Escobar y Mendoza ne mourut qu'en
3. L'ordonnance de Godeau censurant l'Apologie pour les casuistes fut publiée à Paris, chez P. le Petit, en 1659 (Cognet, p. 510).
4. Cognet, p. 326 et 502. Cette pièce (ainsi qu'une trentaine de Godeau) fut reproduite dans un Recueil de poésies que la Fontaine dédia au prince de Conti en 1670 et qui eut une seconde édition après sa mort en 1679.
Fastes de VEgllse qui ne parurent qu'on 1674, deux ans après sa mort, il attaqua les casuistes '.
Arrêtons-nous un instant sur le bien que Godeau dit de Ciron. Ce « personnage de savoir et de piété » est connu'. C'est en 1662 que Jeanne de ^londonville, née de Juliard, devenue veuve, — Ciron l'avait aimée en vain, quand elle n'était pas encore mariée et qu'il n'avait pas encore reçu les ordres — établit à Toulouse l'Institut de l'Enfance ; cette maison fut condamnée à la suppression par un arrêt du Conseil du 12 mai 1686, à la suite des attaques dos jésuites, et disparut en 1709 par la violence ; on n'ignore pas que sa fondatrice, exilée à Coutances par une lettre de cachet du 28 avril 1686, y mourut en 1701. Gabriel de Ciron avait failli mourir de chagrin, lorsque, cadet et partant sans fortune, il n'avait pu épouser Jeanne de Juliard, aussi pauvre que lui, et s'était fait ensuite prêtre. Ce « personnage de savoir et de piété », dont parle Godeau, est aussi intéressant que l'œuvre de M'"" de Mondonville, qui fut vainement défendue par les magistrats de Toulouse contre les diffamations des jésuites. Godeau dénonçait encore en mai 1659 « ces maximes relâchées qu'un imprudent, un brouillon », écrit l'historien de Port-Royal , « venait essayer de défendre. Tout ce respectable monde avait pris sans s'en douter, une dose des Provinciales et elle opérait », malgré le décret de l'Index qui les condamnait. Le 18 octobre 1657 il est affiché à Paris ; elles sont brûlées : ce qui n'empêcha pas M'"* de Sévigné de les admirer (lettres de 1677 et de 1689), et Bossuet de dire, dans son Ecrit pour V instruction du cardinal de Bouillon, que les Petites Lettres avaient, « plusieurs, beaucoup de force