‹ Le hochet d'or;Chapitre 76 sur 111 · L'ÉLÉPHANT · texte numérisé non relu

L'ÉLÉPHANT

L'Éléphant, revêtu de sa housse, avec pompe, Attend sa charge aimable entre deux escaliers; 11 absorbe des pains entiers, sans qu'il les rompe, Immobile sur ses jambes, quatre piliers.

Trouant son cuir ridé, qui de cendre s'estompe. Ses petits yeux malins sont vifs et familiers; Il est doux : mais qu'on ait le respect de sa trompe î Qu'avec lui les égards ne soient pas oubliés !

Agitant l'éventail de son oreille plate. Il part, et va portant sur sa selle écarlate Tout un peuple qui rit, mollement cahoté.

Que de sentiment vit sous cette rude écorceî

Les plus forts sont meilleurs; lui, se sait tantde force.

Qu'il peut pour les petits avoir de la bonté.

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