‹ Le hochet d'or;Chapitre 34 sur 111 · LE CHANT DE L'ALOUETTE · texte numérisé non relu

LE CHANT DE L'ALOUETTE

Voici l'aube, Taurore blonde, Voici le soleil qui féconde

Le noir sillon :

Sois béni, sourire du Monde,

Premier rayon* I

Premier rayon du matin rose, Quappelle la fleur demi-close

Pour s'évaser.

Qui fais épanouir la rose

A Ion baiser !

Sois bénie, ô clarté vermeille, Que l'oiseau fête avec l'abeille,

Tout palpitant I La Nature entière s'éveille En te chantant!

Clarté que la Terre souhaite, Dès que tu brilles, l'Alouette,

Fille du jour, Va porter au ciel, doux poète,

L'hymne d'amour.

Comme tu fais, 6 blonde Aurore, Envoler une voix sonore

De chaque nid.

Ainsi chaque berceau t'honore

Et te bénit.

Dès que l'enfant te voit renaître, Sous les rideaux dès que pénètre

Ta poudre d'or, Son bleu regard vers la fenêtre

Prend son essor ;

Il s'agite sous la dentelle,

Ses bras ont des battements d'aile;

Suçant ses doigts, Il jase, comme une hirondelle

Au bord des toits;

Page 1