Effacé : « possession
fime, qui soufre en patience la vie présente dans cette terre étrangère. Vous voulez, lui dit l'Epoux céleste, que je vienne, et je connais que c'est tout ce que vous desirez. Je connais vôtre cœur, et que vous êtes en état d'attendre sans craindre mon avenem(en)t. Je scay combien vous soufrez de ce que je diffère de venir : mais ne vous lassez point d'attendre, et soufrez en paix ce delay. Je viens et je viens au plutôt : mais les momens durent beaucoup à celuy qui aime.
Imitons donc ces saintes âmes, oublions la terre, ne parlons que du ciel, que toute nôtre vie comme la leur ne soit qu'un désir continuel du second avènement de J. C. : mais un désir du cœur, et qui nous rende fidèles aux devoirs que ce s(ain)t désir nous découvre : c'est ma seconde partie...