habituellement il n'y a pas d'avertissement. Le sang est amené par la toux; il est chaud et salé dans la bouche. Généralement l'hémorrhagie n'est pas abondante mais sa répétition peut faire perdre beaucoup de sang. Même une perte de sang minime produit une grande faiblesse.
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Rappelez-vous que le sang des poumons est toujours d'un rouge vif, mousseux, mélangé d'air et de mucus et est alcalin. Le sang vomi est couleur foncée, cailloté, mélangé avec des aliments et des acides. Du sang peut venir du nez, de la gorge, être avalé et ensuite vomi. Dans les petites hémorrhagies il se peut que le sang vienne des amygdales congestionnées de la partie supérieure du pharynx.
Traitement, — Repos au lit dans une position demi-assise. Placer le dos d'une chaise ou de grands coussins derrière le patient. Il faut le repos absolu ; éviter même de parler. Ceci est nécessaire pendant trois ou quatre jours.
Placer sur la poitrine du patient de grandes compresses froides à 60 degrés et couvrir de flanelle. Changer toutes les dix minutes pendant plusieurs heures. Répéter pendant deux ou trois jours. (Voir No. 126.) Placer un sachet à glace entre les épaules pendant quinze minutes toutes les deux ou trois heures, et des poches chaudes aux pieds et aux jambes. Faire prendre des morceaux de glace dans la bouche et en avaler de petits morceaux. Employer la solution suivante dans un pulvérisateur toutes les deux heures pendant dix minutes : quatre onces d'albolène ; trois drachmes de thérébentine. Si possible le patient ira vivre à une altitude plus élevée.
Asthme.
Causes. — L'asthme est purement une affection nerveuse se produisant fréquemment chez des individus souffrant de distension des cellules bronchiales, provenant d'un effort expiratoire. La cause la plus commune est la bronchite. Elle peut aussi être produite par certaines odeurs, certains gaz et vapeurs ou par le pollen de certaines fleurs ou plantes. Dans quelques cas, elle est due à la congestion de la membrane muqueuse des ramifications bronchiques.
Symptômes. — L'attaque est soudaine. Quelques fois elle est précédée de sensations particulières telles que frissons, serrements de la poitrine, urination abondante. Les attaques nocturnes sont communes. Le patient est saisi d'une sensation de suffocation et d'oppression qui l'oblige à s'asseoir dans
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son lit ou à courir à la fenêtre pour respirer. Le visage est congestionné, les veines du cou gonflées. Le patient ressent une grande difficulté à respirer et à parler. L'attaque peut durer de quelques minutes à plusieurs heures. On peut entendre des sons rauques sur toute l'étendue des poumons. Après l'attaque, le patient expectore des crachats renfermant de petits globules grisâtres.
L'asthme cardiaque et rénal est dû à des maladies organiques de ces organes.
L'asthme sans complications est rarement fatal.
Traitement. — Pendant l'attaque. — Appliquez de larges fomentations à la poitrine et à l'épine dorsale, et cela jusqu'à soulagement. (Voyez les numéros 110 et 118.) Certaines attaques d'asthme durent peu de temps et disparaissent sans traitement. \
Entre les attaques. — Dans l'intervalle des attaques, il faudra veiller sérieusement à fortifier la santé générale du patient. On cherchera à stimuler l'appétit. On y parviendra par des exercices gradués au grand air, des applications chaudes et froides à l'épine dorsale, des compresses chaudes à la poitrine, des frictions froides et la friction au linge mouillé. Evitez les soupers tardifs, les excitations et les émotions. L'air de la chambre à coucher du patient ne doit pas être trop sec.
L'asthme ne se guérit pas par l'inhalation de vapeurs ou l'emploi de cigarettes et de tant d'autres préparations annoncées dans les journaux. Le meilleur climat pour l'asthmatique, c'est le climat sec à une légère altitude.
La Pneumonie bronchiale.
Synonymes. — Bronchite capillaire, pneumonie catarrhale. Inflammation des plus petits tubes bronchiques et des cellules d'air qui forment les vésicules pulmonaires. La maladie commence d'habitude comme une bronchite.
Causes. — Suit la rougeole, la petite vérole, la fièvre scarlatine, la diphtérie, l'influenza, et la coqueluche. Cette maladie est très commune parmi les enfants et aussi parmi les adultes. Très fréquente pendant les mois froids et humides.
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Cette maladie diffère de la pneumonie lobaire en ce sens que les deux poumons sont atteints et que des parties seulement des poumons sont consolidées et non le lobe entier.
Symptômes. — Ceux-ci peuvent être masqués par la maladie précédente. L'attaque est graduelle. Chez les tous jeunes enfants les symptômes sont la fièvre, prostration, pouls rapide, respiration difficile. La température est d'habitude irrégulière et varie de 100 à 105 degrés. La peau est sèche, la toux est forte et douloureuse. La respiration est saccadée et laborieuse. Les respirations varient de cinquante à quatrevingt à la minute. Le pouls est de cent quarante à cent soixante-dix à la minute. L'enfant a une expression d'anxiété et montre parfois des signes de suffocation, il est parfois agité, a des convulsions ou du délire. Il y a peu et même pas de sputum. Il se peut que l'enfant vomisse. La durée est d'une à trois semaines. La mortalité est très grande.
