ACTE IV
(HIII.LOCHET.
Je sais qu’il est hors la loi. Je sais que des jurés et des juges supplémentaires sont adjoints au terrible tribunal. Je sais qu’on arrête partoüt, dans chaque section, qu’en passant dans la nôtre, il y a un moment, j’ai vu porter un mandat d’arrêt chez la , marquise de Manslein.
PHILIPPE
La marquise !
LË DUC.
Personne n’y échappera!
GUILLOCHET.
Ce n’est pas celle-là que je regrette, mais il y en a une autre... Ohl Philippe, prépare-toi encore.
Encore !
PHILIPPE
GClLpOCHET.
L’étranger qui s’est fait tuer plutôt que de se rendre, c’est le comte Ulrich, notre voisin Herl)ach.
PHILIPPE
Tu veux me dire que Suzanne est perdue.
G'UILLOCHET.
Ne le vois-tu pasl Le complot ne s’cst-il pas tramé dans notre maison?
LE DUC
Là,, dans notre maison !
PHILIPPE
Laisse-moi lire, je te prie. . - A ■ ■ '
(Il lit.)
LE DDO. •
Eh bien, monsieur Jacquelein, ces gens-là, vos anciens voisins, étaieht vos amis, vous étiez toujours fourré chez eux ! . . . ^ ..
' ■ JACQUELEIN, égaré.
Moi, monseigneur? . , , .
(Il peigne son maître avec désespoir.}
LE DUC
Oui, appelez-moi monseigneur! Oui, embellissez-la, cette tête... Parez votre victime...
(Bruits lointains. Rumeur sourde. La générale, le rappel se croisent dans les quartiers voisins; le tocsin s’y mêle et on l’entend avec le canon d’alarme dans chaque bouffée de vent.)
• CLOTILDB. ' •
Toute la ville est sur pied.
PHILIPPE
Les sections se rassemblent.
Que t’ai-je dit?
PHILIPPE
Clotilde, emmenez le duc.
CLOTILDE
Oui... oui... ,
LE DUC
Si c’est la bonne journée que vous nous promettiez...
(Il sort.)
JACQUELEIN.
Mon citer seigneur, nous sommes morts. -
(Il sort.)
' ACTE IV
CLOTILDE, qui les R fait sortir.
' Philippe î ah 1 Philippe! je ne ris plüsl... J’ai peur.
(Elle sort.)
Va voir en bas, Guillochet, si le poste a pris les armes, si l’on a bien barricadé les portes et si nos détenus sont bien en sûreté.
(Toujours les bruits de tambour û d’alarme.)