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Pour tension de l'œil, consultez un oculiste

y. Pour maladie de l'urine et des ovaires ou congestion, voir les traitements donnés pour ces sujets.

Mal de tête congestif. — Dans cette condition, il y a congestion du cerveau; elle peut être aiguë ou chronique.

La congestion aiguë est due aux causes suivantes : grande exritation mentale, effort mental prolongé, fièvre et exposition au soleil, thé et café, poisons, maladie de cœur et mat de Bright.

La congestion passive est due à quelque obstruction, telle qu'une tumeur ; autres causes : maladie de cœur et âge très avancé.

Symptômes. — Pulsations à la tête, comme si la tête allait se fendre, allant en grandissant lorsqu'on baisse la tête ou qu'on fait de l'exercice ; le visage est rouge, la tête est chaude, et les yeux sont injectés de sang.

Traitement. — Lavement chaud, bains de pieds chauds, mettre autour du cou, sur la face et la tête un essuie -mains tordu trempé au préalable dans de l'eau glacée. (Voir Nos. 135, 111, 126.) Repos, la tête et les épaules étant surélevées. S'il y a fièvre, on soulagera le mal de tête en donnant au patient un bain de bras et de mains chaud pendant quelques minutes. Dans certaines fièvres telles que la typhoïde et la pneumonie, il est très difficile parfois de soulager le mal de tête, celui-ci étant dû à des poisons générés par la maladie.

Le mal de tête dû à une trop grande pression du sang ou à une action trop rapide du cœur sera soulagé après l'application

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d'une vessie à glace ou d'un essuie-main trempé dans de l'eau glacée et tordu, sur la région du cœur pendant quinze minutes. Appliquez en même temps du froid au cou et sur la tête.

Très souvent un bon sommeil est plus 'efficace que n'importe quel médicament.

Si le mal de tête est dû à la suralimentation, on soulagera la douleur au moyen de fomentations dans la région de l'estomac et du foie. Si ce traitement ne procure pas de soulagement, le patient boira copieusement de l'eau chaude, puis il se chatouillera la gorge avec le doigt. Les vomissements en excitant la circulation augmenteront les douleurs pendant quelques minutes, mais celles-ci disparaîtront aussitôt après.

Si le mal de tête est dû à un grand effort mental, un exercice vigoureux éloignera le sang du cerveau. Si les maux de tête reviennent chaque fois qu'on se remet à l'étude, on se fera examiner les yeux.

On a dit qu'une once de douleur contre-balance une tonne de santé et on est très enclin à le croire quand on est la victime d'un de ces maux de tête. Ces maux ont amené une consommation excessive de toutes sortes de drogues qui ne donnent qu'un soulagement temporaire. Si les maux de tête reviennent trop souvent, on cherchera la cause et on tâchera de la faire disparaître. Les maux de tête sont probablement plus épuisants pour le système nerveux que toute autre forme de douleur. Un effort bien déterminé à ignorer la douleur est souvent salutaire et contre-balance son effet. Si on pense trop à la douleur que l'on ressent, celle-ci en deviendra plus intense.

Migraine.

Causes. — Très fréquente parmi les femmes ; commence à la puberté et après. Dans cette maladie, des branches de la cinquième paire des nerfs du crâne sont impliquées. Dilatation de l'estomac, auto-intoxication, maladie du système sympathique, nutrition défectueuse, dyspepsie, tension de l'oeil, hérédité, épuisement physique et mental, consommation excessive de viande, émotion très grande, sont autant de causes de la maladie.

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Symptômes. — Le patient sent habituellement, un jour ou plus ou même quelques heures à l'avance, qu'une attaque va se produire. Pendant ce temps, il se sent un peu abattu, il a un léger mal de tête, se sent agité et pas dans son assiette. La douleur commence dans la région frontale ou derrière la tête et s'étend dans tout un côté. La douleur est intense, aiguë, avec des lancements. Il se peut qu'elle se transplante dans un autre côté ou dans le cou ou le bras du même côté. Le cuir chevelu est excessivement sensible au toucher, mais une pression ferme soulage. La douleur est accrue encore par la lumière et le bruit. La vue est faible. Il se produit parfois des spasmes de la pupille ou des éclairs de lumière. La grande artère correspondante du cou et de la face palpite et est dilatée, tandis que les petites artères du cuir chevelu se contractent. L'estomac est dilaté, la sécrétion arrêtée, les nausées et les vomissements sont très fréquents. Ceci constitue un effort de la nature pour délivrer le patient d'aliments, poisons et bile, qui l'empoisonnent. Le patient souffre beaucoup, la face est pâle, le cœur rapide et faible. Parfois la face est toute rouge, le patient s'évanouit, il a des hallucinations et des crampes musculaires.

L'attaque dure de six heures à deux jours, elle peut se présenter toutes les deux semaines, aux époques menstruelles ou une fois en un laps de temps variant de six semaines à trois mois.

Traitement. — Dès qu'on se doute que l'attaque est imminente, s'abstenir de manger ou ne prendre que quelques fruits ; lavez l'estomac ; prenez une dose de sel anglais ou de l'huile de ricin ou une cuillerée à café de chaque, suivie d'un bon lavement, allez au lit en ayant la chambre bien aérée et plongée dans l'obscurité ; au besoin, protégez encore les yeux. Avec ce traitement le bain de pieds chaud peut briser l'attaque ou en réduire considérablement l'effet. (Voir Nos. 135, 111, 116.) En plus, appliquez un 'essuie-mains plongé dans de l'eau glacée et puis tordu, autour du cou, sur la face et sur la tête. Le galvanisme positif est très efficace, ainsi que les vibrations rapides.