Traitement. — Il y a une vieille maxime : "Ne jamais désespérer d'un enfant malade." La maladie peut très souvent être évitée si la bronchite est bien soignée dans ses premiers stages. Repos au lit, bonne ventilation, température de la chambre de 65 à 68 degrés, pas de courants d'air, pas d'atmosphère humide (par la vapeur), diète liquide, lait, gruaux, blanc d'œufs passés, jus de fruit si l'enfant est assez âgé. Dès le début faire purger avec de l'huile ricin ou un bon lavement à 103 degrés et veiller à ce que l'enfant aille régulièrement à selle.
Donner des fomentations sur la poitrine pendant cinq minutes ; faire suivre de compresses froides à j5 degrés renouvelées toutes les vingt minutes ou mettre un maillot de poitrine, renouvelé toutes les heures. (Voir Nos. 110, 126 et 118.) L'application de compresses froides sur la tête ainsi que des ablutions froides de la face, soulagera les symptômes nerveux. Le bain neutre complet à 95 degrés pendant quinze minutes est excellent comme traitement final le soir. (Voir Nos. 126, 114.) Le maillot complet chaud fera souvent dormir l'enfant. Dans ce cas, laissez-le-lui pendant une heure ou plus. Veillez à ce que les pieds ne se refroidissent jamais. Avoir
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les pieds froids est toujours très mauvais pour un enfant malade. Si l'enfant devient tout bleu à la figure pendant la maladie, donner un bain à 104 degrés pendant dix minutes ou un maillot chaud et puis friction fraîche, bien essuyer ensuite. Si le cœur est très rapide, appliquer des compresses froides trois ou quatre fois par jour pendant quinze minutes. Ne jamais donner du whisky ou du brandy à un enfant maladie. Eviter les sirops pour la toux. Ils sont dangereux. Si l'enfant a plus de cinq ans donner un maillot humide à 80 degrés, pendant une heure, si l'enfant dort. (Voir Nos. 113, 115, 125.)
Fièvre des foins.
Maladie des voies respiratoires caractérisée par une irritabilité de la muqueuse, avec des symptômes asthmatiques ; attaque soudaine, récidive annuelle à une période fixe, fin brusque quand le patient atteint une certaine localité ou quand il commence à geler. Bostock décrivit le premier cette maladie en 1819.
Causes. — Tendances héréditaires et un tempérament nerveux sont des causes prédisposantes. Les causes les plus fréquentes sont: le pollen de diverses plantes, l'odeur des fleurs, des émanations d'animaux, la poussière, la fumée, les drogues, la lumière étincelante du soleil, chaleur intense, troubles du nez. La fièvre des foins survient à tout âge mais habituellement vers les trente à cinquante ans. Les habitants des villes y sont plus sujets que les campagnards. Elle est très commune aux Etats-Unis et en Angleterre. En pleine mer elle devient impuissante. Les symptômes de la fièvre des foins ont été constatés chez un patient neurotique ayant regardé l'image d'une rose épanouie ou aspiré l'odeur d'une fleur artificielle.
Symptômes. — L'attaque se produit à jour fixe une année après l'autre quelle que soit la température, les conditions ou l'entourage. On ressent des chatouillements et des picotements dans la membrane muqueuse du nez, du palais, de la conjonctive, éternuements violents, une véritable pluie de larmes, des douleurs névralgiques dans l'œil, des maux
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de tête, douleurs dans tous les muscles, souvent une grande faiblesse, perte d'appétit et insomnie. Au bout de la deuxième semaine, des attaques d'asthme peuvent se produire dues au gonflement de la membrane muqueuse du nez. La maladie dure à peu près six semaines.
Traitement. — Un séjour dans le nord, au bord de le mer, dans les montagnes, ou en mer soulagera considérablement. Baigner les yeux avec de l'eau très chaude ou bien froide. Des compresses froides ou chaudes sur l'œil et le nez soulageront l'irritation. On peut encore baigner les yeux avec la solution suivante: dix grains de borax et une once d'eau camphrée. Un onguent d'oxide de zinc appliqué sur les lèvres et les narines soulage également l'irritation. Si les yeux sont très atteints il faudra porter des verres fumés et il se peut qu'il soit nécessaire de se laver les yeux toutes les deux heures.
Si les yeux sont très enflammés il est plus prudent de consulter de suite un spécialiste. Toutefois rien n'est meilleur pour soulager l'irritation de l'œil que l'emploi continu d'eau froide et chaude alternativement ou séparément. Après quelques traitements, le patient saura dire lui-même à quelle température le bain donne le plus de soulagement.
Le bain journalier avec friction froide soulagera la surface congestionnée et stimulera la circulation. Des compresses froides sur le cou avec des bains de pieds chauds feront dormir le patient. Le pulvérisateur ou inhalateur peuvent donner de bons résultats.
