STI. VAIN
Allons donc!... r
* SUZANNE, à elle-mOme.
Malheureux Sylvain !
PHILIPPE
Eh bien ! prépare*toi, car on t’accuse ; et voilà des papiers, tiens, qui prouvent l’accusation.
SYLVAIN, repwissant avec mépris.
' .Ceci !
PHILIPPE
Ceci, qu’on a trouvé sur le chef des conspirateurs, sur un étranger... (H s'arrête, \'0 vant raiif?oissc «le Suzanne.) Ah ! Suzanne, ali ! mon frère, quo nous sommes malheureux !
> SUZANNE
Des papiers trouvés sur qui ?... Philippe, par grâce !
SYLVAIN
Discute-t-on sérieusement de pareilles sottises, et pour dissiper tout cela est-il besoin même d’une réponse? Fais comme moi, hausse les épaules, frère, et rions à' ' la ficede ceux qui accusent, si ceux-là osent se montrer en face. •
GUII.LOCHET, rentrant. '
11 faut répondre, ^Sylvain ; les détails de l’accusation
sont précis, impitoyables. Tu portais les billets des conspirateurs à ton général, qui te chargeait de la réponse. On a trouvé un de ces billets cousu encore dans ton dolman î...
, . SYLVAIN
Dans mon dolman I Rions, vous dis-je! . ■ . •
PHILIPPE, gliicé.
Non, ceci est autre chose ; réfléchissons bien, cherchons mieux. Aidez nous donc, madame la comtesse. ,
SUZANNE
Mon Dieu !... écrasez-moi.
PHILIPPE, .il Sylvain.
Regarde-la...
Tu as raison,' la mémoire m’est revenue; on effet madame va nous répondre. Est-ce que c’est vrai, Suzanne?
C’est vrai !
SÜZANNE.
SYLVAIN
Vous avez fait de moi votre jouet, votre risée, vous vous ôtCT servi de moi pour l’humiliation et la ruine de mon pays?
PHILIPPE. ,
Nous, vos amis. Oh ! Suzanne.
SUZANNE. . ' ■
Ah ! vous, Philippe, ne m’accablez pas!
SYLVAIN, à Suzanne.
' Ainsi, par vous je suis devenu un traître, voire com-