SCÈNE QUATRIÈME MONTACABÈRB
Ça m’enlève mes illusions.
ROHANÈCHE.
Alors tu appelles un notaire?
MONTÀCABÈRE.
Pas du tout. J’ai un système.
ROHANÈCHE.
Ah!
HONTACABÈRE, tirant noa.bolte da sa poche.
Je dissimule ma vulgaire offrande dans une boîte élégante...
ROHANÈCHE, à part.
Idiot!
MONTACABÈRE
Je la cache adroitement sur un meuble, en entrant.
ROHANÈCHE, se moquant.
Elle y reste oubliée.
HONTACABÈRE, triomphant.
Non, c’est une boîte à musique, (il U monte, et a chaque tour
de clé Romanèche fait d’horribles grimaces.) Maintenant CllC jOUera
un air toutes les heures. — Je m’assieds ; je cause délicieusement. Tout à coup, on entend un air suave. La dame s’étonne; je souris modestement; elle se lève, elle cherche; je souris toujours. Elle trouve l’objet. Elle est ravie de ma délicatesse et je saisis l’occasion pour en manquer. — C’est un mot.
ROHANÈCHE.
Tu es ingénieux, Montacabère.
HONTACABÈRE.
Mon ami, je suis de Nîmes,
ROHANÈCHE.
Je le vois bien. — Maintenant, va, va vite.
MONTACABÈRE
Attends un peu. (Ouvrant la botte et la Ini montrant.) Kât-Ce Bssez?
ROM ANÈCUE.
Peste! il y a autre chose?
MONTACABÈRE
Le bracelet et la lettre, respectueusement enveloppés.
ROM A^' ÈC.H E, ae frottant lea maina.
Une lettre de cocotte! — Donne-Ia-moi.
Jamais.
ROM ANÈCHE.
Je voudrais la mo itrer à mon beau-père.
MONTACABÈRE
Les lettres sont sacrées.
ROMANÈCHE
Tu n’ouvrirais pas une lettre, et tu dégrafais... MONTACABÈRE.
C’est bien différent. — Ne pourrais-tu me procurer quelques parfums?
ROMAN ÈCHE.
Hein? Des parfums !
Il sonna en haussant les épaules.
MONTACABÈRE, avec satisfaction, en pirouettant.
L’or n’est pas tout dans la vie, quoi qu’on dise.
MO?f TACABKREÿ à Et>tolIo^ qui vient d’entrer par la porte du fond
Je désirerais quelques parfums et une brosse.
ESTELLE, L'tonnée.
Bien, monsieur.
Elle anrt k droite,
Roinnnèche^ K-«telle, MoMtnoali^re.