Pendant les intervalles, employer tous les moyens pour augmenter la résistance vitale et pour améliorer la santé en général en donnant une bonne nourriture, des bains, de l'exercice, du repos et en faisant dormir le patient.
Le Goitre.
Elargissement de la glande thyroïde du cou juste en dessous de la pomme d'Adam.
La glande se gonfle parfois par suite de congestion vu que
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son approvisionnement de sang est très grand. Elle devient souvent plus grande vers l'âge de la puberté chez les jeunes filles et pendant la menstruation et la grossesse. L'irritation sexuelle peut être cause de la congestion de la glande.
Causes. — Cette maladie apparaît parfois en épidémie. Des cas isolés existent dans toutes les localités. Elle est commune dans certaines régions de l'Amérique, de la France, de la Suisse et dans les districts montagneux. L'apparition de la maladie est fréquemment associée à la consommation de l'eau. L'hérédité a aussi son influence.
Symptômes. — Gonflement graduel de la glande. Si la glande est très grande, elle appuie sur le larynx, réduit la respiration et provoque la toux. Une pression sur les veines du cou peut être cause de maux de tête et d'indolence.
Traitement. — Il ne faut aucun traitement spécial si le gonflement est lent. Relativement parlant, la glande thyroïde reçoit huit fois autant de sang que le cerveau ce qui explique pourquoi elle est rapidement et facilement influencée par des mesures hydriatiques. Des compresses froides et chaudes appliquées sur le goitre stimuleront la circulation artérielle et hâteront l'absorption des dépôts anormaux et du gonflement. La résistance vitale du corps sera augmentée par un traitement tonique tel qu'un bain froid à l'éponge, le matin en se levant, une bonne friction avec un essuie-mains humide, le maillot chaud et froid sur la colonne vertébrale, le bain à l'éponge et au sel, fomentations sur l'estomac et le foie. Le massage a donné d'excellents résultats en réduisant les dimensions du goitre.
Même quand le traitement semble ne donner aucun résultat, ne pas se décourager car dans la majorité des cas le goitre disparaît petit à petit. Ceci est surtout le cas chez les enfants. J'ai vu cinq à six enfants dans une même famille tous atteints de goitre tout à fait guéris au bout d'une ou de deux années. Un goitre qui se développe pendant la grossesse et augmente en dimension pendant les derniers mois sera motif à surveillance spéciale surtout pendant l'accouchement.
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Goitre exophtalmique.
Synonymes. — Maladie de Graves, maladie de Basedow.
Cette maladie est la conséquence d'une fonction pervertie de la glande thyroïde.
Causes. — Très fréquent parmi les femmes entre les âges de quinze à trente ans. Peut venir à la suite d'une grande frayeur, d'un saisissement, de surmenage ou de toute autre fatigue physique ou mentale. La cause bien définie est inconnue.
Symptômes. — Saillie de la prunelle, glande thyroïde gonflée, palpitation du cœur, tremblement des muscles, irritabilité dépression mentale, faiblesse, transpiration, anémie, insomnie.
Parfois les yeux sont tels que le patient fait l'impression de fixer quelque chose tout le temps. Parfois il ne peut fermer les paupières, et l'on perçoit un peu du blanc de l'œil. Il peut se produire également des spasmes des paupières. La paupière supérieure ne suit pas la paupière inférieure mais reste en arrière.
Le pouls est très rapide, variant de cent à cent soixante à la minute et est encore augmenté par toute émotion. Le cours de la maladie est chronique. Dans quelques cas elle disparaît au bout de six mois à un an.
Traitement. — Dans les cas déjà avancés, repos absolu au lit. Au début, des exercices bien gradués tels que la marche, mouvements suédois, massage. La diète consistera en fruits, graines bien bouillies, du pain grillé, des noix, des œufs, des légumes frais.
Arrêter les palpitations du cœur en plaçant des sachets à glace sur le cœur pendant vingt à trente minutes trois ou quatre fois par jour, compresses froides au cou. Donner des frictions avec un essuie-mains humide ou froid pendant que l'on applique le froid sur le cœur. Ceci agira comme un tonique sur la peau et les vaisseaux sanguins et soulage en même temps la condition nerveuse du patient. Si l'état du patient le permet, prendre d'autres mesures telles que la douche froide avec friction, le maillot humide, fomentations sur la colonne
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vertébrale et bains de pieds chauds. Pour combattre l'insomnie appliquer une compresse froide ou un sachet à glace sur la région du cœur en même temps qu'une compresse de glace sur le cou et des poches chaudes aux pieds. (Voir Nos. 139, 126, 124, 125, 110, 111 et 138.)
Des massages journaliers réduiront les dimensions du goitre. Le galvanisme négatif aidera également à l'absorption du dépôt de tissus anormaux. On peut également mentionner l'enlèvement des glandes par intervention chirurgicale quoique les chirurgiens sachent que leurs patients meurent souvent d'empoisonnement par la thyroïde.