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Recherchez la cause. Evitez le thé, le café, les vins, la viande, les ennuis et les soucis ; faites de l'exercice en plein air, suivez un régime de fruits, soyez prudent dans la combinaison des aliments ; tous les jours au matin, friction à l'éponge, dormez autant que possible. Prendre le moins de médicaments possible. Cette maladie peut être guérie en vivant une vie régulière. Dans bien des cas pourtant le traitement fait peu de bien.

Insomnie.

Ceci n'est pas une maladie mais un symptôme indiquant que la personne ne dort pas assez. Bien des personnes qui disent qu'elles n'ont pas fermé les yeux ont probablement dormi pendant plusieurs heures.

Causes. — Les causes les plus fréquentes de l'insomnie sont purement circulatoires, — trop de sang dans le cerveau et grande activité des cellules du cerveau ; ou bien anémie avec trop peu de sang et de vigueur dans les vaisseaux sanguins du cerveau. Certains patients ont des envies de dormir chaque fois qu'ils s'asseyent et même en étant debout et s'endorment constamment pendant la journée, mais dès qu'ils se mettent au lit toute envie de dormir disparaît. Ceci est dû à un cœur faible et à des vaisseaux sanguins relâchés. Quand le patient se trouve dans une position verticale, le sang coule forcément dans les parties dépendantes, mais dès que la patient prend une position horizontale, le sang afflue au cerveau et irrite les cellules nerveuses.

La congestion du cerveau tient l'esprit en activité à cause de la grande quantité de sang qui y circule.

L'effort mental prolongé excessif est une autre cause importante d'insomnie comme l'on peut voir chez les hommes d'affaires qui ne prennent pas d'exercice.

L'insomnie est fréquente dans le mal de Bright, avec grande pression du sang et irritabilité de la peau; dans la neurasthénie également ; dans d'autres dérangements nerveux ou dus à des drogues, telles que opium et cocaïne ; à la suite de consommation excessive de drogues, thé, café, tabac, alcool; en cas de

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maladie de cœur, dyspepsie, auto-intoxication, fièvres, maladies cutanées, surtout eczéma ; elle est causée par des habitudes irrégulières, soupers tardifs, manque de repos, mauvaise circulation, pieds froids ; il y en a qui travaillent tellement qu'ils ne peuvent dormir. Très fréquente parmi les aliénés. La constipation est une cause commune d'insomnie et d'agitation chez les petits enfants.

Traitement. — 1. Congestion cérébrale. — Bain de pieds ou de jambes chaud, maillot chaud avec compresse froide autour du cou, sur la tête ou la face ; appliquez une vessie d'eau froide sur la tête. On peut doubler l'effet en attirant le sang dans le bras par un maillot chaud le soir avant de se coucher. (Voir Nos. 111, 116, 126, 115.)

2. Anémie cérébrdle. — Fomentations sur l'épine dorsale avec friction froide avant de se coucher. Traitement tonique pendant la journée. Dans certains cas, la friction froide le soir est trop stimulante et sera donc évitée. (Voir Nos. 110, 124, 130, 125, 129.)

3. Nervosité. — Provient du mal de Bright et de l'irritation de la peau. Donnez un bain chaud à 100° F. de 20 à 30 minutes; laissez refroidir jusqu'à 88° F. ; sécher le patient et le mettre au lit de suite avec le moins possible d'exercice. Grande fomentation sur la colonne vertébrale pendant quinze à vingt minutes est parfois suffisant. L'épongement du corps avec de l'eau chaude procurera souvent le sommeil. (Voir Nos. 113, 110, 119.)

On peut encore provoquer le sommeil en buvant une tasse d'eau chaude, de lait, de lait malté, ou un peu de bouillon de gruau, juste avant de se coucher.

Si l'insomnie est due à des pieds froids, baignez-les dans de l'eau froide avant de se coucher, puis frottez vigoureusement. On ne peut pas dormir avec des pieds froids. La ceinture abdominale humide, appliquée le soir avant de se coucher est une autre mesure excellente. (Voir No. 128.)

L'électricité statique sous forme de brise statique, le soir, soulagera la nervosité et l'agitation du patient et l'aidera à s'endormir.

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Veillez à ce que la chambre à coucher soit bien fraîche, qu'elle soit bien aérée et qu'il n'y ait pas trop de couvertures sur le lit.

Névralgie.

La névralgie est une maladie qui s'étend le long des branches nerveuses.

Causes. — Epuisement nerveux, refroidissement, tempérament nerveux, très fréquent parmi les femmes, élimination défectueuse, présence de poison dans le sang, acide urique, dilatation de l'estomac, polypes dans le nez, empoisonnement par le plomb, diabète, anémie, sang pauvre, carie des dents.

Symptômes. — Malaise général, grande sensibilité dans la région des nerfs affectés, douleurs au toucher. La douleur est intense, accompagnée de lancements. L'attaque peut durer de quelques minutes jusqu'à plusieurs jours.

