Ev. de Vcyice, G
il en a parlé au juge local, mais en vain ; à leur tête est le cui'é^Amici; « le pauvre vicaire^ est comme un étranger dans sa paroisse, et l'on n a nulle honnêteté pour lui »; un (le SCS ennemis a dit à de Guigues que « le vicaire est un fou, un coquin, un malheureux, un homme sans religion ». Quanta de Guigues, on lui a fait l'afFroutde quitter l'église le soir du Jeudi-Saint, au moment où il allait, d'accord avec le vicaire, prêcher la Passion; il s'en est allé ainsi, a marché de nuit, et est arrivé « au premier chant du coq » à Bezaudun ; il a prêché aussitôt à ses ouailles et su qu'Amici refusait de venir chanter les vêpres à Bezaudun. Les gens veulent à Coursegoules un prédicateur « comme au Broc et à Gréolières, et non le prieur de Bezaudun », écrit de son côté le vicaire Ricord; de Guigues a prêché « d'une manière touchante », sur les peines de l'Enfer^, à la grand'messe, et le soir l'église était déserte; les prônes d'Amici sont « trop doux pour briser des cœurs si endurcis, son humeur est si accommodante qu'il est devenu tout à tous et n'a encore gagné personne; les miens, qui sont ordinairement dans des termes plus forts, que le poids de mon âge déjà avancé et la qualité de père* devraient autoriser, sont reçus pour des rêveries, des discours bas et rampants, indignes du bel esprit de mes paroissiens ». Ainsi, en 1723, ce prieur de Bezaudun, dont la lettre ne contient pas le ])rénom, a un certain âge : notre J. B. de Guigues n'eut été que dans sa quarante-septième année.
JVIais voici qui nous hxe. En 1726 et 39 était prieur du Broc un certain de Guigues -^ dont le prénom est omis dans les procès-verbaux des visites pastorales; mais par