‹ Le Haute-VoltaChapitre 8 sur 11 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Productions du sol

Cultures vivrières

Le petit mil est la base de l'alimentation indigène : la production annuelle largement suffisante aux besoins de la population peut être estimée à 1.100.000 tonnes. Le prix du kilogramme varie de 0,07 dans la brousse à l'époque de la moisson à 0,75 au moment de la soudure ou à 1 franc quand la récolte a été déficitaire.

Le gros mil ou sorgho, utilisé pour la nourriture des chevaux et la fabrication de la bière indigène, a un rondement annuel moyen de 200.000 tonnes.

Le riz (17.000 tonnes) cultivé de façon assez intensive notamment dans le cercle de Tenkodogo se vend de 0 fr. 50 à 1 fr. 25 le kilo. Les surfaces susceptibles d'être transformées en rizières sont considérables. La culture du maïs prend une extension chaque année plus grande : le prix de cette denrée oscille entre 0 fr. 30 et 0 fr. 50 le kilo. Le fonio est connu surtout dans la région du nord.

Le manioc reste assez peu répandu. L'ensemble de ces quatre cultures fournit approximativement 20.000 tonnes par an.

Les pois ne représentent qu'une denrée! de complément.

Les haricots dits « kissi » semés avec les premières pluies d'hivernage sont particulièrement avantageux tant par la série des nombreuses récoltes qu'ils donnent que par leur rendement exceptionnel.

L'arachide, dont la culture est exclusivement aux mains des femmes, n'occupe que des surfaces très restreintes. Les plaines de la Haute-Volta se prêteraient très bien à la production de l'arachide qui prendra incessamment un développement appréciable en raison de l'installation d'une huilerie à Ouagadougou.

Le ricin, dont la culture préconisée pendant la guerre avait

Fiir. 7. — Roules de la llaule-Volla. Aulos francliissaut un pont.

Fief. S. — Arrêt d'un convoi d'automobiles dans un villaore.

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