Névralgie faciale.

Elle est une des formes les plus communes de la névralgie. Elle implique les centres de la cinquième paire des nerfs crâniens. Elle est due à une irritation réflexe provenant de l'estomac, d'une dent cariée, d'une tension de l'œil, de maladies du

nez, et de changements dans les centres nerveux. Parfois les cheveux deviennent tout à fait gris.

Traitement. — Lavement chaud à 110° F., bain de pieds chaud, compresses froides autour du cou et fomentation sur le côté affecté. Placez la main et le bras opposés dans de l'eau très chaude pendant une demi-heure ; bien souvent cela fera disparaître la douleur entièrement. Une forte dose d'huile de ricin, qui contient un calmant inoffens.if, a été employée avec de bons résultats. La première dose agit comme un laxatif, mais les doses suivantes n'ont plus cet effet. On prendra une dose de deux à trois cuillerées à café tous les soirs avant de se coucher. La compresse de menthol est également excellente. (Voir Nos. 135, 111, 126, 110, 127.)

Soignez les dents cariées ; elles devraient être ou bien plombées ou extraites. Corrigez la tension de l'œil.

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Névralgie intercostale.

Les cinquième et sixième nerfs intercostaux sont le plus souvent impliqués, et cela du côté gauche. On ressent souvent la douleur dans la région du cœur et bien des gens se croient atteints de maladie de coeur alors qu'il n'y a en vérité qu'un nerf de malade. Le herpès est très souvent associé à la maladie. Ceci consiste en une série de petites ampoules qui apparaissent à la surface, à l'endroit du nerf ; avant l'apparition de l'éruption, le patient ressent des douleurs névralgiques. Cette éruption sèche assez vite.

Traitement. — Fomentations chaudes continues ; galvanisme, appliquez le pôle positif sur la région où la douleur s'est localisée ; huile de ricin employée de la même façon que pour la névralgie faciale. Si le herpès apparaît, appliquez une poudre faite de deux parties égales d'oxyde de zinc et d'amidon, couvrez d'un bandage doux et serrez bien. Parfois une compresse de menthol fera plus d'effet encore que le bandage. Le régime sera léger et consistera surtout en fruits pendant quelques jours. L'arrosage statique est excellent. (Voir Nos. 110, \2y.)

La névralgie qui ne peut être soulagée par des fomentations très chaudes peut céder sous un traitement froid. Dans ce cas, appliquer des compresses d'eau glacée et changez toutes les deux minutes ; de la glace pilée appliquée dans un essuie-mains agit très rapidement. (Voir Nos. 126, 129.)

L'application directe de chaleur provenant de lumière électrique constitue un traitement très satisfaisant.

Névrite.

Synonyme. — Inflammation des nerfs.

La névrite peut être simple quand un seul nerf est atteint ou multiple quand plusieurs sont enflammés.

Causes. — Refroidissements, blessures, pression. La névrite multiple peut venir à la suite de maladies infectieuses aiguës ou de surmenage. Epuisement, soucis, ennuis, chagrins, sont autant de choses aptes à provoquer la névrite des

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bras et des épaules, tout comme les poisons minéraux et l'alcoolisme.

Symptômes. — Névrite simple. — Douleur d'un caractère lancinant ; sensation douloureuse au-dessus du nerf, brûlement, insensibilité, picotement, perte de sensation et de force musculaire, herpès, peau lustrée.

Névrite multiple. — Fièvre de 102 à 104 degrés Fahr. ; douleur intense dans les parties affectées, allant en s'accroissant à chaque mouvement ; mal de tête, perte d'appétit, douleur dans le dos et dans les membres, picotement, insensibilité, perte de force musculaire, les réflexes diminuent. Les deux formes sont aptes à devenir chroniques. La guérison est graduelle et certaines variétés sont fatales.

Traitement. — La névrite due à l'alcool ne peut être bien soignée que dans un bon sanatorium. Le repos absolu est de la plus grande importance. Mettez le maillot chaud sur les parties affectées, on appliquera des fomentations très chaudes, et le bain chaud galvanique à 102 degrés Fahr. est utile. On soulagera le patient en lui entourant les bras de ouate. Si la douleur persiste appliquer l'électricité et le massage aux muscles. (Voir Nos. 115, 110, 140.)

Hoquet.

Ceci est dû à une irritation du nerf phrénique qui provoque une contraction du diaphragme. Ceci peut survenir dans la gastrite, l'hernie étranglée, la péritonite, la goutte, le rhumatisme ou le mal de Bright. Parfois la cause n'est pas connue. La chose est dangereuse surtout si elle persiste pendant plusieurs jours.

Traitement. — Respirez profondément, retenez l'haleine aussi longtemps que possible. Répétez plusieurs fois de suite. Provoquez l'éternuement. Une peur subite arrête le hoquet, mais cela n'est pas à recommander. On raconte qu'un célibataire connaissant peu les enfants employa un jour ce moyen, avec le résultat que le hoquet fit place aux convulsions. Avalez de petits morceaux de glace, ou buvez de l'eau glacée ; placez une vessie à glace au-dessus de l'estomac ; tirez la langue aussi loin

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que possible, plusieurs fois de suite ; pratiquez un lavage. Dans certains cas, il a suffi de manger de la crème glacée pour arrêter le hoquet. Parfois, une pression sur le nerf phrénique du cou a produit l'effet désiré.

