Saint Ephrem est un des Pères de l'Eglise Syriaque
2. S'agit-il de saint Dorothée dit VArcJiimandrite, qui fut au VI" s. moine du monastère de Gaza et ensuite abbé près de Majurae eu Palestine? 11 a laissé un traité ascétique, où l'on admire l'onction et la piété qui y régnent. Le célèbre Rancé l'avait traduit et publié en 168G. — La Bibliothèque des Pères dont il est parlé, avait été publiée à Lyon, en 1677, en 27 volumes : c'est ce que nous appelons aujourd'hui la Patrologie grecque et latine. Baïus avait lu saint Augustin 9 fois ; Jansénius, 10 fois en entier, et spécialement 30 fois les Traités contre les Pélagiens.
théolog-ie et la morale et l'esprit le plus pur du Christianisme ».
Le fait que le cahier de J. B. de Guigues est demeuré à l'évêché de Vence et qu'ainsi il est arrivé jusqu'aux archives départementales des Alpes-Maritimes, prouve qu'iî ne fut pas rendu par M^'" de Cifillon au jeune prêtre.
On peut y reconstituer, outre des sermons destinés à diverses dates de l'année, tout un Carême : Septuagésime (17), jeudi après les Cendres(8), premier dimanche de Carême (3), lundi et jeudi delà première semaine (9, 12 et 20), deuxième dimanche (2), mercredi et jeudi de la seconde semaine (21, 18 et 19), lundi et mercredi de la troisième (5, 14), qua- 'trième dimanche (13), jeudi et vendredi de la quatrième semaine (11, 16), dimanche de la Passion (1), vendredi de cette semaine (6).
Je corrige la ponctuation et complète ce qu'il n'a écrit qu'en abrégé. Mais," pour laisser une certaine saveur à ces discours, je ne modifie pas l'orthographe.
Pour donner une idée de la prédication de J. B. de Guigues, reproduisons les premiers morceaux de son cahier : deux simples exordes (I et II), un sermon tout entier (III), l'exorde et la première partie d'un autre (IV), enfin l'exorde et la première partie d'un autre que nous choisissons à dessein dans un autre endroit du cahier (VII).
Le 7"" des sermons de J. B. de Guignes, bien que la seconde partie en soit à peine ébauchée*, a un intérêt capital, maintenant que la misère et la charité, telles qu'elles existaient en Provence au XVIIP s., ont été étudiées par M. Valran. « Cette province a eu », dit-il, « ses prédicateurs de l'aumône... L'un d'eux a publié ses sermons vers la fin de la dernière période... Il dit que la charité et l'aumône sont les matières ordinaires des exhor-