‹ Le Homard, comédie en 1 acteChapitre 21 sur 45 · SCÈNE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE QUATRIÈME

MONTACABKRE.

J’étais si troublé que je mettais tout dans ma poche.... pour dégrafer plus vite. — J’ai fait le bracelet, comme on dit à la police correctionnelle. Maintenant il faut le rendre délicatement.

ROHANÈCHE, remootaut, avec joie *•

Ah ! il y U une cocotte dans la maison de mon beau-père, et on veut que j’y reste! (Revenant à iiontacebère.) Tu en es bien sûr?

UONTACABÈRE.

Lis plutôt ce menu, qui est tombé de la poche du paletot. — On avait dîné... chez qui? — chez Bignon, cent dix-sept francs cinquante pour deux.

ROMANfeCHF.

Oh! oh! parfait! parfait!

MONTACABÈRE

Ce n’est pas une femme honnête qu’on nourrirait si bien.

UOMANÈCHE, arec joie.

Non. — Nous avons une cocotte! — A quel étage?

MONTACABÈRE

Je venais te le demander.

ROHANÈCHE.

Nous la trouverons.

MONTACABÈRE

Je n’ai pas besoin de toi. Je n’aurai qu’à foire son portrait. — Elle n’a pas sa pareille.

. ROHANÈCHE.

Vu, va, Montacabère, et s’il te plaît de faire un peu de scandale, ne te gêne pas : la maison est à mon beaupère.

* Romauèchd, Mootacabère.

MOXTACABÈRE.

Je me contenterai d’être irrésistible.

ROMANÈCRE.

Tu as ton porte-monnaie?

M0NTACAB(;RE, froissé.

Oui, — oui, je l’ai. — (changeant de ton.) Mais je ne suis pas renseigné.

ROMANÈCHE

Sur quoi?

Sur cette jolie pécheresse. On ne peut traiter toutes les femmes de la même façon. Le genre cocotte a ses variétés.

ROMANÈCHE

Ob ! le même fruit, — à des étalages différents.

MONTACABÈRE

J’entends bien, mais je n’aime pas à être bête avec les femmes, moi.

ROMANÈCRE.

Nous n’avons pourtant que ce moyen de leur plaire.

MONTACABÈRE

Que lui offrirais- tu, toi?

ROMANÈCRE.

Quelques jolies pièces d’or : elles font prime.

MONTACABÈRE

Tu oses donner ainsi, brutalement, ce vil métal?

ROMANÈCRE.

Oui.

Moi, non.

Pourquoi?

MONTACABÈRE

■ ROMANÈCHE

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