S étatique.

Inflammation du grand nerf de la partie postérieure de la cuisse allant de la hanche au genou. Elle survient entre la vingtième et la cinquantième année et est très fréquente parmi les hommes.

Causes. — Exposition au froid et à l'humidité ou une blessure, peut être la cause du mal. Pression dans le bassin, tuberculose, la goutte, les rhumatismes, la syphilis, les hémorroïdes, le surmenage, sont toutes autant de causes prédisposantes.

Symptômes. — La douleur est le symptôme le plus constant, le moindre mouvement la rend plus intense encore, elle est lancinante, et peut s'étendre jusque dans les orteils. Les symptômes sont pires pendant la nuit et par un temps froid et orageux. Le sommeil est souvent dérangé. Le patient marche sur la pointe des pieds et les genoux plies. Les muscles dépérissent. L'herpès peut se développer sur le parcours du nerf. Les membres sont froids et la circulation est faible. La maladie peut durer de six semaines jusqu'à plusieurs mois.

Traitement. — La première chose à faire est de se reposer. Lavement journalier à 105 degrés Fahr. Au début de la maladie, appliquez sur le parcours du nerf une vessie à glace ou de la glace pilée dans un essuie-mains ou compresses glacées toutes les trois minutes. Si le patient endure mal le froid, appliquez des fomentations très chaudes toutes les demi-heures sur la région traversée par le nerf, ou un maillot, sur la jambe entière. Le bain galvanique soulage dans certains cas mais ne sera donné que par une personne compétente. (Voir Nos. 135, 139, 110, 126, 115.)

Maintenez la force du patient au moyen de mesures toniques et de massage sur les autres parties du corps. (Voir Nos.

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124, 129, 130.) Quand les douleurs ont pour ainsi dire disparu, faites des applications chaudes et froides sur la jambe, tous les jours massage et trois fois par semaine l'électricité.

Apoplexie.

Syttonymes. — Hémorrhagie cérébrale.

Causes. — Survient chez les personnes d'âge, vu que leurs vaisseaux sanguins sont fragiles. La maladie de Bright, le rhumatisme, la goutte, le surmenage, l'alcoolisme, la consommation excessive de viande, la suralimentation et l'obésité sont autant de causes prédisposantes. Une attaque peut être provoquée par une excitation physique ou mentale ou après un repas copieux.

Symptômes. — Les symptômes préliminaires sont rares. Parfois on remarque une certaine faiblesse du côté qui est finalement atteint et l'on ressent quelques maux de tête. Dans la plupart des cas, l'attaque est soudaine et inattendue. Il se peut que le patient tombe brusquement ou tombe de sa chaise en parlant ou en mangeant. En général le patient perd connaissance. La respiration est laborieuse donnant parfois l'impression d'un corps étranger qui se trouverait dans la gorge. La face est rouge, la tête et les yeux peuvent être tournés d'un côté, les pupilles sont irrégulières. Si le patient bouge ce n'est que d'un côté; parfois la jambe ou le bras du côté paralysé est rigide, tellement l'irritation est grande. L'urine et les excréments peuvent s'échapper involontairement ; la température peut tomber à la suite de l'attaque.

Symptômes postérieurs. — Si l'attaque n'est pas fatale on revient à soi au bout de quelques heures ou même de deux jours. Après ce laps de temps, il y a habituellement de la fièvre. Un côté est paralysé et souvent le côté opposé est impliqué. La patient ne peut pas siffler et rit d'un côté, la langue, si toutefois elle dépasse, est déviée vers le côté paralysé. Les muscles deviennent rigides et restent ainsi de quelques jours jusqu'à plusieurs semaines. Généralement, la sensation n'est pas dérangée. Si l'attaque est légère la guérion se fait au bout de quelques jours ou de quelques semaines. Dans

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les cas plus graves, la jambe se remet avant le bras et très lentement. Au bout de quelques mois, les muscles du côté paralysé dépérissent lentement.

Parfois le patient guérit complètement et aucune trace de l'attaque ne reste. On peut prendre l'apoplexie pour un coup de soleil, un accès d'alcoolisme, ou un empoisonnement par l'opium.

Traitement. — Préventif. — Les victimes probables de l'apoplexie sont indiquées par des artères rigides, par l'obésité et abondance de sang. On devra éviter tout surmenage tant physique que mental et manger très modérément. Intervenir dès qu'il y a constipation.

Pour l'attaque. — Soutenez la tête et les épaules ; défaites les habillements autour du cou ; plongez un essuie-mains dans de l'eau glacée puis enveloppez-en la tête ; placez-en un autre autour du cou; mettez des chaufferettes aux pieds ou bien donnez un bain de pieds chaud. Rappelez-vous que si le patient a perdu connaissance il est insensible et que vous pourriez le brûler avec des fomentations trop chaudes. Ne pas employer d'eau chaude au-dessus de 125 degrés Fahr. Si la chose est nécessaire, donnez un lavement chaud. Si la face est pâle et le pouls faible appliquez des fomentations chaudes sur la région du cœur pendant quelques minutes suivies d'applications froides (Voir Nos. 110, 126.) Si la respiration est pénible, tournez le patient sur un côté en tenant toujours la tête et les épaules surélevées. Ne pas donner de nourriture pendant un ou deux jours et alors on ne donnera que de petites quantités. Après le second jour, des gruaux légers et un régime lacté peut être donné. Eviter tous les stimulants tels que strychnine, alcool, café et thé. Continuez le traitement froid sur la tête pendant trois ou quatre jours et donnez un lavement ou une légère purge. Il se peut qu'il devienne nécessaire de soutirer l'urine au cathéter.

