‹ Le jansenisme dans l'ancien diocese de VenceChapitre 48 sur 190 · Victoire d'Ekeren auprès d'Anvers · texte numérisé non relu

Victoire d'Ekeren auprès d'Anvers

Le motif fut double : hérésie et mauvaise conduite. Grillon tenait à l'ordre. Témoin la lettre par laquelle, à la date des 4 et 5 décembre 1698, il recommande le respect du repos dominical et conseille aux confréries, assez nombreuses dans son diocèse, d'observer la discipline; témoin celle par laquelle, à la date du 15 avril 1703, il défend aux laïques d'entrer dans le sanctuaire ou presbytère des églises, môme afin d'y communier, ne leur permet d'y placer ni bancs ni chaises, consent à ce que les seigneurs des places et les magistrats y pénètrent et cela seulement pour y recevoir les cendres bénites, pour prendre le cierge bénit à la Chandeleur ou les rameaux bénits, pour y adorer la Croix à l'office du Vendredi-Saint, et insiste sur ce que la dame du lieu fera tout cela « hors du balustre* ». Il y rappelle quel respect entourait le tabernacle d'Israël, puis le Temple bâti : or J. C. a fait « cesser toutes les figures qui l'avaient précédé et dont II étoit la réalité ». L'Eglise a décidé que les femmes n'entreraient dans les lieux où se fait le culte que voilées, et qu'elles y occuperaient un autre endroit que les hommes. Donc qu'elles se tiennent à quelque distance de l'autel, n'y fassent aucune fonction, ne soient pas « assises dans le balustre », et ne se présentent à la Sainte Table que « le visage couvert ». Que les hommes n'y viennent pas avec une épée.

M»"" de Crillon'ne tenait pas moins à l'orthodoxie. Il avait rédigé, le 12 juillet 1699, « étant à Avignon, dans notre maison d'habitation où la nécessité de nos affaires domestiques nous détient », un mandement par lequel, selon la décision du Saint-Siège et l'approbation donnée par le Pape aux protestations de Bossuet, il condamnait « le livre de Messire François de Salignac-Fénelon, archevêque duc de Cambrai, etc., imprimé à Paris, chez Pierre Auboin,

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