‹ Le haut commandement des armées allemandes en 1870: (d'après des documentsChapitre 19 sur 25 · ACTION PERSOINNELLE DU ROI · texte numérisé non relu

ACTION PERSOINNELLE DU ROI

der sans faiblir la mort qui marche sur eux. « Ah! venez donc, athées et rationalistes, s^écrie le narrateur de cette scène puissante, venez, et dites si, devant un pareil spectacle, on peut douter que Dieu soit une réalité, et la foi une force invincible? M

Voilà les sentiments que le roi Guillaume exaltait dans son armée, en même temps que le culte rigoureux des traditions et du souvenir. A Theure où d'autres, qui semblent ignorer Tâme humaine ou tout au moins se refusent à sonder les replis obscurs où s'abritent ses aspirations éternelles, essayent d'étouflFer en elle les derniers vestiges d'un idéal qui, seul, peut faire les peuples grands, il n'est pas inutile d'opposer au tumulte de leurs voix blasphématrices l'exemple d'une race qui doit précisément son prodigieux essor à la fidélité inébranlable qu'elle garde aux principes régulateurs des sociétés organisées. £t ce sera la conclusion logique de cette étude; car si, au cours de l'examen que nous venons de faire, il a pu nous paraître que, dans son action directe, le commandement allemand n'avait point été exempt de ces faiblesses, de ces erreurs et de ces fautes que la nature humaine ne saurait jamais éviter, du moins constatons-nous aussi qu'il a toujours escompté la « puissance invincible » des forces morales, et cherché là une compensation assurée à l'insuffisance occasionnelle de ses combinaisons. Le génie n'est point l'apanage de tout le monde ; mais aussi il n'est pas indispensable pour vaincre; et quand

une armée, dirigée par des chefs vigoureux de corps et d'esprit, se compose de soldats toujoun prêts au sacrifice, elle peut parfaitement, Thistoire de 1870 nous le montre, se dispenser d'avoir à sa tète un Frédéric ou un Napoléon.

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