Après que la raideur dans les muscles des premiers jours a disparu on donnera au patient un traitement tonique, friction manuelle au début suivie après quelques jours de frictions froides et frictions avec un essuie-mains humide. Massez

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journellement le côté affecté, et donnez le galvanisme trois fois par semaine. (Voir Nos. 124, 130, 140.) Si la paralysie persiste après plus de trois ou quatre mois avec contractions, il ne reste plus grand chose à faire pour le patient.

CHorée.

Synonymes. — Danse de Saint-Guy.

Ceci est un désordre des fonctions nerveuses, caractérisé par des mouvements désordonnés et involontaires des muscles. La maladie survient surtout aux enfants.

Causes. — La maladie est très commune entre les âges de cinq à quinze ans, surtout chez les filles au tempérament nerveux. Le printemps semble être la saison la plus favorable à son développement. L'hérédité joue un rôle important, alcoolisme du père ou de la mère, grande émotion ou frayeur, soucis, choc, tension ou rhumatisme aigu, sont les causes de vingt pour cent des cas qui se présentent ; la fièvre scarlatine, les vers, tension de l'œil ; irritation réflexe des organes intestinaux ou génitaux ; maladie du cœur. La chorée n'est pas si fréquente chez les nègres.

Symptômes. — Il y en a trois types, — légers, graves et violents. Les premiers sont l'agitation et un malaise général, crispations dans les bras et les mains, très légère au début ; elles se produisent également autour de la bouche, de la face et d'un côté de la tête. Les mouvements vont en s'accroissant ; l'enfant ne sait plus se tenir tranquille, il traîne les pieds et la marche est rendue très difficile par moments. La maladie peut s'étendre sur tout le corps, mais la plupart du temps elle s'en tient à un certain groupe de muscles. Si les muscles de la face sont atteints, le patient fait des grimaces grotesques. Les muscles sont faibles, on a de la peine à manger et à parler. Les symptômes augmentent si on y fait attention.

L'enfant est parfois très facilement irrité ou émotionné et a des accès de mauvaise humeur. La mémoire est faible et toute concentration mentale est difficile. Le cœur est souvent malade. Dans le type violent, il y a également de la fié-

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vre. La tendance à récidive est très commune, mais la guérison vient dans la grande majorité des cas.

Traitement. — Il est de la plus grande importance d'observer toutes les règles hygiéniques. La vie d'intérieur doit être agréable, sans disputes, reproches ni querelles domestiques. Evitez toute excitation tant physique que mentale. Toute irritation réflexe, telle que tension de l'œil et irritation génitale, doit être soignée. Encouragez le repos et le sommeil par des chambres bien aérées. Si les mouvements sont très violents, gardez le patient au lit. En général, on n'attache pas assez d'importance au repos.

Gardez l'enfant à la maison et encouragez-le si possible à passer plusieurs heures au soleil et à l'air. Pendant la période où les mouvements sont le plus marqués, isolez l'enfant pour éviter toute excitation et assurer un repos aussi complet que possible.

La constipation est très commune dans la chorée. Pour la combattre suivre un régime sec et de fruits. Faire boire de l'eau le matin et le soir. Bannir toute nourriture stimulante et irritante et donner à l'enfant une nourriture simple et nu'ritive tout en évitant la viande.

Hydrothérapie. — Le matin au lever éponger les bras, le dos et les jambes avec de l'eau froide, puis frictionner. (Voir Nos. 119 et 124.) Dès que le patient s'habkue à l'eau froide donnez des frictions générales. Le bain neutre maintenu à la température de 95° F. pendant 30 minutes est excellent pour réduire les mouvements et provoquer le sommeil. S'il est impossible de donner des bains neutres, donnez le maillot neutre et des fomentations modérément chaudes sur la colonne vertébrale. L'arrosage neutre rend de grands services. (Voir Nos. 114, 115, 125 et 110.) Au fur et à mesure que le patient se remet, d'autres mesures peuvent être prises, telles que le maillot humide et la frict:on avec un essuie-mains humide.

L'électricité statique peut être employée dans toute la maladie, et plus tard le massage.

Clwrée chronique. — Cette variété a été décrite par Hun-

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tington, de Pomeroy, Ohio, et porte souvent son nom. Elle apparaît à l'âge avancé ; elle est souvent associée à des perturbations mentales et est due à des influences héréditaires. Elle commence dans les mains ; le patient est empêché d'écrire et plus tard de se promener; il devient difficile de parler, et à la fin même impossible. Le patient est atteint de démence.

Convulsions infantiles.

Synonymes. — Éclampsie, crises.

Causes. — Digestion défectueuse, estomac surchargé, dérangements provenant de l'estomac et des intestins, irritation provoquée par l'apparition trop lente des dents, les vers, fièvre, coqueluche, irritation des organes génitaux, congestion du cerveau, rachitisme. La paralysie peut suivre une convulsion grave.

