SCÈNE XIV
Lb8 Mêmbb, puis SUZANNE.
SYLVAIN, à moitié endormi; il sort de droite.
A cheval ! à cheval ! C’est bon. Je me suis cru au camp... je rêvais alerte. .
■ . PHILIPPE. . . ;
Tu ne rêvais'pas, Sylvain; c’est une 'alerte, en effet. SYLVAIN, écoutant.
La générale... le rappel.’., le canon.., Pour qui tout ce tremblement? pour lùoi?
PHILIPPE. ■ - "
Pour toi, oui. • ,
SYLVAIN.'
Il me semble que c’est bien tie l’honneur.
SUZANNE, entrant.
Ces tambours, ces bruits sont effrayants !<..
SYLVAIN
Suzanne ! Bonjour, madame la comtesse !
SUZANNE
Sylvain I quelle joie 1
PHILIPPE, les prenant tous deux per la nwin.
Quelle joie ! oui, Suzanne, Sylvain, Philippe, des mains unies qu’on va séparer tout à l’heure.
SUZANNE
Pourquoi?
PHILIPPE, à Sylvain.
Tu t’attendais, en revenant ici, aux louanges, aux récompenses, aux caresses de la patrie.
SYLVAIN
Je l’avoue.
PHILIPPE. ’
Eh bien ! tu vas être arrêté, Sylvain ; tu es mis hors la loi. Ton nom est déclaré infâme ; il est traîné par les rues comme lé sera ton corps, si tu fais un pas hors d’ici. )
SYLVAIN
Moi? .
SUZANNE
Mon Dieu !
PHILIPPE
On t’accuse de complot, de trahison. Tu as livré ton pays ; tu as voulu faire évader les prisonniers du Temple.
SYLVAIN
Moi ? '. ■