‹ Le jansenisme dans l'ancien diocese de VenceChapitre 52 sur 190 · Bertrand, ibid., p · texte numérisé non relu

Bertrand, ibid., p

2. Giovanni Francesco Albani, fait par Alexandre VIII le 13 février 1690 cardinal du titre de Saint Adrien, fut pape du 23 novembre 1700 au 19 mars 1721. C'est lui qui organisa le Musée du Capitole : on sait quelle haine il témoifïna au népotisme.

3. Ancien évéque de C;ihors (mars 1679 à juin SO), puis de Ch'ilons (juin 80 — aoiit 95), il fut archevêque de Paris du 19 août 1695 au 4 mai 1729; il avait été fait par Innocent XII, lors de la troisième promotion de cardinaux de ce pontificat, cardinal-protre du titre de Sainte-Marie supra Minervam, puis de Saint-Sixte, en nov. 1699. Albert Le Roy dit (p. 71) qu'il eut le chapeau le 21 juin 1700.

4. C'est pour M^'^ de Noailles qu'avait été écrite Vllistoire de Port-Rot/al de Racine (mort en 1699) : Sainte-Beuve dit que l'archevêque fut juste entre le Port-Royal de Paris et celui des Champs.

affirmativement au Cas ; il s'aliéna les Jansénistes, sans gagner leurs adversaires. La nouvelle génération janséniste, dont Louail, le P. Quesnel et M'"" de Joncoux, a écrit en huit volumes l'histoire du Cas : ce furent leurs Provinciales. Le 5 mars Louis XIV donna un arrêt semblable à celui de 1668, relatif à la Paix de l'Eglise, mais sans résultat.

Quant au P. Pasquier Quesnel, nous nous contenterons de redire ici, avec Sainte-Beuve, qu'il remplaça Jansénius au XVIPs., qu'il fut le père de la troisième génération de Port -Royal et que par ses écrits il causa la bulle Unigenitus : nous reviendrons sur lui plus loin. Le personnage le plus considérable de l'église catholique de France à cette époque, Bossuet, avait eu à s'occuper de ces chicanes: dans les dernières années de sa vie \ il venait de commencer un Traité sur Vautorité des jugements ecclésiastiques dont il ne reste qu'un fragment ^ Destiné par l'évêque de Meaux à la publicité, cet ouvrage, s'il l'avait fini, nous eût donné son opinion dernière sur le fait de la résistance janséniste. Bossuet la désapprouvait en 1703 plus encore qu'en 1662, lorsqu'il avait prononcé l'oraison funèbre du P. Bourgoing et attaqué (si nous en croyons ce qu'on sait des mémoires, encore inédits, du chanoine Hermant) les disciples de Jansénius et les amis de Saint-Cyran avec plus de vigueur qu'il n'y en a dans le texte que nous possédons et qui ne repose point sur le manuscrit même de l'orateur. Bossuet la condamnait en 1703 plus encore qu'en 1663, lorsqu'il avait prononcé l'oraison funèbre de Cornet, du personnage dont la dénonciation avait été, sinon la cause

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