Symptômes. — Attaque soudaine commençant par Hes mains, les yeux regardent fixement et sont parfois tournés en haut, l'enfant se tend et devient tout raide, la respiration semble être arrêtée. A partir de ce moment l'enfant a des convulsions, contorsions, les yeux tournent, la tête est rejetée en arrière. Si l'attaque vient à la suite d'une indigestion, il n'y aura qu'une seule convulsion d'une durée de quelques minutes, et l'enfant s'endort immédiatement après. Plusieurs attaques consécutives sont dangereuses, et l'enfant peut ne plus jamais s'éveiller, toutefois il est rassurant d'apprendre que la mort suit rarement une convulsion, à moins que l'enfant ne soit très faible. Les attaques de rachitisme sont plus graves et plus dangereuses.

Traitement. — Pendant l'attaque mettre l'enfant de suite dans un bain de 96° F. ou dans un maillot chaud avec des compresses glacées sur la tête, ou dans un maillot au drap mouillé, avec autour de la tête un essuie-mains trempé dans de l'eau glacée. (Voir Nos. 113, 115, 125, 126.) Si possible faire disparaître toutes les irritations. Provoquer les vomissemenJs et donner un lavement chaud. (Voir No. 135.) Si les gencives sont chaudes et gonflées, donnez de l'eau froide et frictionnezles avec un chiffon trempé dans l'eau glacée. Quand les con-

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vulsions sont finies et que l'enfant dort, laissez-le dans le maillot pendant une heure en tenant la tête froide et l'es pieds chauds. Evitez les médicaments et les sirops calmants. Crampe des Écrivains, Pianistes, etc.

Symptômes. — Sensation de fatigue dans les muscles du bras, faiblesse, spasme du muscle au moindre effort que Ton fait pour écrire. Il y a aussi un certain engourdissement.

Traitement. — Evitez la cause; applications chaudes et froides sur le bras, massage, électricité faradique, gymnastique rationelle des doigts, exercice au grand air.

Épilepsie.

Causes. — L'hérédité a une grande influence. Les enfants de parents alcooliques sont souvent les victimes de la maladie. Les enfants ayant souvent des convulsions seront facilement atteints d'épilepsie dans les années à venir. L'épilepsie commence habituellement entre les âges de 14 à 25 ans. Elle peut venir à la suite d'un coup sur la tête, blessures, épuisement ou par la consommation précoce de boissons alcoolisées. Elle survient chez les individus simples d'esprit et ayant une tendance à la folie. Elle est due parfois à une irritation réflexe, telle que troubles d'estomac, vers, irritation de l'oreille, tension de l'œil ou prépuce adhérent.

L'épilepsie est une maladie qui s'accroît d'une façon alarmante et indique la transgression physique quasi universelle des lois de la nature. Les parents sèment, les enfants récoltent.

Symptômes. — Dans la forme appelée grand mal, l'attaque est parfois précédée par des phénomènes prémonitoires, qui commencent dans le doigt, dans la main, dans l'estomac ou la gorge. Les sensations gastriques sont très communes. Quand l'attaque commence le patient pousse un cri, tombe comme si on l'avait assommé, et perd connaissance. La tête 'est re jetée en arrière, les mâchoires serrées, les membres tendus et les doigts crispés sur les pouces. Au bout de quelques secondes le patient se détend, il tremble violemment pendant une ou deux minutes ; la face est bleue, la bouche pleine d'écume et même de sang, provenant de morsures aux

lèvres et à la langue. Après la convulsion ou crise, le patient respire lourdement et s'endort dans un sommeil profond qui peut continuer pendant des heures. Après une de ces attaques le patient sera faible, épuisé par te mal de tête. Les attaques varient en intensité et en nombre, on peut en avoir plusieurs par jour ou une seule en plusieurs mois.

Dans une autre forme d'épilepsie, appelée petit mal, le patient a une attaque sans convulsion. L'attaque se déclanche brusquement sans préavis, on perd momentanément connaisance sans crier ni tomber. L'attaque peut venir pendant que l'on parle, elle passe, et la conversation continue. Dans certains cas, le patient semble étourdi et commence parfois à se déshabiller. Les attaques varient de plusieurs par jour, jusqu'à une par an. On considère ce type d'épilepsie comme un avantcoureur de la forme convulsive.

Pronostic. — La mort survient rarement pendant une crise. La guérison est rare. Tout arrêt dans la maladie n'est que temporaire.

Traitement. — Diétique. — En cas d'épilepsie, soignez particulièrement le régime. L'état du patient est singulièrement influencé par ce qu'il mange et sa manière de manger. Des observations faites dans beaucoup d'Institutions1 pour Epileptiques montrent que ceux-ci auront moins de crises s'ils évitent la viande, le thé, le café et l'alcool. Le régime sera léger et nutritif, consistant surtout en fruits et céréales bien préparés, légumes et lait. La nourriture sera très lentement mastiquée et l'on prendra soin ne pas surcharger l'estomac. Le patient n'ira pas au lit l'estomac rempli.

Général. — Le patient sera entouré de bonnes influences, on le traitera doucement mais fermement. Certaines occupations faisant travailler l'esprit seront salutaires. Tout effort mental trop prolongé sera évité. Il est de toute importance de dormir beaucoup. Faire l'impossible pour améliorer la santé en général par les exercices à l'extérieur, bains toniques, frictions froides, électricité eit massage.

