ACTION PERSONNELLE DU ROI
Quelle a été, en tout ceci, la part exacte qu'a prise le roi Guillaume à la conduite des opérations, et le rôle que, tout en abandonnant à son chef d^état-major la direction de ces opérations militaires, il se réservait pour lui-même?
C'était surtout, comme on a déjà pu s'en apercevoir, celui d'un modérateur et d'un arbitre, dont l'intervention était souvent nécessaire entre chefs qui, quoi qu'on en ait dit, ne marchaient pas toujours très d'accord. C'était aussi celui d'un souverain ayant de son autorité une conception très haute, en déléguant, il est vrai, une partie dans un intérêt supérieur, mais ne voulant à aucun prix qu'on pût croire qu'il avait abdiqué. Nous l'avons vu intervenir en personne, le lendemain de Borny, pour ramener la paix entre les généraux de la I" armée. Ultérieurement, son action parait avoir été plus directe encore, et s'être affirmée en des actes réels de volonté. L'incident qu'on lira plus loin (I), et qui est relatif au bombardement de
(1) Voir appendice A, p. 317.