‹ Le hochet d'or;Chapitre 78 sur 111 · GRANDEUR ET SERVITUDE · texte numérisé non relu

GRANDEUR ET SERVITUDE

Quand, fille de l'Afrique et du Kalahari, On peut manger du fer, ne pas boire aux citernes, Pondreaisément des œufs groscomme des lanternes, Et contre tout coureur soutenir le pari;

Quand, ornés de longscils,les yeux ne sont pas ternes, Deux yeux noirs bien fendus, deux beaux yeux de houri Quand au fond des déserts on fut d'abord nourri. Et qu'on orne à prix d'or le chapeau des modernes;

C'est dur de vous servir, ù Bébés, de jouet, Et de marcher, docile esclave sous le fouet. Dans l'enclos d'un jardin bruyantcomme une ruche;

Tirer votre équipage où la main le brida, Et subir le harnais comme un petit « dada », C'est dur, en vérité, quand on s'appelle Autruche !

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