Les épileptiques ne devraient pas se marier. Parfois le

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patient devient si violent qu'il est nécessaire de le mettre dans un asile.

L'attaque. — Quand le mal s'annonce dans la main, l'attaque peut parfois être enrayée en nouant une ficelle autour du doigt, en serrant un bâton entre les mains, en plaçant les mains dans de l'eau glacée. Pendant l'attaque, on épargnera au patient de se mordre la langue en lui introduisant un morceau de liège ou un mouchoir entre les dents. Des fomentations sur la colonne vertébrale et sur la région de l'estomac peuvent empêcher les attaques de se répéter trop souvent. Le maillot chaud est également utile ; continuez pendant une heure et faites suivre d'une friction froide. (Voir Nos. 110, 115, 124.)

Les médicaments ne donnent pas de résultats dans le traitement de l'épilepsie. Quand le patient est épuisé par des attaques répétées, on le tranquillisera par un maillot neutre, et on continuera le traitement pendant une ou deux heures.

La peau, les reins et les intestins seront tenus dans les meilleures conditions.

Neurasthénie.

Synonymes. — Névropathie ou prostration nerveuse.

Dans cette maladie il y a un affaissement des centres nerveux du cerveau et de tout le système sympathique. Le Docteur Osier, en parlant de cette condition, dit qu'elle est en quelque sorte la contre-partie physique de la folie.

Causes. — Parlant des influences héréditaires le Docteur Osier dit: "Nous ne débutons pas tous dans la vie avec le même capital de nerfs. Les parents qui ont été sujets à des troubles nerveux ou mentaux transmettent à leurs enfants une organisation défectueuse au point de vue de ce que nous appellerons la force nerveuse. Ces individus sont appauvris dès le début et fournissent une grande partie de nos patients neurasthéniques. Aussi longtemps qu'ils se contentent de transactions modérées avec leur capital tout va bien ; mais il n'y a aucune réserve et dans les événements qui surgissent constamment dans la vie, ces petits capitalistes sombrent et viennent à nous en banqueroute."

24 — P G French

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La vie moderne avec ses tendances d'épuisement nerveux produit des résultats aussi rapides que sûrs. Il ne peut y avoir qu'une conclusion notamment "la banqueroute physique". Un recours journalier aux forces vitales sans récupération correspondante des réserves nécessaires, doit, d'après des principes éternels, nous réduire à l'état d'épave rejetée par les flots sur les côtes désertes de la maladie.

Une organisation faible, l'anxiété dans les affaires, la tension nerveuse provoquée par le gain ou la perte de grandes sommes d'argent, les mille petits ennuis, les demandes arbitraires de la vie mondaine, soupers tardifs, nuits blanches, dyspepsie, auto-intoxication, suralimentation, consommation excessive de viande, thé, café, bière, vins, drogues; plaisirs sexuels exagérés, affaires d'amour, mariages malheureux, ennuis de famille, trop grand effort mental, manque d'exercice, les remords d'une conscience coupable, le doute, — sont tous des facteurs aidant à la destruction du système nerveux.

Symptômes. — Neurasthénie cérébrale. — Tout travail mental est difficile, et toute concentration mentale presque impossible. De travail fait antérieurement vite et avec plaisir est maintenant une source d'irritation et demande un effort prolongé. Dépression mentale, ennuis, fatigue mentale et physique, irritabilité, mal de tête, insomnie, rêves désagréables, douleurs dans la tête, dérangements de la vue, douleur dans la pupille, manifestations hystériques, extrémités froides, palpitations du cœur.

Neurasthénie dorsale. — En plus de ces symptômes, il y a encore des douleurs dans tel dos, avec certaines places très sensibles au toucher, faiblesse et douleur dans les jambes, grande fatigue au moindre effort, sensation de froid et de chaleur, avec transpiration, pieds froids, et souvent palpitations du cœur, avec pulsations de l'estomac dues à la grande artère.

Neurasthénie gastro-intestinale. — Tous les symptômes de la dyspepsie nerveuse, langue chargée, constipation, et la plupart des symptômes énumérés pour la neurasthénie dorsale. L'acide chlorhydrique s'est accru en quantité. D'estomac est parfois dilaté et les reins contractés. Il y a perte de poids.

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Neurasthénie cardiaque. — Palpitations du cœur et douleurs dans la région du cœur, sensations d'oppression, pulsations des artères, vagues de chaleur, transpiration soudaine, les pieds et les mains froids.

Neurasthénie sexuelle. — Fatigue, perte de poids, faiblesse des organes génitaux, émissions nocturnes, spermatorrhée, douleurs dans les testicules, impatience, abattement, dépression, l'état mental est atteint. Chez les femmes, douleur dans les ovaires et la grande partie des symptômes cités ci-dessus Chez bien des neurasthéniques, le sang est appauvri, le patient perd du poids et est très sensible à la moindre variation de poids. L'urine est parfois rare et contient de l'acide urique. Presque tous les neurasthéniques sont très sensibles au changement de climat et se sentent déprimés par la pluie, par un temps nuageux ou humide. Ces patients sont sujets à de véritables tempêtes physiologiques. Un jour ils sont de bonne humeur et le lendemain en proie aux plus noirs désespoirs. Beaucoup se sentent plus déprimés le matin.

