A. Le Roy, p. 25 et suiv
son instruction pastorale du 20 août 1696, à propos de laquelle « il avait passé à ^I. de Meaux la plume pour toute la portion dogmatique ». Il blâmait V Exposition de renouveler la première des Cinq Propositions condamnées. On prétendit alors que la doctrine écartée par Noailles en tant qu'archevêque de Paris chez Barcos est la même que celle qu'il avait approuvée en tant qu'évêque chez Quesnel.
Une brochure des Molinistes, qu'on appelle, pour plus de brièveté, le Problème ecclésiastique ^ et qui parut en décembre 1698 ^ jeta le désordre dans l'épiscopat gallican et atteignit Noailles. M. Le Roy a expliqué que l'origine en est controversée. Condamné au parlement de Paris, le 10 janvier 1699, anonyme, attribué par Quesnel à trois Jésuites, « Normands par la naissance, Jésuites par choix », dit M. Le Roy, par la Société de Jésus à deux Jansénistes, Dom Thierry de Viaixne ^ et celui que les Jésuites voulurent faire passer pour «un Calviniste manqué », dom Gerberon^ par Saint-Simon à l'abbé J.-J. Boileau^, imprimé à Bruxelles, en septembre 1698, par les soins d'un Jésuite , de Lille, rapporté par Bossuet et Noailles à la Société de Jésus, et composé, semble-t-il, par le P. Doucin^, le Problème amène Bossuet à se sentir « indigné de tant de perfidie et saisi de compassion pour les infortunes de Noailles,
1. Le titre en était « interminable » (Le Roy, p. 47). Le problème était posé « à M. l'abbé Boileau, de l'archevêché ».
2. Rectification d'A. Le Roy, p. 48 : on le datait ordinairement du début de 1690. « Sainte-Beuve, dit cet auteur, n'élucide pas cette question confuse et oublie même de la signaler ».
3. J'insiste sur Fagnier, dit Dom Thierry de Viaisne. Ce Bénédictin qui avait composé et fait imprimer plusieurs opuscules pour la défense de Quesnel, était emprisonne an moment du procès que nous étudions, celui de Vence. En août 1703 ses papiers avaient été saisis à l'abbaye de Hautvillers ; lui-même arrêté à Paris. A la date qui nous occupe, en 1709, il était accusé de Jansénisme ; un rapport de d'Argcnson le montre fort inquiet. En 1714 il fut mis à Vincennes. Voir Fr. Riivaisson, Archiv. de la Bast.. Paris, Pedone- Lauriel, t. XI, 1880, p. 126. C'est une phrase enregistrée par le chancelier d'Agnesseau qui a fait attribuer le Problème à ce Bénédictin. Voir Le Roy, p. 51 et suiv.
4. « Accusé par l'unique et suspecte autorité de Languet de Gergy, évêque de Soissons, puis archevêque de Sens, et tout dévoué aux Jésuites. » (Le Roy, p. 51).
5. « Par une grossière confusion avec le Cas de Conscience, publié trois ans plus tard. » (Ibid., p. 52.)