Et\ de Grasse, G
Nous avons faict imprimer et adjousté à iceux les autres que Nous avons jugés nécessaires, encore plusieurs instructions tirées des saincts Conciles... ». Devenu évêque de Vence, il présida le synode de ce diocèse, le 20 avril 1654*; après la messe « et prédication qu'a faict ledict seigneur Evesque », ses statuts synodaux furent publiés. Il confirma ceux de ses prédécesseurs à la mitre de Vence, ordonna d'obéir à ceux qu'il avait lui-même publiés et imprimés en 1644, lorqu'il était évêque de Grasse et de Vence, et rappela aux prieurs, curés, secondaires et clercs de son nouveau diocèse l'intérêt des mesures prises antérieurement par lui. Ces Ordonnayices et Instructions synodales du premier académicien, dont le privilège, signé par Conrart, son cousin-germain et l'un de ses protecteurs, est daté du 15 mai 1644, je les ai analysées ailleurs ^ d'après un exemplaire de la 3""= édition ^ Les successeurs de Godeau en ont fait le plus grand cas, M^"" de Grillon en particulier *.
Quant aux Décrétâtes, dont le prieur de Saint-Laurent, ancien membre de « la Congrégation de la Méduse », fut condamné en 1700 à lire hebdomadairement un chapitre, et non notre secondaire de Tourrettes en 1709, on sait ce qu'est cet ouvrage.
Passons à deux autres prêtres du diocèse de Vence dont la condamnation mérite d'être comparée à celle de J.-B. de Guignes.
En avril 1702, l'official Olive avait condamné un prieur de Garros, « convaincu du crime de continuation de commerce scandaleux avec une femme mariée », à se retirer
1. Son successeur à Grasse, M«' de Bernage, présida le 27 août 1655 le premier synode de son diocèse auquel il ait assisté.