‹ Le Hoquet Épidémique à BordeauxChapitre 15 sur 31 · ER. VE · texte numérisé non relu

ER. VE

maintes fois le Docteur P... de s'alimenter dans leur intervalle. Le sommeil, lorsqu'il fut permis, fut calme et réparateur.

Voici l'opinion que s'est fait le Docteur P... de sa crise de hoquet : sans aucune cause effiviente cliniquement perceptible, ce hoquet, installé brusquement, dont les crises allèrent cres cendo en nombre et en vivlence pendant plus'de quarante heures, dimiouèrent assez régulièrement pendant vingt-quatre heures, ne s’accompagna d'aucun phénomène morbide consommittant, et une fois disparu il ne laissa rien d'autre qu'un mauvais souvenir.

Le Docteur P... avait tout essayé pour se soulager: les traitements médicamenteux classiques restèrent sans effet, belladone, opium, éther, chloral. Les traitements mécaniques furent inefficaces eux-mêmes, traction rythmée de la langue, compression oculaire, replétion et distension mécanique de l’œsophage, compression digitale du phrénique, serviette mouillée froide, soit dans le dos, soit dans la région solaire, massage profond de l'abdomen supérieur. Ajoutons que seul, parmi son entourage, le Docteur P... fut atteint de ce mal plus gênant que dangereux.

OBSERVATION VIII (Docteur M...)

Un cas de hoquet chez un chauffeur-mécanicien : durée trois jours, traité par la liqueur d’Hoffmann et le chanvre indien.

OBSERVATION IX (Docteur S...)

Un cas personnel ayant duré quarante heures et survenu quelques jours après le cas relaté dans l'observation 6.

OBSERVATION X (Docteur C...)

Un cas de hoquet suivi de mort (?). L'autopsie montra une occlusion intestinale par une anse grêle étranglée dans une déchirure du mésocolon. Nous faisons toutes réserves sur ce cas, nous contentant de le signaler et de donner l'opinion du médecin qui l'a vu : le hoquet aurait été le seul symptôme de cet étranglement,

ForTIN, s à

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OBSERVATION XI (Docteur C...)

Homme de cinquante ans, surpris en parfaite santé par un hoquet qui a duré dix jours, hoquet continu l’empêchant de dormir et de s'alimenter convenablement.

OBSERVATIONS XII et XIII (Docteur M...)

Deux cas de hoquet : durée quarante-huit heures, survenus chez deux personnes d’un rang social élevé ayant connaissance du hoquet épidémique. Rôle possible d’une suggestion.

OBSERVATIONS XIV et XV (Docteur B. -)

Deux cas de hoquet de trois jours de durée survenus chez deux

clients..

OBSERVATIONS XVI, XVII et XVIII (Docteur L...)

Hoquet de quarante-huit heures sans arrêt chez un homme de cinquante ans.

Le bromure de potassium et les pastilles de cocaïne ont été essayés.

Hoquet de quarante-huit heures, chez un homme de trente ans.

Hoquet de trente-six heures seulement chez une femme de vingt-trois ans : hoquet moins intense que dans les cas précédents et ayant cessé trois heures après la prise d'un gramme d’aspirine.

Sans vouloir relater ici d’autres observations nous avons encore six Cas eonnus de hoquet, ce qui porte à vingtquatre le nombre des cas observés.

Nous répétons que ce nombre ne donne qu'une très faible idée des cas qui ont dû se produire, car il était

REV OMR

presque exceptionnel que le médecin soit consulté. Ces cas connus se sont manifestés de facon sporadique, le hoquet cependant semble avoir prédominé dans les quartiers sud de Bordeaux, vers Talence. La très grande majorité date de décembre 1920. Nous ne pouvons pas fixer avec plus de précision la figure épidémique de l'affection.

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