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5. Evéque de Châlons de 1680 à 95. L'ouvrage était complété de réflexions que Du Guet avait revues. Les quatre volumes qu'il forma des lors étaient appelés, dit la Bibliothèque Janséniste, « dans le jargon secret de ces Messieurs, les Quatre Grands Frères ». C'était la troisième édition : lors de la quatrième, en 1699, Noailles, devenu archevêque de Paris, se borna à exiger quelques corrections.
6. Sainte-Beuve a mentionné les Oratoriens qui furent le plus suspects : Sainte- Marthe, l'un des auteurs du Gallia, du Breuil, Quesnel, Du Guet, qui désertèrent tous deux leur ordre le jour où toute liberté de doctrine y fut défendue par le Formulaire que le Chapitre tenu en 16S4 imposa. La mesure d'alors réalisa ce que l'archevêque de Harlav voulait faire depuis 1678.
Paris, Quesnel a conservé ses relations avec Arnaulcl, que Nicole avait quitté en 1679, après un quart de siècle d'intimité, et laissé sortir de France. Quesnel a refusé on 1684 de sif^ner un formulaire qui proscrivait l'enseignement du Cartésianisme et du Jansénisme, rompu ses liens avec l'Oratoire, gagné les Pays-Bas Espagnols où il fut le disciple de la dernière heure et le compagnon de retraite d'Arnauld. Celui-ci meurt à Liège en août 1694, Nicole en novembre 95 sans l'avoir revu. Quesnel, qu'on appelait VElisée du parti (Arnauld en avait été VElie), en devient le chef. Il avait assisté à la mort du grand homme et écrit une lettre sur cet événement.
M^"" de Noailles, devenu archevêque de Paris \ condamne en 1696 l'ouvrage posthume d'un neveu de Saint-Cyran, l'abbé de Barcos, Exposition de la Foi et de V Eglise touchant la grâce et la prédestination^, que Dom Gerberon venait de publier.
« Cette imprudence, qui devait être le prélude lointain de la bulle Unigenitus et raviver la querelle du Jansénisme; est l'œuvre d'un des enfants perdus du parti ; la seule apparition du manuscrit soulève une tempête : ce n'était pourtant que le travail d'un homme laborieux, mais sec et opiniâtre, resté au second plan delà précédente génération janséniste... Les Jésuites mirent le nouvel archevêque de Paris en demeure de choisir entre le Molinisme et le Port- Royalisme, le roi et saint Paul, Rome et saint Augustin »^ Noailles, fort embarrassé, fit le premier de ses actes publics,
1. E.'i 1605, il avait rempl.icé Fr. de Hariay de Champvallon, mort le 6 août : avant le 30, où Racine relate la visite ijn'il fit au nouvel archevêque, Noailles était installé.
2. Martin de Barcos, qui fut le dernier abbé de Saint-Cyran, était mort en IGIS dans sa pauvre abbaye de la Breniie. C'était un savant et un vrai cénobite, dit Sainte-Beuve. 11 avait reçu les ordres, après avoir été abbé, en 1647. Son Exposition de ta doctrine de l' Eglise, etc., avait été composée sur la demande de Pavillon, évéque d'Alet. C'est Dom Gerberon, béiiédictin, q>ii la publia. L'ordonnance de Mgr de Noailles qui la condamna, fut approuvée par Du Guet, qui s'était en 16S4, soustrait à « l'inquisition veiatoire », écrit l'auteur de Poi t-Roi/al, que l'.^sseinblée de la Congrégation de l'Oratoire, à laquelle il appartenait, introduisit en matière d'études et d'enseignement et en vertu de laquelle on exigea la signatuie. .Sur Dom Gerberon, voir A. Le Roy, p. 24, note 1.