‹ Le hochet d'or;Chapitre 77 sur 111 · LE « NAVIRE DU DESERT · texte numérisé non relu

LE « NAVIRE DU DESERT

Accroupi, chauve, avec sa tête de Bédouin, A quelque grave cheik, flegmatique, il ressemble; De son regard, toujours vague et rêveur, il semble Chercher les horizons des Saharas au loin.

Sur sa forte encolure un Bébé monte et tremble. Un autre entre ses deux bosses, comme en un coin. Puis ses jambes à nœuds se dressent avec soin; Alors il part, tenu par la bride, et court l'amble.

Mais les deux cavaliers sentent, bientôt surpris. Je ne sais quel malaise envahir leurs esprits; L'allure du chameau ne plaît pas aux profanes;

Et chacun d'eux, pâli, de moins en moins disert. Le cœur peu fait encore au pas des caravanes, Dans le Bois de Boulogne a le mal du Désert!

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