Pronostic. — Tout va bien pour ceux qui sont bien déterminés à surmonter leurs infirmités physiques. Allbutt dit : Le patient qui sait tourner les yeux vers l'avenir guérira, celui qui en pensée vit dans le passé est sur le chemin de la démence."

Traitement. — La neurasthénie est une maladie qui demande des soins tout particuliers et chaque cas individuel doit être étudié à part. Ces patients ne bénéficient pas beaucoup d'un traitement donné à domicile ; ils chercheront une institution où chaque détail de leur cas peut être étudié et où toutes les dispositions thérapeiitiques peuvent être prises. Les neurasthéniques qui sont anémiques et n'ont pas le poids normal doivent prendre une cure de repos et quatre ou cinq légers repas par jour consistant en œufs, céréales, beurre, pain grillé, fruits frais, petits pois, purée d'haricots et beaucoup de crème. On leur donnera des fomentations sur l'épine dorsale et le foie, d'eux fois par jour pendant dix minutes, suivies d'une

friction froide ; massage journalier, et électricité trois fois par semaine. (Voir Nos. 110, 124, 140.) Les gens fatigués d'un long effort mental ont besoin d'une vie au grand air et de beaucoup d'exercice.

Pour les maux de tête et la constipation voir les directions données sous ces rubriques.

En général les neurasthéniques éviteront autant que possible l'introspection, ils rechercheront la lumière du soleil, et deviendront amis de la nature.

Un facteur important dans le traitement de la neurasthénie est l'attitude mentale du patient vis à vis de soi-même, de ses semblables et de son Créateur. L'esprit qui reconnaît sa propre faiblesse s'oriente ainsi vers la Source Divine de la force. Une disposition optimiste doit être cultivée et maintenue.

Aucun neurasthénique ne peut espérer faire des progrès aussi longtemps qu'il persiste à prendre du thé, du café, de l'alcool et en un mot conserve des habitudes qui directement ou indirectement épuisent les centres nerveux.

Hystérie.

L'hystérie est une maladie dans laquelle il y a un manque de "self-control", l'esprit est influencé par de petites choses. C'est une maladie nerveuse des fonctions qui se manifeste de plusieurs façons.

Causes. — Très fréquente parmi les femmes à partir de la puberté, surtout chez celles qui ont hérité d'une constitution faible et nerveuse. Peut se présenter également chez l'homme et même chez les garçons. Les tempéraments nerveux et sensibles sont très sujets à l'hystérie. La maladie est très commune parmi les jeunes filles habituées à être cajolées. L'excès d'études pendant la seconde décade, la gourmandise, les affaires d'amlour, ennuis, chagrins et maladies sont toutes des causes importantes. Les maladies des ovaires et de la matrice sont également des causes prédominantes. L'hystérie est très commune en France, mais n'est que trop fréquente parmi les peuples anglo-saxons.

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Symptômes. — Hystérie, pleurs, rires, crise de nerfs, convulsions, évanouissement, mais le malade choisit ordinairement la place où il va tomber et se blesse rarement ; raidissement du corps, sensations d'oppression, maux de tête, étourdissement, sensation d'une boule montant dans la gorge, l'épine dorsale est sensible au toucher ainsi que le cuir chevelu ; même sensation en dessous des yeux et des seins, et au-dessus de l'ovaire, habituellement du côté gauche. Certaines parties de la peau sont insensibles, et ne ressentent même plus ni le froid ni le chaud ; puis la peau devient de nouveau d'une grande sensibilité et le patient a parfois la sensation d'un clou qui lui est enfoncé dans la tête.

Il peut y avoir paralysie, contraction des muscles, gonflement des articulations, dérangement dans le goût et dans la vue, grande sensibilité à la lumière, ouïe défectueuse avec bourdonnements dans les oreilles, déglutition difficile, appétit capricieux, constipation, éblouissements.

L'attitude mentale du patient hystérique est très étrange. Pour provoquer la sympathie et la compassion il trompera parents, amis et docteur pendant des années. Il n'y a pas loin de l'hystérie à la démence. Les patients hystériques offrent parfois toutes les manifestations de la démence. Souvent le malade manifeste une véritable dépravation morale.

Traitement. — Le docteur H. C. Wood dit: "La base d'un caractère hystérique est l'égoïsme." D'où l'on conclut que le traitement sera plutôt moral et éducateur que thérapeutique. On enseignera le self-control aux enfants pour apprendre à se sacrifier, à aimer les autres, à n'avoir que des idées saines en tête, et à servir les autres plutôt que de se laisser servir. De bonnes études, travail manuel, et beaucoup d'exercices sont nécessaires. On enseignera à l'enfant à être obéissant non seulement aux autres, mais à soi-même également. Sous la provocation, conserver un calme parfait. La force de caractère est estimée par les sentiments qui nous dominent. Une mère hystérique n'est pas capable d'élever sa fille.

En soignant un patient hystérique, on évitera d'attirer l'attention sur les symptômes quand ceci n'est pas nécessaire. Un

Le Guide de la Santé.

symptôme qui se manifeste rarement apparaîtra pourtant incessament, si on y attire l'attention du patient.

Les hystériques seront le mieux soignés dans les sanatoriums installés à leur intention. C'est parmi ces maladies là que la "Science Chrétienne" trouve ses adeptes.

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