Comme prévôt de la cathédrale de Grasse
Allart a failli eti'c tué pai' iiu domestique cV Alexandre de Villeneuve, et celui-ci s'est, à la mort de cet cvêque, emparé de ses papiers : c'est une double erreur, riposte le marquis. Et il explique qu'un coup de fusil fut tiré contre des moineaux, que des « drag-ées écartées » frappèrent une fenêtre de révéché, que la dame de Vence (dont le fils, le marquis, était à Toulouse) alla présenter ses excuses. 8extius se proclame modéré : il constate que Grillon tolère «aux sieurs de Grimaldi, marquis de Caigne, et de Villeneuve, seigneurs de Tourettes », des bancs dans le sanctuaire. Grillon dit qu'il n'a pas l'argent nécessaire pour soutenir les procès : ceci pour que le roi lui en donne.
Enfin, voici le passage capital de ce mémoire, et qui met au grand jour certains traits — exacts ou forcés — de la physionomie du prélat. « Le sieur evesque de Vence ne doit s'en prendre qu'à luy si quelques gentilshommes de son diocèse ne le voient point. Il prend en ce pays-là des airs de souverain et ne rend visite à personne. Quant à ses ecclésiastiques, il les traite avec beaucoup de dureté. 11 les consume par ses visites pastorales en des frais qui leur emportent en huit jours leur revenu d'une année. Et quand ils osent s'en plaindre, il les interdit et leur fait faire de son autorité privée des amendes honorables. On luy entend dire souvent que, puisqu'il voit si bien qu'on ne l'aime pas, il scaura se faire craindre».
Tout n'est probablement pas exact dans ce portrait que trace un adversaire de M. de Grillon; et de ce que Sextius de Villeneuve l'aima peu, il ne résulte pas que la plupart de ses diocésains et de ses prêtres eussent de la haine pour lui. D'ailleurs son adversaire ne mérite pas d'être cru sur parole et se mêla volontiers de ce qui ne le regardait pas.
Le 13 octobre 1705', il fit signifier à l'économe du cha-